Dialogue  Inter-  Religieux

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515 citations | Page 10 / 21




A quoi bon, mes frères, dire qu'on a de la foi, si l'on n'a pas d'œuvres ? La foi peut-elle sauver, dans ce cas ? Si un frère ou une sœur n'ont rien à se mettre et pas de quoi manger tous les jours, et que l'un de vous leur dise : «Allez en paix, mettez-vous au chaud, et bon appétit», sans que vous leur donniez de quoi subsister, à quoi bon ? De même, la foi qui n'aurait pas d'œuvres est morte dans son isolement. Mais quelqu'un dira : «Tu as de la foi ; moi aussi, j'ai des œuvres ; prouve-moi ta foi sans les œuvres et moi, je tirerai de mes oœuvres la preuve de ma foi. Tu crois que Dieu est un ? Tu fais bien. Les démons le croient, eux aussi, et ils frissonnent.» Veux-tu te rendre compte, pauvre être, que la foi est inopérante sans les œuvres ? Abraham, notre père, n'est-ce pas aux œuvres qu'il dut sa justice, pour avoir mis son fils Isaac sur l'autel ? Tu vois que la foi coopérarait à ses œuvres, que les œuvres ont complété la foi et que s'est réalisé le texte qui dit : Abraham eut foi en Dieu et cela lui fut compté comme justice et il reçut le nom d'ami de Dieu. Vous constatez que l'on doit sa justice aux œuvres et pas seulement à la foi. Tel fut le cas aussi pour Rahab la prostituée : n'est-ce pas aux œuvres qu'elle dut sa justice, pour avoir accueilli les messagers et les avoir fait partir par un autre chemin ? En effet, de même que, sans souffle, le corps est mort, de même aussi, sans œuvres, la foi est morte.


Citation 1673  | 
Epître de Saint Jacques Apôtre, Jacques 2 :14-26, traduction œcuménique, édition Le livre de poche 




Q uand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas !


Citation 1663  | 
Lettre à Ménécée 




F amiliarise-toi avec l’idée que la mort n’est rien pour nous, puisque tout bien et tout mal résident dans la sensation, et que la mort est l’éradication de nos sensations. Dès lors, la juste prise de conscience que la mort ne nous est rien autorise à jouir du caractère mortel de la vie : non pas en lui conférant une durée infinie, mais en l’amputant du désir d’immortalité.


Citation 1662  | 
Lettre à Ménécée 




L 'attention est nécessaire à tout, jusque dans les plaisirs même.


Citation 1658  | 
Entretiens, livre IV, XLIV, Traduction André Dacier 




N ous écrivons de belles maximes ; mais en sommes-nous bien pénétrés, et les mettons-nous en pratique ?


Citation 1657  | 
Entretiens, livre IV, XXII, Traduction André Dacier 




S i nous voulons être philosophes véritablement, réglons notre volonté sur les événements de telle sorte que nous soyons toujours contents et de ce qui arrive, et de ce qui n'arrive point.


Citation 1651  | 
Entretiens, livre II, XXXII, Traduction André Dacier 




S ouviens-toi que la fin de tes désirs, c'est d'obtenir ce que tu désires, et que la fin de tes craintes, c'est d'éviter ce que tu crains. Celui qui n'obtient pas ce qu'il désire est malheureux, et celui qui tombe dans ce qu'il craint est misérable. Si tu n'as donc de l'aversion que pour ce qui est contraire à ton véritable bien, et qui dépend de toi, tu ne tomberas jamais dans ce que tu crains. Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras misérable. Transporte donc tes craintes, et fais-les tomber des choses qui ne dépendent point de nous, sur celles qui en dépendent ; et, pour tes désirs, supprime-les entièrement pour le moment. Car, si tu désires quelqu'une des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu seras nécessairement malheureux ; et, pour les choses qui sont en notre pouvoir, tu n'es pas encore en état de connaître celles qu'il est bon de désirer. En attendant donc que tu le sois, contente-toi de rechercher ou de fuir les choses, mais doucement, toujours avec des réserves, et sans te hâter.


Citation 1636  | 
Pensées, Chap.I, 7, Traduction André Dacier 




S 'il y a beaucoup de demeures au ciel, il y a beaucoup de chemins pour y arriver.


Citation 1635  | 
Le château intérieur 




A ussitôt, l'entendement accourt lui faire entendre […] que le monde entier est plein de fausseté et ses plaisirs pleins de peines, de soucis, et de contrariétés. Elle comprend qu'elle est certaine de ne trouver ni sécurité, ni paix hors de ce château. Elle doit donc cesser d'aller dans des maisons étrangères puisque la sienne regorge de biens, si elle veut bien en jouir. Qui donc pourrait trouver comme elle tout ce dont elle a besoin dans sa maison, en particulier un pareil hôte [Dieu].


Citation 1634  | 
Le château intérieur, deuxièmes Demeures, paragraphes 3-5 




C eux qui ont déjà commencé à faire oraison ont compris l'importances pour eux, de ne pas en rester aux premières Demeures. Mais, souvent, ils ne sont pas encore assez déterminés à ne pas y rester, ils ne s'éloignent pas encore des occasions, ce qui est fort dangereux.


Citation 1632  | 
Le château intérieur, deuxièmes Demeures, paragraphes 2-3 




I l est très utile […] que chacun, selon son état, tâche de se dégager des choses et des affaires qui ne sont pas nécessaires. C'est d'une importance telle que j'estime impossible qu'on accède jamais à la Demeure principale sans commencer par là.


Citation 1631  | 
Le château intérieur, premières Demeures, chapitre II,14 




Q u’y a-t-il donc d’atroce dans le départ des personnes qui nous sont chères ? Rien, si ce n’est que l’on trouve triste qu’ils passent à la vie dépourvue de passions et de troubles, cette vie qui n’a à supporter la douleur d’aucun coup, qui ne craint pas la menace du feu, ni les blessures du fer, ni les malheurs des séismes, […] cette vie où nul ne s’enfle de vain orgueil ni n’est écrasé sous l’humiliation, où nul ne devient sauvage à force d’audace, ni n’est paralysé par la lâcheté, où nul ne se gonfle de colère en bouillant sous l’effet du courroux et de la furie, ni n’est pourchassé par la peur lorsqu’il ne peut résister à l’assaut du plus fort; cette vie où l’on ne se soucie plus de savoir quelles sont les mœurs des rois, quelles sont les lois, quelle est l’humeur des magistrats, quel est le contenu des décrets, à combien se monte l’impôt annuel, si une pluie abondante a inondé de façon excessive les terres cultivées, si les espoirs des paysans ont été anéantis par la grêle, ou si la sécheresse dominante a desséché toute la végétation; quant au reste des malheurs de la vie, cette vie-là en est entièrement à l’abri. Car la sombre douleur de l’orphelinat ne vient pas l’attrister; le malheur du veuvage n’y a pas de place; même les mille et unes faiblesses du corps n’y ont aucune influence; la jalousie à l’égard des hommes heureux, le mépris des malchanceux et tous les sentiments de ce genre en ont été bannis; une égalité dans la parole et devant les lois règne dans la paix et en toute liberté sur le peuple des âmes, chacun ayant ce que, de son propre choix, il se sera lui-même préparé; si au bien quelqu’un a par irréflexion préféré quelque mal, la mort n’en sera pas responsable, puisque la volonté a choisi librement ce qui lui semblait bon (1).


Citation 1628  | 
Discours sur les morts , PREMIERE PARTIE : RECHERCHE DU VRAI BIEN, 34, traduction Guillaume Bady 

(1) Cf. Platon, République X 617e : “La responsabilité [du mal] incombe à celui qui choisit ; Dieu n’est pas responsable ”.




L 'esprit résolu et paisible, il faut, avec toute l'énergie possible, s'assimiler son essence.


Citation 1614  |   Ananga vajra
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 




L e samsara, [...] c'est l'esprit affligé et obscurci par d'innombrables constructions mentales, vacillant tel l'éclair dans la tempête, et recouvert par la souillure tenace de l'attachement et des autres passions. L'excellent nirvana, lui, est lumineux et libre de toute construction mentale,
Débarrassé de la souillure de l'attachement et des autres passions.


Citation 1613  |   Ananga vajra
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 




V oilà ce qu'on appelle la non-dualité, la suprême conscience d'Eveil, le vajra, le vajrasattva, le totalement illuminé et l'illumination. On l'appelle aussi Perfection de Sapience, incarnation de toutes les Perfections, Égalité, contemplation primordiale de tous les Bouddhas. […] C'est ce que doivent contempler et réaliser les yogin, en abandonnant toute pensée d'être et de non-être, car celui qui médite, libre des notions d'être et de non-être, atteint vite la perfection. Écartant toutes les erreurs, éloigné de toute affliction, rapidement, l'ascète lumineux acquiert les qualités sans nombre qui font les Bouddhas.


Citation 1612  |   Ananga vajra
Prajopayaviniscayasiddhi, IV section : la contemplation de la Réalité, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.298 




L es six facultés étant sans souillure, on possède les vertus inhérentes à la concentration et à la sapience... L'Éveil détruit et l'esprit n'étant plus que vacuité, dans une union née d'une pensée instantanée, on transgresse subitement le profane et le sacré. On ne peut plus considérer le non être non-être ni l'être comme être. Que l'on soit en marche, debout, assis, couché, l'esprit reste inébranlable, et il est, à tout instant, vacuité et insaisissable.


Citation 1611  |   Chen-houei du Ho-tso
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463 




L a vacuité absolue, c'est le nirvana de pureté...


Citation 1610  |   Chen-houei du Ho-tso
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463 




D ans l'absence de production, la production, c'est celle de l'aspect véritable.


Citation 1609  |   Chen-houei du Ho-tso
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463 




L orsqu'on est plongé dans la quiétude constante [de l'esprit propre], [on possède] une activité de réponse [aux sollicitations des êtres] qui est illimitée. L'activité avec vacuité constante, la vacuité avec activité constante, l'activité avec absence d'être, voilà la vacuité absolue. Dans la vacuité sans non-être, [il y a] l'être transcendant que constitue le savoir mystique..., c'est la mahaprajna. (1).


Citation 1608  |   Chen-houei du Ho-tso
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463 

(1) Grande Sapience.




D ans l'immobilité de ce qui est ainsi par soi-même, il y a activité de mouvement inépuisable…


Citation 1607  |   Chen-houei du Ho-tso
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463 




D ans l'absence de pensée, la pensée, c'est celle de l'absolu.


Citation 1605  |   Chen-houei du Ho-tso
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 462-463 




P ourquoi le Bienheureux ne révèle-t-il pas seulement le véhicule unique, demande Mahamati.
Et le Bouddha répond : Si j'enseigne les trois véhicules, c'est à l'intention des Auditeurs et des bouddha-pour-soi, afin qu'ils se dégagent de l'ivresse des samadhi et s'éveillent au domaine étranger à tout flux.


Citation 1604  |   Lankavatara Sutra
pp. 133-134, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.87-89 




T el un mirage dans le ciel, la gazelle assoiffée voit de l'eau où il n'y en a guère. Ainsi les esprits puérils ne voient pas les choses comme les mystiques les voient ! Pure est l'intuition des mystiques qui cheminent dans l'absence de représentations. Elle jaillit de la triple libération et est affranchie de naissance et de destruction.

Quand toutes les choses s'effacent pour les yogins, les représentations cessent. De l'égalité de l'existence et de la non-existence procède le fruit pour les mystiques. Comment les choses cessent-elles d'exister et comment l'égalité se produit-elle ? Privée de Connaissance, la conscience est agitée intérieurement et extérieurement, mais dès que ce désordre prends fin, la conscience perçoit l'égalité.


Citation 1596  |   Lankavatara Sutra
p.169, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.232-233 




L 'obtention de ce samadhi permet aux Êtres à Éveil d'occuper le même rang que les Éveillés. Ils obtiendront également les cinq connaissances supérieures [abhijna], ainsi que les dharani de toutes sortes de langues, sons et tonalités. Ils sauront la pensée des êtres. Grâce à la bénédiction de tous les Tathagata, ils seront de telle nature qu'ils n'erreront plus dans la continuité de l'existence [samara]. Ils ne se lasseront pas de faire le bien des êtres, resteront dans la discipline propre au domaine du non-composé, rejetteront la vue erronée et réaliseront la vue correcte. De même, ô Chef des Mystiques, grâce à la force de leur conviction, les Etres à Éveil qui résident dans ce samadhi purificateur de toute souillure accompliront avec peu de peine toutes les vertus des Éveillés.


Citation 1595  |   Divers Sutras
Mahavairocana Sutra (debut VIIe siecle), extraits du chap. I, traduction Yoshiro Imaeda, cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.449-451 




S ans méditer, sans renoncer [au monde], on peut rester chez soi avec sa femme.Si l'on n'est pas délivré tout en prenant intensément plaisir au monde sensible, peut-on appeler cela Connaissance parfaite ? dit Saraha. (19)
S'Il est déjà manifeste, à quoi sert la méditation, et s'Il est caché, on ne peut que mesurer les ténèbres. Saraha ne cesse de proclamer: "Ni être ni non-être, éternellement, voilà la nature du Spontané. (20)
Ce par quoi l'on naît, vit et meurt, par cela même on acquiert la suprême, l'ultime Béatitude. Bien que Saraha profère ces paroles profondes et secrètes, le monde du troupeau enchaîné demeure hébété. (21. )
S'Il est dépourvu de méditation, à quoi bon méditer sur Lui? Et s'Il est indicible, à quoi bon l'expliquer? Le monde entier se trouve asservi sous le sceau du devenir et personne n'appréhende sa nature propre. (22. )
NI formule, ni texte religieux, ni objet médité, ni concentration, mais eux tous sont cause du leurre, ô insensé! Immaculée est la Conscience, ne la polluez pas par la méditation. Demeurez dans la Béatitude intime; ne vous tourmentez plus! (23. )
Mangez et buvez, soyez heureux en jouissant des plaisirs, et remplissez sans cesse [de ces offrandes] le cercle tantrique. C'est ainsi que l'on gagne l'autre monde. (24 )
Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là ou ni soleil ni lune pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos. Tel l'enseignement que profère Saraha. (25 )
Fais un, ne fais pas deux. Dans la Connaissance ne fais pas de distinction. Que la totalité de ce triple monde prenne dans la grande attirance d'amour une seule couleur! (26 )
Là point de commencement, de milieu ni de fin; point non plus de devenir ni de nirvana. (27 )
Là où s'évanouit l'organe des sens et [où vole en éclats le sentiment du moi, ami, voici le corps du Spontané]. Demande-le clairement au vénérable Maître ! (29 )
Où la pensée meurt, le souffle s'arrête... réside la suprême et grande Béatitude. Elle ne se trouve pas ailleurs dit Saraha . (30-31)
C'est la prise de conscience intime. Mais point de confusion à ce sujet. L'identifier à être et non-être ou à la bonne voie serait la limiter. Connais ta propre pensée d'une façon subtile, ô yogin, elle est comme l'eau se mêlant à l'eau.(32 )
Ce défaut qu'est l'amour-propre [l'] empêche de voir la Réalité. Alors, il vilipende tous les Véhicules. Le monde entier est dans la confusion quant aux méditations et personne ne perçoit sa nature propre.(35. )
On ne distingue pas la racine de la conscience, car on surimpose au Spontané une triple falsification (1). Là où l'on vit, là où l'on disparaît, c'est là, mon fils, qu'il te faut demeurer! (36. )
Pour celui qui réfléchit à la Réalité sans racine, l'enseignement du guru éclaircira tout. Saraha déclare: Vraiment, sache-le, benêt, la diversité du cycle des naissances n'est qu'un aspect de la Conscience. (37.)
Notre nature propre ne peut être décrite par autrui, elle ne se révèle qu'avec l'enseignement du guru. Par là ne demeure plus l'ombre d'une imperfection. Il purifie du bien et du mal qu'il dévore ensuite. (38. )
Par l'acte karmique, on se lie. Lorsqu'on se libère de l'acte, la pensée est libérée. Et par la libération de la pensée on gagne le suprême nirvana. (40. )
La conscience liée, on est lié; la conscience libérée, on en libéré. Pas le moindre doute à ce sujet. Cela même qui lie les ignorants libère immédiatement les éveillés. (42. )
Lié, on court dans les dix directions; libre, on reste immobile. Ami, regarde le chameau (2). Ce paradoxe me frappe par son évidence. (43. )
Ne te concentre pas sur toi-même sans respirer, ô yogin planté là comme un pieu! Ne fixe pas le bout de ton nez. Insensé, jouis du Spontané et abandonne [ces] liens qui ont relent de devenir! (44. )
La pensée aussi instable que le vent et le cheval, abandonnez-la. Prenez conscience de la nature propre du Spontané et d'elle-même la pensée s'immobilisera. (45. )
Désirs, formules, traités sont voués à la destruction. Si tu cherches là où [les dieux] Brahma et Visnu avec les trois mondes au complet se dissolvent, tu seras l'absolu. (50 )
Ô toi, fils, reconnais la saveur de [ce] nectar si parfaitement inhérent au non-savoir. Ceux qui expliquent les commentaires ignorent la purification au sein du monde. (51. )
Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ? (53.)
Regardez, écoutez, touchez, mangez, sentez, marchez, restez assis, levez-vous, [mais] renoncez au bavardage de la vie courante. Abandonnez la pensée, ne vous écartez pas de l'Un. (55 )
Suprêmement libre d'être et de non-être, c'est en Lui que s'engloutit le monde entier. Quand la pensée s'arrête, immobile, on se libère alors du cycle du devenir ! (59 )
Jouir du monde sensible, sans être pollué par le sensible, cueillir le lotus sans toucher l'eau, ainsi fait le yogin qui repose à la racine [des choses] : tout en jouissant du sensible, il ne se rend pas esclave. (64. )
Tant que le groupe des sens et du sensible ne meurt pas, l'acte fructifiera. Tant que l'on ne voit pas où l'on est, peut-on résoudre [cette] énigme ? (67. )
Celui qui s'adonne au vide et ne jouit pas [du monde] par des organes purifiés est comme une corneille qui, s'envolant d'une barque, décrit des cercles au-dessus d'elle et y retombe. (70. )
Ne t'attache pas au vide, considère comme semblables "ceci " et "cela". En vérité même la balle [minuscule] de la graine de sésame cause inévitablement tout autant de douleur qu'une épine. (75. )
En elle, il rend toute forme égale à l'espace infini, il affermit la pensée elle aussi dans la nature propre de [cette] égalité spatiale, celui qui rend sa pensée sans pensée se réjouit de la suprême nature propre du Spontané. (77. )
Le Dieu est unique, mais il est révélé en de nombreuses traditions, étant perçu selon le désir de chaque soi.(79. )
Le même à l'extérieur, le même à l'intérieur, fermement établi dans le quatorzième monde (3), l'incorporel est celé dans le corps. Qui sait ainsi est libéré. (89 )
Les ensembles, les univers, les organes sensoriels et leurs domaines spécifiques, ainsi que leurs modifications, voilà l'eau [du mirage]. Dans ces distiques toujours nouveaux, comment y aurait-il quelque secret ? (92)
" C'est moi, c'est un autre ", conçoit-on. Dépouille ce lien qui rend captif ; c'est ainsi qu'on se libère soi-même. (105 )
Le bel arbre de la Conscience-sans-dualité s'étend avec ampleur sur le triple monde.
Il fleurit en compassion, son fruit se nomme charité envers autrui." (107 )


Citation 1591  |   Saraha
Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 

"(1) triple falsification : sujet connaissant, objet connu et connaissance (2) le chameau qui ne cesse de s'agiter s'il est attaché, se couche si on le détache. (3) référence aux quatorze terres que franchit un bodhisattva"



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