Dialogue  Inter-  Religieux

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516 citations | Page 4 / 21




O ù j' ai trouvé de la vie, j'ai trouvé la volonté de dominer, et jusque dans la volonté du serviteur, j' ai trouvé la volonté d' être le maître.
Si le faible sert le fort, c' est qu' il y est incliné par sa volonté, qui veut à son tour se rendre maîtresse de plus faibles qu' elle; c' est le seul plaisir auquel elle ne puisse renoncer.
Et de même que l' inférieur se soumet au supérieur afin d' avoir à son tour le plaisir de régenter le plus infime, de même le plus grand de tous se dévoue à son tour et risque au jeu sa vie elle-même.
Quand le plus grand de tous périt en lice à son tour, il prend sur lui risque et péril, c' est une partie de dés avec la mort.
Et sacrifices, et services rendus, et regards amoureux, ce sont encore des manifestations du vouloir de puissance. Par des chemins détournés, le plus faible s'insinue dans la place forte et gagne j'usqu'au coeur du puissant; et là il lui dérobe sa puissance.
Et voila le secret que la vie m'a confié:
" Vois, m'a-t-elle dit, je suis ce qui est contraint de se surmonter soi-même à l' infini. "


Citation 2952  | 
Ainsi parlait Zarathoustra 




L a force du nombre ne rejouit que le peureux. Celui qui est courageux en esprit se fait gloire de combattre seul.


Citation 2923  | 




M orsque minus poenae quam mora mortis habet.
(La mort est moins cruelle que la crainte de la mort)


Citation 2902  |   Ovide
Héroïdes, Epître X. Ariane à Thésée 




A u delà du bien faire et du mal faire existe un espace. C'est là que je te rencontrerais.


Citation 2877  | 
"Poèmes" 




A yant bu des mers entières, nous restons tout étonnés que nos lèvres soient encore aussi sèches que des plages, et toujours cherchons la mer pour les y tremper sans voir que nos lèvres sont les plages et que nous sommes la mer.


Citation 2805  |   1
Attâr, poète mystique soufi perse 




D eviens ce que tu es, fais ce que toi seul peut faire.


Citation 2804  | 
La volonté de puissance 




M ais nous ne récupérons jamais notre jeunesse. L'impulsion de la joie qui bat en nous à vingt ans devient lente. Nos membres nous trahissent, nos sens se décomposent. nous devenons des marionnettes affreuses, hantées par la mémoire des passions dont nous avions trop peur, et les tentations exquises auxquelles nous n'avons pas eu le courage de nous abandonner.


Citation 2764  | 
Le portrait de Dorian Gray 




S i grande est la faiblesse d'une âme, dont la raison est partie!


Citation 2759  | 
De la constance du sage p.43 




J e suis beau comme un printemps d'autonne.


Citation 2758  | 
le fantôme de canterville 




L 'intensité de ta foi augmente en fonction de la profondeur de tes pensées.


Citation 2749  | 
Massalick Al-Jinan 




J e suis la vigne, vous les sarments. Qui vit en moi et en qui je vis, celui-là porte beaucoup de fruits; car séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.


Citation 2748  | 
Jean 15,5 




L ’AN NEUF DE L’HEGIRE

Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : " Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. "
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
" Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. "
Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. "
Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. "
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t’assiste ! "
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. "
Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. "
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
" O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. "
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe. "
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. "
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
" Qu’il entre. " On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : " Dieu désire ta présence.
- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.


Citation 2718  | 




L a limite de la grandeur des plaisirs est l'élimination de tout ce qui provoque la douleur. Là en effet où ce trouve le plaisir, et aussi longtemps qu'il s'y trouve, il y a absence de douleur ou de chagrin ou des deux à la fois.


Citation 2713  | 
Ep., III dans Jean Brun: Epicure Et Les Epicuriens Presses Universitaire De France  




D 'après Abû Hamza Anas ibn Mâlik-que Dieu l'aqrée-,le Prophète-Dieu prie sur lui et lui donne la paix-a dit: "Aucun d'entre vous ne croira jusqu'à ce qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même".


Citation 2712  | 
Hadîth, rapporté dans les sahîh d'al Bukhârî. 




L orsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne,
Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.


Citation 2700  | 
La République 




L a violence est injuste d'où qu"elle vienne.


Citation 2649  |   Sartre




J e leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main


Citation 2647  | 
Jean 10;28 




J ésus leur répondit: N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux?


Citation 2644  | 
Psaume 82, 6 et Jean 10, 34 




A votre force physique, nous imposerons notre force morale. Faites nous ce que vous voudrez, nous continuerons à vous aimer.


Citation 2642  | 
Le Discours "I have a dream" 




A ie le courage de te servir de ton propre entendement.


Citation 2631  | 
Qu'est ce que les Lumières; 1784 




F aisant, faisant, un jour c'est fait.


Citation 2629  | 
Autobiographie d'un yogi (yogananda) 




S elon Abû Hurayra (que Dieu soit satisfait de lui), un homme demanda au Prophète (que les salutations et les bénédiction de Dieu soient sur lui):
"-Fais moi une recomandation.
-Ne te met pas en colère!" lui répondit le Prophète.
L'homme réitéra sa question trois fois, et le Prophète (que les salutations et les bénédiction de Dieu soient sur lui) de lui répondra à chaque fois: "Ne te met pas en colère:".

Rapporté par Al Bukhâri


Citation 2615  | 
"Les Quarantes Hadith" de l'imam An-Nawawî, seizième hadith 




A h! s'il nous faut des fables, que ces fables soient du moins l'emblëme de la vérité! J'aime les fables des philosophes, je ris de celles des enfants, je hais celles des imposteurs.


Citation 2606  | 
L'Ingénu 




J e est un autre.


Citation 2599  |   Rimbaud
lettre à Paul Demeny 




M archer jusqu'au lieu où tarit la source
et attendre, assis, que se lèvent les nuages.


Citation 2559  |   Wang Wei
entre source et nuage, p 60 François Cheng - spritualités vivantes - albin michel  



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