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Tigre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?

Dans quels cieux ou abîmes insondés
A brûlé le feu de tes yeux ?
Quelles ailes peuvent l'emmener ?
Quelle main a osé en saisir le feu ?

Mais quel bras, et quel art
Purent façonner les muscles de ton coeur ?
Écoute comme il bat !
Que des mains, que des pieds de terreur ?

Quelle chaîne, quel marteau ?
De quelle fournaise sortit ton cerveau
Et l'enclume ? Quelle poigne cruelle
Osa étreindre ses terreurs mortelles ?

Quand les étoiles eurent abandonné leurs armes,
Et trempé le ciel de leurs larmes,
A-t-il souri son forfait accompli ?
Celui qui créa l'agneau t'as-t-il fait aussi ?

Tigre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?




Citation n° 4257 : , Londres, 1757 — id., 1827, Peintre, graveur et poète anglais , Divers Courants / Littérature
Source : Alain Suied  
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Soleil lui même ne voit si le ciel s'éclaire...




Citation n° 3404 : , (Stratford-on-Avon, 1564 — id., 1616)., Poète dramatique anglais , Divers Courants / Littérature
Source :  
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Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Chacun possède un trésor. Sois conscient et généreux de ton trésor et, en même temps, reste ouvert, attentif à recevoir le trésor des autres, disposé à apprendre et à te remettre en question. Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres. Occupe joyeusement ta place: il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là. Pense que ta place que tu n'occupes pas pour ne pas déranger reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi .




Citation n° 3259 : , Divers Courants / Littérature
Source : le jardinier de l'amour  
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Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
Un mystère d'amour dans le métal repose,
"Tout est sensible!" Et tout sur ton être est puissant.
Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie
A la matière même un verbe est attaché…




Citation n° 3252 : , (Samos, v. 560 av. J.-C. — Métaponte, v. 480 av. J.-C.)., Philosophe et mathématicien grec, Philosophie, Ecole Pythagoricienne
Source : Vers Dorés (Pythagore) traduction de Gérard de Nerval  
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Je suis beau comme un printemps d'autonne.




Citation n° 2758 : , (Dublin, 1854 — Paris, 1900)., Écrivain irlandais , Divers Courants / Littérature
Source : le fantôme de canterville  
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Marcher jusqu'au lieu où tarit la source
et attendre, assis, que se lèvent les nuages.




Citation n° 2559 :  Wang Wei , 701-761, Bouddhisme, Mahayana, Zen
Source : entre source et nuage, p 60 François Cheng - spritualités vivantes - albin michel  
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Quand la mort parle, ce n'est pas pour l'amour le moment de parler.




Citation n° 2173 : , (Stratford-on-Avon, 1564 — id., 1616)., Poète dramatique anglais , Divers Courants / Littérature
Source : roméo et juliette acte 3 scène 4  
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Laisse subsister ce peu de moi par quoi,
je puisse te nommer mon tout.
Laisse subister ce peu de ma volonté par
quoi je puisse te sentir de tous cotés,
et venir à toi en toutes choses, et t'offrir
mon amour à tout moment.
Laisse seulement subsister ce peu de moi
par quoi je puisse jamais te cacher.
Laisse seulement cette petite attache
subsister par quoi je suis relié à ta volonté,
et par où ton dessein se transmet dans ma vie : c'est l'attache de ton amour.




Citation n° 2076 : , Divers Courants / Littérature
Source : L'offrande Lyrique  
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Grande Lumière qui remplit le Cosmos, coule en abondance à travers l'homme.
Transforme son corps en une torche de lumière qui ne pourra jamais être éteinte parmi les hommes




Citation n° 1917 : , créateur de l'alchimie , Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes
Source : Tables d'Emeraude, TABLETTE IX : LA CLÉ DE LA LIBÉRATION DE L'ESPACE  
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O LUMIÈRE qui pénètre tout, UNE avec TOUT et TOUT avec UN,
Descend en moi à travers le canal.
Inonde moi de tes rayons
Afin que je devienne libre.
Rend moi UNE avec l'ÂME-TOUT
Qui brille dans l'obscurité de la nuit.
Rend moi libre de l'espace-temps
Libre du voile de la nuit.
Moi, Enfant de la lumière
Voici que je commande :
Je suis libre à jamais de l'obscurité




Citation n° 1903 : , créateur de l'alchimie , Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes
Source : Tables d'Emeraude, TABLETTE VII : LES SEPT SEIGNEURS  
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Le Sage laisse parler son cœur et garde le silence avec sa bouche.
Toi homme, écoute la voie de la sagesse, écoute la voie de la Lumière.
Les mystères qui émergent du Cosmos illuminent le monde de leur lumière.




Citation n° 1891 : , créateur de l'alchimie , Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes
Source : Tables d'Emeraude, TABLETTE III : LA CLEF DE LA SAGESSE  
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La Paix:
Elle est la fleur au parfum enivrant du jardin de la quiétude.
Elle est le mouvement d’amour qui submerge et unit les cœurs de pardon et de mansuétude.
Elle est la monture du héros qui combat l’intolérance.
Elle est la méditation suprême du sage noyé dans l’éternelle présence.
Elle est la plume du savant qui éveille et transmet la connaissance.
Elle est l’encre de l’alphabet céleste, mystère de l’essence.
Elle est la fondation de la demeure de la justice et de la dignité.
Elle est la force salvatrice des hommes contre la monstruosité.
Elle est le remède du cœur face à l’angoisse des âmes agitées.
Elle est l’hymne des chérubins qui portent le trône Divin.
Elle est le nom béni de Dieu invoqué par toute la création.
Elle est enfin, Salam, à laquelle j’invite et consacre toute ma dévotion.




Citation n° 1802 :  Khaled Bentounès , Maître Spirituel soufi de la confrérie Alawia, Islam, Soufisme
Source : Pour le livre international de la Paix  
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Sans méditer, sans renoncer [au monde], on peut rester chez soi avec sa femme.Si l'on n'est pas délivré tout en prenant intensément plaisir au monde sensible, peut-on appeler cela Connaissance parfaite ? dit Saraha. (19)
S'Il est déjà manifeste, à quoi sert la méditation, et s'Il est caché, on ne peut que mesurer les ténèbres. Saraha ne cesse de proclamer: "Ni être ni non-être, éternellement, voilà la nature du Spontané. (20)
Ce par quoi l'on naît, vit et meurt, par cela même on acquiert la suprême, l'ultime Béatitude. Bien que Saraha profère ces paroles profondes et secrètes, le monde du troupeau enchaîné demeure hébété. (21. )
S'Il est dépourvu de méditation, à quoi bon méditer sur Lui? Et s'Il est indicible, à quoi bon l'expliquer? Le monde entier se trouve asservi sous le sceau du devenir et personne n'appréhende sa nature propre. (22. )
NI formule, ni texte religieux, ni objet médité, ni concentration, mais eux tous sont cause du leurre, ô insensé! Immaculée est la Conscience, ne la polluez pas par la méditation. Demeurez dans la Béatitude intime; ne vous tourmentez plus! (23. )
Mangez et buvez, soyez heureux en jouissant des plaisirs, et remplissez sans cesse [de ces offrandes] le cercle tantrique. C'est ainsi que l'on gagne l'autre monde. (24 )
Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là ou ni soleil ni lune pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos. Tel l'enseignement que profère Saraha. (25 )
Fais un, ne fais pas deux. Dans la Connaissance ne fais pas de distinction. Que la totalité de ce triple monde prenne dans la grande attirance d'amour une seule couleur! (26 )
Là point de commencement, de milieu ni de fin; point non plus de devenir ni de nirvana. (27 )
Là où s'évanouit l'organe des sens et [où vole en éclats le sentiment du moi, ami, voici le corps du Spontané]. Demande-le clairement au vénérable Maître ! (29 )
Où la pensée meurt, le souffle s'arrête... réside la suprême et grande Béatitude. Elle ne se trouve pas ailleurs dit Saraha . (30-31)
C'est la prise de conscience intime. Mais point de confusion à ce sujet. L'identifier à être et non-être ou à la bonne voie serait la limiter. Connais ta propre pensée d'une façon subtile, ô yogin, elle est comme l'eau se mêlant à l'eau.(32 )
Ce défaut qu'est l'amour-propre [l'] empêche de voir la Réalité. Alors, il vilipende tous les Véhicules. Le monde entier est dans la confusion quant aux méditations et personne ne perçoit sa nature propre.(35. )
On ne distingue pas la racine de la conscience, car on surimpose au Spontané une triple falsification (1). Là où l'on vit, là où l'on disparaît, c'est là, mon fils, qu'il te faut demeurer! (36. )
Pour celui qui réfléchit à la Réalité sans racine, l'enseignement du guru éclaircira tout. Saraha déclare: Vraiment, sache-le, benêt, la diversité du cycle des naissances n'est qu'un aspect de la Conscience. (37.)
Notre nature propre ne peut être décrite par autrui, elle ne se révèle qu'avec l'enseignement du guru. Par là ne demeure plus l'ombre d'une imperfection. Il purifie du bien et du mal qu'il dévore ensuite. (38. )
Par l'acte karmique, on se lie. Lorsqu'on se libère de l'acte, la pensée est libérée. Et par la libération de la pensée on gagne le suprême nirvana. (40. )
La conscience liée, on est lié; la conscience libérée, on en libéré. Pas le moindre doute à ce sujet. Cela même qui lie les ignorants libère immédiatement les éveillés. (42. )
Lié, on court dans les dix directions; libre, on reste immobile. Ami, regarde le chameau (2). Ce paradoxe me frappe par son évidence. (43. )
Ne te concentre pas sur toi-même sans respirer, ô yogin planté là comme un pieu! Ne fixe pas le bout de ton nez. Insensé, jouis du Spontané et abandonne [ces] liens qui ont relent de devenir! (44. )
La pensée aussi instable que le vent et le cheval, abandonnez-la. Prenez conscience de la nature propre du Spontané et d'elle-même la pensée s'immobilisera. (45. )
Désirs, formules, traités sont voués à la destruction. Si tu cherches là où [les dieux] Brahma et Visnu avec les trois mondes au complet se dissolvent, tu seras l'absolu. (50 )
Ô toi, fils, reconnais la saveur de [ce] nectar si parfaitement inhérent au non-savoir. Ceux qui expliquent les commentaires ignorent la purification au sein du monde. (51. )
Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ? (53.)
Regardez, écoutez, touchez, mangez, sentez, marchez, restez assis, levez-vous, [mais] renoncez au bavardage de la vie courante. Abandonnez la pensée, ne vous écartez pas de l'Un. (55 )
Suprêmement libre d'être et de non-être, c'est en Lui que s'engloutit le monde entier. Quand la pensée s'arrête, immobile, on se libère alors du cycle du devenir ! (59 )
Jouir du monde sensible, sans être pollué par le sensible, cueillir le lotus sans toucher l'eau, ainsi fait le yogin qui repose à la racine [des choses] : tout en jouissant du sensible, il ne se rend pas esclave. (64. )
Tant que le groupe des sens et du sensible ne meurt pas, l'acte fructifiera. Tant que l'on ne voit pas où l'on est, peut-on résoudre [cette] énigme ? (67. )
Celui qui s'adonne au vide et ne jouit pas [du monde] par des organes purifiés est comme une corneille qui, s'envolant d'une barque, décrit des cercles au-dessus d'elle et y retombe. (70. )
Ne t'attache pas au vide, considère comme semblables "ceci " et "cela". En vérité même la balle [minuscule] de la graine de sésame cause inévitablement tout autant de douleur qu'une épine. (75. )
En elle, il rend toute forme égale à l'espace infini, il affermit la pensée elle aussi dans la nature propre de [cette] égalité spatiale, celui qui rend sa pensée sans pensée se réjouit de la suprême nature propre du Spontané. (77. )
Le Dieu est unique, mais il est révélé en de nombreuses traditions, étant perçu selon le désir de chaque soi.(79. )
Le même à l'extérieur, le même à l'intérieur, fermement établi dans le quatorzième monde (3), l'incorporel est celé dans le corps. Qui sait ainsi est libéré. (89 )
Les ensembles, les univers, les organes sensoriels et leurs domaines spécifiques, ainsi que leurs modifications, voilà l'eau [du mirage]. Dans ces distiques toujours nouveaux, comment y aurait-il quelque secret ? (92)
" C'est moi, c'est un autre ", conçoit-on. Dépouille ce lien qui rend captif ; c'est ainsi qu'on se libère soi-même. (105 )
Le bel arbre de la Conscience-sans-dualité s'étend avec ampleur sur le triple monde.
Il fleurit en compassion, son fruit se nomme charité envers autrui." (107 )




Citation n° 1591 :  Saraha , (début du VIIe siècle), co-fondateur de l'école tantrique Sahajiya, Hindouisme, Tantrisme
Source : Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337  
"(1) triple falsification : sujet connaissant, objet connu et connaissance (2) le chameau qui ne cesse de s'agiter s'il est attaché, se couche si on le détache. (3) référence aux quatorze terres que franchit un bodhisattva"
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Très-Haut, Tout-Puissant, Bon Seigneur,
À vous les louanges, la gloire, l'honneur et toute bénédiction.
À vous seul, ô Très-Haut, elles sont dues,
Et aucun homme n'est digne de prononcer votre nom.

Soyez loué, Seigneur, pour toutes vos créatures,
Spécialement pour Messire le Soleil notre Frère,
Qui dispense la lumière du jour;
Il est beau, il rayonne de splendeur;
Il est vraiment, ô Très-Haut, celui qui vous révèle.

Soyez loué, Seigneur, pour notre soeur la Lune, les Étoiles;
Vous les avez formées dans le ciel, claires, précieuses et belles.
Soyez loué, Seigneur, pour notre frère le Vent,
Pour l'air et ses nuages, pour le ciel pur et pour toutes les saisons
Qui donnent à vos créatures la vie et le soutien.

Soyez loué, Seigneur, pour notre soeur l'Eau,
Si utile, si humble, si précieuse et si chaste.
Soyez loué, Seigneur, pour notre frère le Feu;
C'est par lui que vous illuminez la nuit;
Il est beau, il est gai, il est puissant et fort.

Soyez loué, Seigneur, pour notre soeur la Terre
Qui nous soutient et nous nourrit;
Elle produit des fruits, des fleurs aux mille nuances,
Ainsi que la verdure.

O vous, tous les êtres créés, louez et bénissez mon Seigneur;
Servez-le dans l'humilité!




Citation n° 1501 : , (Assise, v. 1182 — id., 1226)., Religieux italien, Christianisme, Catholicisme
Source : Cantique au Soleil  
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L'Aigle regarde sans crainte le Soleil bien en face,
et toi l'Eclat Eternel si ton coeur est pur




Citation n° 1495 : , Breslau, Silésie [aujourd'hui Wroclaw, Pologne], 1624 — id., 1677, Théologien et poète allemand , Divers Courants / Littérature
Source : "Le Pèlerin Chérubinique" Paris 1964  
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Heureux le moment ou nous serons assis dans le palais
Toi et moi,
Avec deux formes et deux visages, mais une seule ame
Toi et moi.
Les couleurs du bosquet et les voix des oiseaux
confereront l'immortalite
Au moment ou nous entrerons dans le jardin
Toi et moi.
Les etoiles du ciel viendront nous regarder;
Nous leur montrerons la lune elle-meme
Toi et moi.

Toi et moi,
Liberes de nous-memes, serons unis dans l'extase,
Joyeux et sans vaines paroles
Toi et moi.
Les oiseaux du ciel au brillant plumage
Auront le coeur devore d'envie.
Dans ce lieu ou nous firons si gaiement
Toi et moi.
Mais la grande merveille
C'est que toi et moi, blottis dans le meme nid,
Nous nous trouvions en cet instant
L'un en Iraq, et l'autre en Khorastant
Toi et moi




Citation n° 1312 : , (Balkh, Khorasan, 1210 — Konya, Anatolie, 1273), Poète mystique persan, Islam, Soufisme
Source : Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.185  
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L'amour et l'harrnonie s'unissent,
S'enlacant autour de nos Ames,
Tandis que nos branches se melent
Et que nos racines se joignent.




Citation n° 1311 : , Londres, 1757 — id., 1827, Peintre, graveur et poète anglais , Divers Courants / Littérature
Source : Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.185  
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Voir le monde dans un grain de sable
Le ciel dans une fleur sauvage
Tenir l'infini dans la paume de ta main
L'eternite dans l'heure qui vient




Citation n° 1308 : , Londres, 1757 — id., 1827, Peintre, graveur et poète anglais , Divers Courants / Littérature
Source : Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.173  
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Temps futurs! vision sublime!
Les peuples sont hors de l'abime,
Le desert morne est traverse.
Apres les sables, la pelouse;
Et la terre est comme une epouse,
Et l'homme est comme un fiance!

Des a present l'oeil qui s'eleve
Voit distinctement ce beau reve
Qui sera le reel un jour;
Car Dieu denouera toute chaine,
Car le passe s'appelle haine
Et I'avenir se nomme amour!

Des a present dans nos miseres
Germe l'hymen des peuples freres;
Volant sur nos sombres rameaux,
Comme un frelon que l'aube eveille,
Le progres, tenebreuse abeille,
Fait du bonheur avec nos maux.

Oh! voyez ! la nuit se dissipe.
Sur le monde qui s'Emancipe,
Oubliant Usars et Capets,
Et sur les nations nubiles,
S'ouvrent dans l'azur, immobiles,
Les vastes ailes de la paix!…




Citation n° 1300 : , Poete et ecrivain francais , Divers Courants / Littérature
Source : Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.156  
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Souveraine Majesté, Éternelle Sagesse,
Bonté douce à mon âme,
Dieu, mon Seigneur,
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi ?

Je suis vôtre puisque vous m'avez créée,
Vôtre, puisque vous m'avez rachetée,
Vôtre, puisque vous m'avez supportée,
Vôtre, puisque vous m'avez appelée,
Vôtre, puisque vous m'avez attendue,
Vôtre, puisque je ne me suis pas perdue..

Voici mon cœur, Je le remets entre vos mains
Voici mon corps, ma vie, mon âme,
Ma tendresse et mon amour…
Si vous me voulez dans la joie,
Par amour pour vous je veux me réjouir
Si vous me commandez des travaux,
Je veux mourir à l'ouvrage.
Dites-moi seulement où, comment et quand.
Parlez, ô doux Amour, parlez.

Je suis vôtre, pour vous je suis née,
Que voulez-vous faire de moi ?




Citation n° 1237 : , (Ávila, 1515 — Alba de Tormes, 1582), Religieuse espagnole, réformatrice du Carmel, Christianisme, Catholicisme
Source : poésie n°2 : dans les mains de Dieu  
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Des deux un fleuve,
d'Amour le feu,
des deux le lien
aux deux commun,
coule le très suave Esprit
à mesure très égale,
inséparable.
Les Trois sont Un.
Quoi ? Le sais-tu ? Non.
Lui seul sait ce qu'Il est.

Des Trois la boucle,
est profonde et terrible
ce contour-là
jamais sens ne saisira :
là règne un fond sans fond.
Échec et mat
temps, formes et lieu !
L'anneau merveilleux
est jaillissement,
son point reste immobile.




Citation n° 1171 : , (Hochheim, près de Gotha, v. 1260 — Cologne, v. 1327), Philosophe mystique et théologien allemand, Christianisme
Source : Oeuvres, GRANUM SINAPIS, II & III  
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Au commencement
au-delà du sens
là est le Verbe.
Ô le trésor si riche
où commencement fait naître
commencement !
Ô le coeur du Père
d'où à grand-joie
sans trêve flue le Verbe !
Et pourtant ce sein-là
en lui garde le Verbe. C'est vrai.

Des deux un fleuve,
d'Amour le feu,
des deux le lien
aux deux commun,
coule le très suave Esprit
à mesure très égale,
inséparable.
Les Trois sont Un.
Quoi ? Le sais-tu ? Non.
Lui seul sait ce qu'Il est.

Des Trois la boucle,
est profonde et terrible
ce contour-là
jamais sens ne saisira :
là règne un fond sans fond.
Échec et mat
temps, formes et lieu !
L'anneau merveilleux
est jaillissement,
son point reste immobile.


Ce point est la montagne
à gravir sans agir
Intelligence !
Le chemin t'emmène
au merveilleux désert,
au large, au loin,
sans limite il s'étend.
Le désert n'a
ni lieu ni temps,
il a sa propre guise.

Ce désert est le Bien
par aucun pied foulé,
le sens créé
jamais n'y est allé :
Cela est ; mais personne
ne sait quoi.
C'est ici et c'est là,
c'est loin et c'est près,
c'est profond et c'est haut,
c'est donc ainsi
que ce n'est ça ni ci.


C'est lumière, c'est clarté
c'est la ténèbre,
c'est l'innommé,
c'est l'ignoré,
libéré du début ainsi
que de la fin,
Cela gît paisiblement
tout nu, sans vêtement.
Qui connaît sa maison,
ah ! qu'il en sorte !
et nous dise sa forme.

Devient tel un enfant,
rends-toi sourd et aveugle !
Tout ton être devenir néant,
dépasse tout être et tout néant !
Laisse le lieu, laisse le temps,
et les images également !
Si tu vas par aucune voie
sur le sentier étroit,
tu parviendras jusqu'à
l'empreinte du désert.

Ô mon âme,
sors ! Dieu, entre !
Sombre tout mon être,
en Dieu qui est non-être,
sombre en ce fleuve sans fond !
Si je te fuis,
Tu viens à moi.
Si je me perds
Toi, je Te trouve,
Ô Bien suressentiel !




Citation n° 1169 : , (Hochheim, près de Gotha, v. 1260 — Cologne, v. 1327), Philosophe mystique et théologien allemand, Christianisme
Source : Oeuvres, GRANUM SINAPIS  
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L'Avatar est parfait. Il dompte la panthère,
Il console le monde, il trace le chemin.
Même quand il est homme il pense en surhumain
Son âme luit, saphir que nulle ombre n'altère.

Des planètes du gouffre aux jardins de Cythère,
Son rêve est une flamme et son verbe une main
Il montre aux malheureux l'éternel parchemin
D'où le mot Paradis illumine la Terre.

Des millions de dieux bouillonnent dans son coeur,
Sur sept infernaux il se dresse vainqueur;
La sagesse et l'amour s'épousent sur son faîte.

Quand on le crucifie il meurt en souriant.
Il porte aux affamés d'Occident et d'Orient
Le fruit d'éternité rêvé par les Prophètes.




Citation n° 1161 : , (Perpignan 1913 - Clamart 1995), Poète, philosophe et écrivain français , Divers Courants / New Age
Source : François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "L'AVATAR", p.176  
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Eternel, mon rocher de lumière parfaite
Ta voix fait tressaillir, de la racine au faîte,
L'arbre des astres éblouis,
Et ses grands fruits de braise, au souffle de ta bouche,
S'envolent, emplissant de comètes farouches,
L'effrayante crypte des nuits 1

Mon âme, ton épouse, est parée de tendresse;
Par l'escalier des cieux que parfument ses tresses,
Elle monte comme la mer !
Son visage étincelle au Soleil de ta Gloire
Et tu tends vers l'aimée tes deux mains de victoire
Où brille l'anneau de Vesper.

0 Maître que couronne une flamme vivante,
Dans la chambre nuptiale entraîne ta servante
Dont palpitent les seins hardis.
Les éthers mêleront leurs musiques profondes,
Vos suprêmes baisers enfanteront les mondes
Et rouvriront les Paradis.

Eternel, mon triomphe! Eternel, ma Sagesse !
Sous ton trône éclatant, les firmaments s'abaissent
L'oiseau te chante dans son nid,
Tu brises les dragons du temps et de l'espace,
Dans l'horreur de la mort tu fais luire ta face,
0 Créateur de l'Infini !




Citation n° 1160 : , (Perpignan 1913 - Clamart 1995), Poète, philosophe et écrivain français , Divers Courants / New Age
Source : François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "L'ETERNEL", p.170  
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Non, je ne puis admettre un univers sans âme
L'azur prouve le jour et la chaleur la flamme.
L'odeur de l'aigle absent reste au trou de granit,
Je sens battre en mon coeur le sens de l'infini,
J'écoute tressaillir les éternels mystères !
L'Etre a formé l'essor extatique des Sphères
Et le rutilement des célestes émails.
Le souffle universel, dans les arbres du mail
Fait chanter le loriot, et, mouette sauvage,
Vole, bleuâtre éclair, le long des verts rivages,
Le sombre bois s'empreint d'une astrale harmonie
Un regard d'ange s'ouvre au fond des insomnies.

La matière éternelle et sans intelligence
Serait restée inerte au fond d'un rêve immense
Sans un orage monstrueux d'élan vital !
Quelle haleine engendra la bête et le métal ?
Qui donc, troublant la paix de la substance unique,
Qui donc la souleva d'un essor tyrannique ?
Quel géant, capturant Isis, la vierge ailée,
Distilla dans son sein les germes étoilés ?

Les organes vivants sont une harmonie sombre,
Une lyre parfaite aux cordelles sans nombre;
Nul doigt ne peut toucher l'une des fibres, sans
Faire chanter aussi l'ensemble frémissant.
Il faut un chef d'orchestre aux vastes symphonies,
Dont tressaille le monde énorme.
Qui le nie, Sinon les nains rageurs et les coeurs aveuglés ?
De la porte Univers l'esprit seul a la clé.

Homme, tu dis que l'âme est la frêle étincelle
Dont l'éclat rentrera dans l'ombre universelle
Sans laisser une trace aux abîmes amers
Pas plus que le bateau sombrant au fond des mers.

Tu la vois cependant, cette âme misérable,
Ainsi que l'aquilon qui courbe les érables,
Incliner sous son souffle et les peuples mouvants
Et le front des songeurs sur les sommets fervents,
Tu la vois enchaîner des foules stupéfaites
Au pas mystérieux et vaste des Prophètes,
Tu la vois exalter des millions de coeurs
Parmi le tourbillon des poèmes vainqueurs,
Tu la vois étager des monuments superbes
En marbre, en toile, en bronze, en or, en chiffre, en verbe,
Et parfois reconstruire à côté du soleil
Un astre de beauté, plus chaud et plus vermeil.
Tu la vois s'enivrer de vérités conquises
Et comme l'aigle vole au dessus des banquises
Planer dans un sourire impérial, pendant
Que son ombre sacrée dompte les ans grondants.

Tu la vois dominer sous ses ailes immenses,
Les pics inviolés de l'obscur avenir,
Ainsi qu'une comète aux cheveux en démence
Elle brûle les noirs firmaments de saphir,
Elle plonge en rêvant dans le futur sublime
Sous ses regards de feu la porte de l'Abîme
S'entr'ouvre dévoilant le sort des nations.
Calme, elle veut bâtir l'éternelle Sion,
Et, pétrissant le monde énorme à son image,
Elle crée le Prophète, elle engendre le Mage !

Le sombre Himalaya que l'ouragan étreint
Comme un roi monstrueux sous un cercle d'airain
Et qui regarde fuir, du haut de son extase,
Le ruisseau des humains murmurant à sa base,
Un jour s'écroulera sous le rubis pesant
Des tonnerres, unis aux noirs fleurons des ans.
Mais toi, l'âme Immortelle, ainsi qu'une colombe,
Tu planeras, resplendissante, sur sa tombe,
Montrant à ce titan que le gouffre a dompté
Le triomphe de l'aube et de l'éternité 1

L'espace est l'atelier d'un forgeron sublime,
L'esprit de Dieu parcourt les cercles de l'Abîme,
Les souffrances sans doute engendreront demain
Sous le marteau d'azur des bonheurs surhumains,
Jéhova, l'alchimiste au masque de phosphène,
Avec les os des morts compose un vin d'aurore.
Un jour, sur les sommets brusquement radieux,
Les vivants le boiront et deviendront des dieux,
Devant le grand destin, qu'importent nos chimères !
Qu'importent la clameur des bouches éphémères !

Le monde immensément s'élance vers les cieux,
Les astres, éblouis de rêve, sont ses yeux,
Les volcans râclent son désir sur les planètes,
Dans son sang bondissant les ouragans se jettent,
Le prodigieux coeur des mers se gonfle et bat.
A travers la terreur cosmique des combats,
Tout monte, tout grandit, tout fleurit, tout aspire,
Vers la lumière sainte et l'éternel empire
L'insondable palpite au zénith des soleils
Hommes, bêtes et dieux dressent leur front vermeil,
Leurs entrailles broyées pleurent dans la clepsydre
Leur chevelure amère est fourmillante d'hydres,
Ils tombent sous l'assaut innombrable des rats.
Mais un jour un rayon sacré transformera
Sous l'oeil mystérieux des firmaments étranges
La chenille du monde en flamboyant archange.




Citation n° 1159 : , (Perpignan 1913 - Clamart 1995), Poète, philosophe et écrivain français , Divers Courants / New Age
Source : François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "LUMIERE L'INITIÉ", p.108-111  
Ajouté par Sylvain

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