Dialogue  Inter-  Religieux



Dialogue interreligieux : Divers > Poemes

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45  citations  | Page 1 / 1





T igre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?

Dans quels cieux ou abîmes insondés
A brûlé le feu de tes yeux ?
Quelles ailes peuvent l'emmener ?
Quelle main a osé en saisir le feu ?

Mais quel bras, et quel art
Purent façonner les muscles de ton coeur ?
Écoute comme il bat !
Que des mains, que des pieds de terreur ?

Quelle chaîne, quel marteau ?
De quelle fournaise sortit ton cerveau
Et l'enclume ? Quelle poigne cruelle
Osa étreindre ses terreurs mortelles ?

Quand les étoiles eurent abandonné leurs armes,
Et trempé le ciel de leurs larmes,
A-t-il souri son forfait accompli ?
Celui qui créa l'agneau t'as-t-il fait aussi ?

Tigre, Tigre, brûlant brillant,
Dans les forêts de la nuit,
Quelle main, quel oeil si puissant
A forgé ton effroyable symétrie ?





Divers Courants / Littérature 4257 | 







S oleil lui même ne voit si le ciel s'éclaire...




Divers Courants / Littérature 3404 | 







S i j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Chacun possède un trésor. Sois conscient et généreux de ton trésor et, en même temps, reste ouvert, attentif à recevoir le trésor des autres, disposé à apprendre et à te remettre en question. Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres. Occupe joyeusement ta place: il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là. Pense que ta place que tu n'occupes pas pour ne pas déranger reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi .




Divers Courants / Littérature 3259 | 
le jardinier de l'amour 







C haque fleur est une âme à la Nature éclose;
Un mystère d'amour dans le métal repose,
"Tout est sensible!" Et tout sur ton être est puissant.
Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie
A la matière même un verbe est attaché…





Philosophie / Ecole Pythagoricienne 3252 | 
Vers Dorés (Pythagore) traduction de Gérard de Nerval 







J e suis beau comme un printemps d'autonne.




Divers Courants / Littérature 2758 | 
le fantôme de canterville 







M archer jusqu'au lieu où tarit la source
et attendre, assis, que se lèvent les nuages.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 2559 | 
entre source et nuage, p 60 François Cheng - spritualités vivantes - albin michel  







Q uand la mort parle, ce n'est pas pour l'amour le moment de parler.




Divers Courants / Littérature 2173 | 
roméo et juliette acte 3 scène 4 







L aisse subsister ce peu de moi par quoi,
je puisse te nommer mon tout.
Laisse subister ce peu de ma volonté par
quoi je puisse te sentir de tous cotés,
et venir à toi en toutes choses, et t'offrir
mon amour à tout moment.
Laisse seulement subsister ce peu de moi
par quoi je puisse jamais te cacher.
Laisse seulement cette petite attache
subsister par quoi je suis relié à ta volonté,
et par où ton dessein se transmet dans ma vie : c'est l'attache de ton amour.





Divers Courants / Littérature 2076 | 
L'offrande Lyrique 







G rande Lumière qui remplit le Cosmos, coule en abondance à travers l'homme.
Transforme son corps en une torche de lumière qui ne pourra jamais être éteinte parmi les hommes





Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1917 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE IX : LA CLÉ DE LA LIBÉRATION DE L'ESPACE 







O LUMIÈRE qui pénètre tout, UNE avec TOUT et TOUT avec UN,
Descend en moi à travers le canal.
Inonde moi de tes rayons
Afin que je devienne libre.
Rend moi UNE avec l'ÂME-TOUT
Qui brille dans l'obscurité de la nuit.
Rend moi libre de l'espace-temps
Libre du voile de la nuit.
Moi, Enfant de la lumière
Voici que je commande :
Je suis libre à jamais de l'obscurité





Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1903 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE VII : LES SEPT SEIGNEURS 







L e Sage laisse parler son cœur et garde le silence avec sa bouche.
Toi homme, écoute la voie de la sagesse, écoute la voie de la Lumière.
Les mystères qui émergent du Cosmos illuminent le monde de leur lumière.





Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1891 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE III : LA CLEF DE LA SAGESSE 







L a Paix:
Elle est la fleur au parfum enivrant du jardin de la quiétude.
Elle est le mouvement d’amour qui submerge et unit les cœurs de pardon et de mansuétude.
Elle est la monture du héros qui combat l’intolérance.
Elle est la méditation suprême du sage noyé dans l’éternelle présence.
Elle est la plume du savant qui éveille et transmet la connaissance.
Elle est l’encre de l’alphabet céleste, mystère de l’essence.
Elle est la fondation de la demeure de la justice et de la dignité.
Elle est la force salvatrice des hommes contre la monstruosité.
Elle est le remède du cœur face à l’angoisse des âmes agitées.
Elle est l’hymne des chérubins qui portent le trône Divin.
Elle est le nom béni de Dieu invoqué par toute la création.
Elle est enfin, Salam, à laquelle j’invite et consacre toute ma dévotion.





Islam / Soufisme 1802 | 
Pour le livre international de la Paix 







S ans méditer, sans renoncer [au monde], on peut rester chez soi avec sa femme.Si l'on n'est pas délivré tout en prenant intensément plaisir au monde sensible, peut-on appeler cela Connaissance parfaite ? dit Saraha. (19)
S'Il est déjà manifeste, à quoi sert la méditation, et s'Il est caché, on ne peut que mesurer les ténèbres. Saraha ne cesse de proclamer: "Ni être ni non-être, éternellement, voilà la nature du Spontané. (20)
Ce par quoi l'on naît, vit et meurt, par cela même on acquiert la suprême, l'ultime Béatitude. Bien que Saraha profère ces paroles profondes et secrètes, le monde du troupeau enchaîné demeure hébété. (21. )
S'Il est dépourvu de méditation, à quoi bon méditer sur Lui? Et s'Il est indicible, à quoi bon l'expliquer? Le monde entier se trouve asservi sous le sceau du devenir et personne n'appréhende sa nature propre. (22. )
NI formule, ni texte religieux, ni objet médité, ni concentration, mais eux tous sont cause du leurre, ô insensé! Immaculée est la Conscience, ne la polluez pas par la méditation. Demeurez dans la Béatitude intime; ne vous tourmentez plus! (23. )
Mangez et buvez, soyez heureux en jouissant des plaisirs, et remplissez sans cesse [de ces offrandes] le cercle tantrique. C'est ainsi que l'on gagne l'autre monde. (24 )
Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là ou ni soleil ni lune pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos. Tel l'enseignement que profère Saraha. (25 )
Fais un, ne fais pas deux. Dans la Connaissance ne fais pas de distinction. Que la totalité de ce triple monde prenne dans la grande attirance d'amour une seule couleur! (26 )
Là point de commencement, de milieu ni de fin; point non plus de devenir ni de nirvana. (27 )
Là où s'évanouit l'organe des sens et [où vole en éclats le sentiment du moi, ami, voici le corps du Spontané]. Demande-le clairement au vénérable Maître ! (29 )
Où la pensée meurt, le souffle s'arrête... réside la suprême et grande Béatitude. Elle ne se trouve pas ailleurs dit Saraha . (30-31)
C'est la prise de conscience intime. Mais point de confusion à ce sujet. L'identifier à être et non-être ou à la bonne voie serait la limiter. Connais ta propre pensée d'une façon subtile, ô yogin, elle est comme l'eau se mêlant à l'eau.(32 )
Ce défaut qu'est l'amour-propre [l'] empêche de voir la Réalité. Alors, il vilipende tous les Véhicules. Le monde entier est dans la confusion quant aux méditations et personne ne perçoit sa nature propre.(35. )
On ne distingue pas la racine de la conscience, car on surimpose au Spontané une triple falsification (1). Là où l'on vit, là où l'on disparaît, c'est là, mon fils, qu'il te faut demeurer! (36. )
Pour celui qui réfléchit à la Réalité sans racine, l'enseignement du guru éclaircira tout. Saraha déclare: Vraiment, sache-le, benêt, la diversité du cycle des naissances n'est qu'un aspect de la Conscience. (37.)
Notre nature propre ne peut être décrite par autrui, elle ne se révèle qu'avec l'enseignement du guru. Par là ne demeure plus l'ombre d'une imperfection. Il purifie du bien et du mal qu'il dévore ensuite. (38. )
Par l'acte karmique, on se lie. Lorsqu'on se libère de l'acte, la pensée est libérée. Et par la libération de la pensée on gagne le suprême nirvana. (40. )
La conscience liée, on est lié; la conscience libérée, on en libéré. Pas le moindre doute à ce sujet. Cela même qui lie les ignorants libère immédiatement les éveillés. (42. )
Lié, on court dans les dix directions; libre, on reste immobile. Ami, regarde le chameau (2). Ce paradoxe me frappe par son évidence. (43. )
Ne te concentre pas sur toi-même sans respirer, ô yogin planté là comme un pieu! Ne fixe pas le bout de ton nez. Insensé, jouis du Spontané et abandonne [ces] liens qui ont relent de devenir! (44. )
La pensée aussi instable que le vent et le cheval, abandonnez-la. Prenez conscience de la nature propre du Spontané et d'elle-même la pensée s'immobilisera. (45. )
Désirs, formules, traités sont voués à la destruction. Si tu cherches là où [les dieux] Brahma et Visnu avec les trois mondes au complet se dissolvent, tu seras l'absolu. (50 )
Ô toi, fils, reconnais la saveur de [ce] nectar si parfaitement inhérent au non-savoir. Ceux qui expliquent les commentaires ignorent la purification au sein du monde. (51. )
Là, l'intelligence se défait, la pensée succombe, l'orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l'illusion. Pourquoi s'y lier par la méditation ? (53.)
Regardez, écoutez, touchez, mangez, sentez, marchez, restez assis, levez-vous, [mais] renoncez au bavardage de la vie courante. Abandonnez la pensée, ne vous écartez pas de l'Un. (55 )
Suprêmement libre d'être et de non-être, c'est en Lui que s'engloutit le monde entier. Quand la pensée s'arrête, immobile, on se libère alors du cycle du devenir ! (59 )
Jouir du monde sensible, sans être pollué par le sensible, cueillir le lotus sans toucher l'eau, ainsi fait le yogin qui repose à la racine [des choses] : tout en jouissant du sensible, il ne se rend pas esclave. (64. )
Tant que le groupe des sens et du sensible ne meurt pas, l'acte fructifiera. Tant que l'on ne voit pas où l'on est, peut-on résoudre [cette] énigme ? (67. )
Celui qui s'adonne au vide et ne jouit pas [du monde] par des organes purifiés est comme une corneille qui, s'envolant d'une barque, décrit des cercles au-dessus d'elle et y retombe. (70. )
Ne t'attache pas au vide, considère comme semblables "ceci " et "cela". En vérité même la balle [minuscule] de la graine de sésame cause inévitablement tout autant de douleur qu'une épine. (75. )
En elle, il rend toute forme égale à l'espace infini, il affermit la pensée elle aussi dans la nature propre de [cette] égalité spatiale, celui qui rend sa pensée sans pensée se réjouit de la suprême nature propre du Spontané. (77. )
Le Dieu est unique, mais il est révélé en de nombreuses traditions, étant perçu selon le désir de chaque soi.(79. )
Le même à l'extérieur, le même à l'intérieur, fermement établi dans le quatorzième monde (3), l'incorporel est celé dans le corps. Qui sait ainsi est libéré. (89 )
Les ensembles, les univers, les organes sensoriels et leurs domaines spécifiques, ainsi que leurs modifications, voilà l'eau [du mirage]. Dans ces distiques toujours nouveaux, comment y aurait-il quelque secret ? (92)
" C'est moi, c'est un autre ", conçoit-on. Dépouille ce lien qui rend captif ; c'est ainsi qu'on se libère soi-même. (105 )
Le bel arbre de la Conscience-sans-dualité s'étend avec ampleur sur le triple monde.
Il fleurit en compassion, son fruit se nomme charité envers autrui." (107 )





Hindouisme / Tantrisme 1591 | 
Dohakosa de Saraha, cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.327-337 
"(1) triple falsification : sujet connaissant, objet connu et connaissance (2) le chameau qui ne cesse de s'agiter s'il est attaché, se couche si on le détache. (3) référence aux quatorze terres que franchit un bodhisattva"







T rès-Haut, Tout-Puissant, Bon Seigneur,
À vous les louanges, la gloire, l'honneur et toute bénédiction.
À vous seul, ô Très-Haut, elles sont dues,
Et aucun homme n'est digne de prononcer votre nom.

Soyez loué, Seigneur, pour toutes vos créatures,
Spécialement pour Messire le Soleil notre Frère,
Qui dispense la lumière du jour;
Il est beau, il rayonne de splendeur;
Il est vraiment, ô Très-Haut, celui qui vous révèle.

Soyez loué, Seigneur, pour notre soeur la Lune, les Étoiles;
Vous les avez formées dans le ciel, claires, précieuses et belles.
Soyez loué, Seigneur, pour notre frère le Vent,
Pour l'air et ses nuages, pour le ciel pur et pour toutes les saisons
Qui donnent à vos créatures la vie et le soutien.

Soyez loué, Seigneur, pour notre soeur l'Eau,
Si utile, si humble, si précieuse et si chaste.
Soyez loué, Seigneur, pour notre frère le Feu;
C'est par lui que vous illuminez la nuit;
Il est beau, il est gai, il est puissant et fort.

Soyez loué, Seigneur, pour notre soeur la Terre
Qui nous soutient et nous nourrit;
Elle produit des fruits, des fleurs aux mille nuances,
Ainsi que la verdure.

O vous, tous les êtres créés, louez et bénissez mon Seigneur;
Servez-le dans l'humilité!












L 'Aigle regarde sans crainte le Soleil bien en face,
et toi l'Eclat Eternel si ton coeur est pur





Divers Courants / Littérature 1495 | 
"Le Pèlerin Chérubinique" Paris 1964 







H eureux le moment ou nous serons assis dans le palais
Toi et moi,
Avec deux formes et deux visages, mais une seule ame
Toi et moi.
Les couleurs du bosquet et les voix des oiseaux
confereront l'immortalite
Au moment ou nous entrerons dans le jardin
Toi et moi.
Les etoiles du ciel viendront nous regarder;
Nous leur montrerons la lune elle-meme
Toi et moi.

Toi et moi,
Liberes de nous-memes, serons unis dans l'extase,
Joyeux et sans vaines paroles
Toi et moi.
Les oiseaux du ciel au brillant plumage
Auront le coeur devore d'envie.
Dans ce lieu ou nous firons si gaiement
Toi et moi.
Mais la grande merveille
C'est que toi et moi, blottis dans le meme nid,
Nous nous trouvions en cet instant
L'un en Iraq, et l'autre en Khorastant
Toi et moi





Islam / Soufisme 1312 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.185 







L 'amour et l'harrnonie s'unissent,
S'enlacant autour de nos Ames,
Tandis que nos branches se melent
Et que nos racines se joignent.





Divers Courants / Littérature 1311 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.185 







V oir le monde dans un grain de sable
Le ciel dans une fleur sauvage
Tenir l'infini dans la paume de ta main
L'eternite dans l'heure qui vient





Divers Courants / Littérature 1308 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.173 







T emps futurs! vision sublime!
Les peuples sont hors de l'abime,
Le desert morne est traverse.
Apres les sables, la pelouse;
Et la terre est comme une epouse,
Et l'homme est comme un fiance!

Des a present l'oeil qui s'eleve
Voit distinctement ce beau reve
Qui sera le reel un jour;
Car Dieu denouera toute chaine,
Car le passe s'appelle haine
Et I'avenir se nomme amour!

Des a present dans nos miseres
Germe l'hymen des peuples freres;
Volant sur nos sombres rameaux,
Comme un frelon que l'aube eveille,
Le progres, tenebreuse abeille,
Fait du bonheur avec nos maux.

Oh! voyez ! la nuit se dissipe.
Sur le monde qui s'Emancipe,
Oubliant Usars et Capets,
Et sur les nations nubiles,
S'ouvrent dans l'azur, immobiles,
Les vastes ailes de la paix!…





Divers Courants / Littérature 1300 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.156 







S ouveraine Majesté, Éternelle Sagesse,
Bonté douce à mon âme,
Dieu, mon Seigneur,
Qu'ordonnez-vous qu'il soit fait de moi ?

Je suis vôtre puisque vous m'avez créée,
Vôtre, puisque vous m'avez rachetée,
Vôtre, puisque vous m'avez supportée,
Vôtre, puisque vous m'avez appelée,
Vôtre, puisque vous m'avez attendue,
Vôtre, puisque je ne me suis pas perdue..

Voici mon cœur, Je le remets entre vos mains
Voici mon corps, ma vie, mon âme,
Ma tendresse et mon amour…
Si vous me voulez dans la joie,
Par amour pour vous je veux me réjouir
Si vous me commandez des travaux,
Je veux mourir à l'ouvrage.
Dites-moi seulement où, comment et quand.
Parlez, ô doux Amour, parlez.

Je suis vôtre, pour vous je suis née,
Que voulez-vous faire de moi ?





Christianisme / Catholicisme 1237 | 
poésie n°2 : dans les mains de Dieu 







D es deux un fleuve,
d'Amour le feu,
des deux le lien
aux deux commun,
coule le très suave Esprit
à mesure très égale,
inséparable.
Les Trois sont Un.
Quoi ? Le sais-tu ? Non.
Lui seul sait ce qu'Il est.

Des Trois la boucle,
est profonde et terrible
ce contour-là
jamais sens ne saisira :
là règne un fond sans fond.
Échec et mat
temps, formes et lieu !
L'anneau merveilleux
est jaillissement,
son point reste immobile.





Christianisme 1171 | 
Oeuvres, GRANUM SINAPIS, II & III 







A u commencement
au-delà du sens
là est le Verbe.
Ô le trésor si riche
où commencement fait naître
commencement !
Ô le coeur du Père
d'où à grand-joie
sans trêve flue le Verbe !
Et pourtant ce sein-là
en lui garde le Verbe. C'est vrai.

Des deux un fleuve,
d'Amour le feu,
des deux le lien
aux deux commun,
coule le très suave Esprit
à mesure très égale,
inséparable.
Les Trois sont Un.
Quoi ? Le sais-tu ? Non.
Lui seul sait ce qu'Il est.

Des Trois la boucle,
est profonde et terrible
ce contour-là
jamais sens ne saisira :
là règne un fond sans fond.
Échec et mat
temps, formes et lieu !
L'anneau merveilleux
est jaillissement,
son point reste immobile.


Ce point est la montagne
à gravir sans agir
Intelligence !
Le chemin t'emmène
au merveilleux désert,
au large, au loin,
sans limite il s'étend.
Le désert n'a
ni lieu ni temps,
il a sa propre guise.

Ce désert est le Bien
par aucun pied foulé,
le sens créé
jamais n'y est allé :
Cela est ; mais personne
ne sait quoi.
C'est ici et c'est là,
c'est loin et c'est près,
c'est profond et c'est haut,
c'est donc ainsi
que ce n'est ça ni ci.


C'est lumière, c'est clarté
c'est la ténèbre,
c'est l'innommé,
c'est l'ignoré,
libéré du début ainsi
que de la fin,
Cela gît paisiblement
tout nu, sans vêtement.
Qui connaît sa maison,
ah ! qu'il en sorte !
et nous dise sa forme.

Devient tel un enfant,
rends-toi sourd et aveugle !
Tout ton être devenir néant,
dépasse tout être et tout néant !
Laisse le lieu, laisse le temps,
et les images également !
Si tu vas par aucune voie
sur le sentier étroit,
tu parviendras jusqu'à
l'empreinte du désert.

Ô mon âme,
sors ! Dieu, entre !
Sombre tout mon être,
en Dieu qui est non-être,
sombre en ce fleuve sans fond !
Si je te fuis,
Tu viens à moi.
Si je me perds
Toi, je Te trouve,
Ô Bien suressentiel !





Christianisme 1169 | 
Oeuvres, GRANUM SINAPIS 







L 'Avatar est parfait. Il dompte la panthère,
Il console le monde, il trace le chemin.
Même quand il est homme il pense en surhumain
Son âme luit, saphir que nulle ombre n'altère.

Des planètes du gouffre aux jardins de Cythère,
Son rêve est une flamme et son verbe une main
Il montre aux malheureux l'éternel parchemin
D'où le mot Paradis illumine la Terre.

Des millions de dieux bouillonnent dans son coeur,
Sur sept infernaux il se dresse vainqueur;
La sagesse et l'amour s'épousent sur son faîte.

Quand on le crucifie il meurt en souriant.
Il porte aux affamés d'Occident et d'Orient
Le fruit d'éternité rêvé par les Prophètes.





Divers Courants / New Age 1161 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "L'AVATAR", p.176 







E ternel, mon rocher de lumière parfaite
Ta voix fait tressaillir, de la racine au faîte,
L'arbre des astres éblouis,
Et ses grands fruits de braise, au souffle de ta bouche,
S'envolent, emplissant de comètes farouches,
L'effrayante crypte des nuits 1

Mon âme, ton épouse, est parée de tendresse;
Par l'escalier des cieux que parfument ses tresses,
Elle monte comme la mer !
Son visage étincelle au Soleil de ta Gloire
Et tu tends vers l'aimée tes deux mains de victoire
Où brille l'anneau de Vesper.

0 Maître que couronne une flamme vivante,
Dans la chambre nuptiale entraîne ta servante
Dont palpitent les seins hardis.
Les éthers mêleront leurs musiques profondes,
Vos suprêmes baisers enfanteront les mondes
Et rouvriront les Paradis.

Eternel, mon triomphe! Eternel, ma Sagesse !
Sous ton trône éclatant, les firmaments s'abaissent
L'oiseau te chante dans son nid,
Tu brises les dragons du temps et de l'espace,
Dans l'horreur de la mort tu fais luire ta face,
0 Créateur de l'Infini !





Divers Courants / New Age 1160 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "L'ETERNEL", p.170 







N on, je ne puis admettre un univers sans âme
L'azur prouve le jour et la chaleur la flamme.
L'odeur de l'aigle absent reste au trou de granit,
Je sens battre en mon coeur le sens de l'infini,
J'écoute tressaillir les éternels mystères !
L'Etre a formé l'essor extatique des Sphères
Et le rutilement des célestes émails.
Le souffle universel, dans les arbres du mail
Fait chanter le loriot, et, mouette sauvage,
Vole, bleuâtre éclair, le long des verts rivages,
Le sombre bois s'empreint d'une astrale harmonie
Un regard d'ange s'ouvre au fond des insomnies.

La matière éternelle et sans intelligence
Serait restée inerte au fond d'un rêve immense
Sans un orage monstrueux d'élan vital !
Quelle haleine engendra la bête et le métal ?
Qui donc, troublant la paix de la substance unique,
Qui donc la souleva d'un essor tyrannique ?
Quel géant, capturant Isis, la vierge ailée,
Distilla dans son sein les germes étoilés ?

Les organes vivants sont une harmonie sombre,
Une lyre parfaite aux cordelles sans nombre;
Nul doigt ne peut toucher l'une des fibres, sans
Faire chanter aussi l'ensemble frémissant.
Il faut un chef d'orchestre aux vastes symphonies,
Dont tressaille le monde énorme.
Qui le nie, Sinon les nains rageurs et les coeurs aveuglés ?
De la porte Univers l'esprit seul a la clé.

Homme, tu dis que l'âme est la frêle étincelle
Dont l'éclat rentrera dans l'ombre universelle
Sans laisser une trace aux abîmes amers
Pas plus que le bateau sombrant au fond des mers.

Tu la vois cependant, cette âme misérable,
Ainsi que l'aquilon qui courbe les érables,
Incliner sous son souffle et les peuples mouvants
Et le front des songeurs sur les sommets fervents,
Tu la vois enchaîner des foules stupéfaites
Au pas mystérieux et vaste des Prophètes,
Tu la vois exalter des millions de coeurs
Parmi le tourbillon des poèmes vainqueurs,
Tu la vois étager des monuments superbes
En marbre, en toile, en bronze, en or, en chiffre, en verbe,
Et parfois reconstruire à côté du soleil
Un astre de beauté, plus chaud et plus vermeil.
Tu la vois s'enivrer de vérités conquises
Et comme l'aigle vole au dessus des banquises
Planer dans un sourire impérial, pendant
Que son ombre sacrée dompte les ans grondants.

Tu la vois dominer sous ses ailes immenses,
Les pics inviolés de l'obscur avenir,
Ainsi qu'une comète aux cheveux en démence
Elle brûle les noirs firmaments de saphir,
Elle plonge en rêvant dans le futur sublime
Sous ses regards de feu la porte de l'Abîme
S'entr'ouvre dévoilant le sort des nations.
Calme, elle veut bâtir l'éternelle Sion,
Et, pétrissant le monde énorme à son image,
Elle crée le Prophète, elle engendre le Mage !

Le sombre Himalaya que l'ouragan étreint
Comme un roi monstrueux sous un cercle d'airain
Et qui regarde fuir, du haut de son extase,
Le ruisseau des humains murmurant à sa base,
Un jour s'écroulera sous le rubis pesant
Des tonnerres, unis aux noirs fleurons des ans.
Mais toi, l'âme Immortelle, ainsi qu'une colombe,
Tu planeras, resplendissante, sur sa tombe,
Montrant à ce titan que le gouffre a dompté
Le triomphe de l'aube et de l'éternité 1

L'espace est l'atelier d'un forgeron sublime,
L'esprit de Dieu parcourt les cercles de l'Abîme,
Les souffrances sans doute engendreront demain
Sous le marteau d'azur des bonheurs surhumains,
Jéhova, l'alchimiste au masque de phosphène,
Avec les os des morts compose un vin d'aurore.
Un jour, sur les sommets brusquement radieux,
Les vivants le boiront et deviendront des dieux,
Devant le grand destin, qu'importent nos chimères !
Qu'importent la clameur des bouches éphémères !

Le monde immensément s'élance vers les cieux,
Les astres, éblouis de rêve, sont ses yeux,
Les volcans râclent son désir sur les planètes,
Dans son sang bondissant les ouragans se jettent,
Le prodigieux coeur des mers se gonfle et bat.
A travers la terreur cosmique des combats,
Tout monte, tout grandit, tout fleurit, tout aspire,
Vers la lumière sainte et l'éternel empire
L'insondable palpite au zénith des soleils
Hommes, bêtes et dieux dressent leur front vermeil,
Leurs entrailles broyées pleurent dans la clepsydre
Leur chevelure amère est fourmillante d'hydres,
Ils tombent sous l'assaut innombrable des rats.
Mais un jour un rayon sacré transformera
Sous l'oeil mystérieux des firmaments étranges
La chenille du monde en flamboyant archange.





Divers Courants / New Age 1159 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "LUMIERE L'INITIÉ", p.108-111 







T rois sages méditant erraient au bord des flots.
Le soir, tout empourpré de flamboyants sanglots,
Se laissait démembrer par les mains de l'abîme
Et sa chair de rayons ensanglantait les cimes.

L'un d'eux, dont l'oeil profond était plein de néant,
Etreignit l'univers sous son regard géant:
Il n'avait pu sentir, ce scrutateur énorme,
L'esprit d'un Dieu vibrer sous la fuite des formes
Et l'inutilité des choses l'accablait.

L'autre, sous le ciel d'or qui déjà s'étoilait,
Sous le sourire immense et magique des astres,
Rêveur malgré la vie entassant ses désastres
Mêlait son songe au choc étincelant des eaux.

Le troisième, à travers le mystique réseau
Des ombres s'enlaçant avec les transparences,
Semblait, rayon vainqueur, briser les apparences
Et porter, dans le monde infâme, le flambeau
Souverain de son clair et colossal cerveau.
Le regard d'un devin sous son sourcil d'augure.

Il émergeait du fond des cavernes obscures
Où d'âpres visions enivrèrent ses nuits.

Pendant que les oiseaux, perles évanouies,
Noyaient leur blanche forme au profond de l'espace
Ils parlèrent tous trois dans l'abîme rapace...





Divers Courants / New Age 1158 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "LES TROIS SAGES", p. 103 







L e formidable éclair de Dieu
Se déverse dans mes prunelles
Et j'entends au paradis bleu
Battre d'immesurables ailes.

Au loin grondent les flots du doute.
Ecarte les avec dédain.
Que ta troisième oreille écoute
Les oiseaux flammes de l'Eden.

“ Dieu n'existe point, dit l'onagre,
Puisque le mal est exalté ! ”
Je réponds “ Bel esprit,
Que fais tu de ta liberté ! ”

Entre les forêts et les sables
Songe le libre arbitre humain.
Homme, tu te sens responsable
Totalement de ton chemin.

Le doute dit: “ Dieu est injuste
Dès l'écart du matin natal,
L'un est génial, l'autre tout juste
Au niveau du souffle animal ”.

Je réponds: “ L'immortelle essence
Illumine l'être éclipsé;
L'homme reçoit dès sa naissance
Tous les échos de son passé.

Je ressuscite avec la Troie
De mes errements d'autrefois
Ou de mes élans vers la grâce
Qui couronne les sages?rois.

De vie en vie et d'âge en âge
La justice immuablement
Règle l'esprit et son voyage
Vers l'ineffable firmament.

Ne doute pas, humain! confesse
La consolante vérité.
Tu montes, tu montes sans cesse
Vers l'amour et l'éternité ! ”





Divers Courants / New Age 1157 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "DIALOGUE", p75-76 







L a lumière insolite enfonce dans mon front
Sa spirale de rêve où les cieux fleuriront
Et le frissonnement des ailes angéliques
Fait palpiter les flots au fond des sombres criques.

L'espace fabuleux, l'éclatant firmament
S'enfoncent dans mon être inexorablement
Comme un torrent de feu tombant dans un ciboire.

Mon âme est la fontaine où les titans vont boire,
Et je munis à Dieu dans un cri de victoire.





Divers Courants / New Age 1156 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p.73 







L e mental, qui bondit, fouetté
Par la démence des orages,
Doit être pris dans la clarté
Du Moi, destructeur de mirages.

La lumière qui brille en nous
Est la lumière universelle.
Contemplez les grands brasiers fous
D'où s'élancent les Etincelles !

Le Père des globes embrasse
Le Père de l'esprit vivant,
Et l'oiseau lyre de la grâce
Descend dans la stupeur des vents.

Comme un aigle géant aux envolées profondes
L'esprit plane au dessus du tourbillon des mondes.





Divers Courants / New Age 1155 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "MAXIMES", p. 71 







U n chant lointain dans l'ombre,
Des étoiles sans nombre
Illuminant le ciel
Voilà l'essentiel.

De sublimes pensées,
Par l'Eternel bercées
Dans un flot de cristal,
C'est le supramental.

La joie incandescente
Qui fit blêmir le Dante,
Dont Hugo frissonna,
Voilà le Nirvâna.





Divers Courants / New Age 1154 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p. 69 







L e saint qui méditait sous le palmier paisible
A reçu dans son coeur une balle égarée;
Il meurt en s'écriant “ 0 lumière invisible,
Quel bonheur de s'enfuir dans ta gloire adorée! ”

Tu ressusciteras, mystérieux ermite,
Dans la joie et la force avec un corps nouveau.
Tu boiras dans ton âme un azur sans limites,
Ton vol dépassera les fabuleux niveaux !

Le fantôme qui passe, au large des Comores,
Gronde pour conquérir l'ineffable absolu,
Il faut monter plus haut que l'ombre et que l'aurore
Et ne rien désirer, pas même son salut !

0 fantôme, je suis la porte des Elus !





Divers Courants / New Age 1153 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p 53 







L e vent souffle dans les abîmes,
Le vent noir de l'éternité !
Il rose les dieux et les cimes...
Que l'oubli vienne m'emporter !

J'ai perdu les astres sublimes,
Le Christ des mondes m'a quitté...
La Terre fourmille de crimes...
Que la mort vienne m'emporter !

Je verse les larmes ultimes,
Sur la terrestre humanité.
La vie est elle légitime ?
Le vent de Dieu va m'emporter.





Divers Courants / New Age 1152 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "LE VENT DE DIEU", p 39 







L a lumière sereine envahit le ciel noir,
Le quadrige soleil se cabre dans l'aurore
Les ailes des oiseaux, plus vastes que l'espoir,
Abandonnent aux mers un refrain de mandore.

Pourquoi vouloir rester sur le sol des vivants
Quand les cris de l'humain deviennent frénétiques ?
Pourquoi ne pas goûter, loin du chemin des vents,
La divine sérénité des monts antiques ?

L'orchestre des rayons aiguise ses bémols.
Des yeux s'ouvrent hagards dans les airs et les ondes.
Archanges, mes amis, déployez votre vol
Pour emmener mon âme au delà des Trois Mondes !





Divers Courants / New Age 1151 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "POURQUOI ?", p 30 







A bsorbe moi dans tes souhaits spirituels
Afin que dans ton coeur tu vois grandir le ciel.
Tu chemines, pieds nus, sur l'herbe de mon âme,
La lumière de Dieu dans ton regard m'enflamme
Montons d'un pas serein vers les cimes, la fée
Palpite entre les mains flamboyantes d'Orphée
Et son cri de plaisir perce la nuit sans fin...

Prêtez moi votre vol, terribles séraphins,
Pour que je puisse transfigurer les maudits.

J'entends chanter le rossignol des paradis





Divers Courants / New Age 1150 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p 29 







L e présent et le passé tissés avec
Des fils colorés empruntés à l'avenir.
C'est ce que tu enseignes, ô lune,
Hamac accroché à deux astres,
Montre où sonnent les heures de Lucifer
Loupe brillante du savant !

C'est aussi ce que rugissent les cymbales d'or du Soleil
Quand elles se heurtent dans l'espace azuré de mon crâne.

Mon âme s'éveille à la berceuse que murmure la Mère Eternité.

J'ai pris la lumière dans ma main
La clarté m'a pris dans ses cheveux
Et nous sommes allés tous les deux
Dans les bleus espaces sans chemin

Jusqu'au centre où fleurit le lotus surhumain
0 humain, moins qu'humain, plus qu'humain !





Divers Courants / New Age 1149 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "EVEIL", p 21 







S ur la mer infinie et la brise insensée,
Vers le ciel farouche où brûle la Pensée,
Vers les étoiles amoureuses,
Gypaète augural, je dirai aux éclairs:
Je veux le seul Vivant, le seul Grand, le seul Clair,
Malgré les gouffres qui se creusent !

La lune au sein de miel, et Vénus de turquoise,
Saturne où des clartés sinistres s'entrecroisent,
Jupiter, saphir triomphal,
Mercure qui chatoie ainsi qu'un lac de songe,
Mars tout gonflé de sang comme une sombre éponge,
Et, toi, Pluton, astre fatal,

Uranus dévorant, Neptune idéaliste,
Proserpine écartant ses voiles d'améthyste,
Et les planètes inconnues
Jusqu'au brûlant Hercule, en margelle du vide,
Je les dépasserai, comme un aigle splendide,
A travers la terreur des nues.

Album de l'invisible aux milliards d'images,
Ouvrez devant mes yeux vos flamboyantes pages,
Volcan qui rugit et qui bout,
Je transfigurerai vos harmonies énormes,
Par delà les éons, les nombres et les formes
Et je deviendrai le Grand Tout !





Divers Courants / New Age 1148 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, poeme intitule "DÉPASSEMENT", p 12 







D ieu dont le souffle immense inspire mon délire,
Je veux te visiter,
Plus loin que les lointains où les astres pâlirent,
Jusque dans ta cité.

je monterai, malgré les étoiles sauvages,
Vers ton palais d'azur;
Et le ciel offrira son écrin sans rivages
A mon diamant pur.

Le monde se dissipe ainsi qu'un noir fantôme...
Son livre, je l'ai lu !
Moi, pontife géant, sur le mont des Axiomes,
Je boirai l'Absolu





Divers Courants / New Age 1147 | 
François BROUSSE, “ L’aigle blanc d’Altaïr ”, éd. La Licorne Ailée, 1987, p1 







Q uand le moment viendra d'aller trouver les morts,
J'aurai vécu sans soin, et mourrai sans remords.





Divers Courants / Littérature 996 | 
Extrait de la fable Le songe d'un habitant du Mogol 







L orsqu'on jette un regard sur la création, une sorte de musique mystérieuse apparaît sous cette géométrie splendide ; la nature est une symphonie ; tout y est cadence et mesure ; et l'on pourrait presque dire que Dieu a fait le monde en vers.




Divers Courants / Littérature 927 | 
Faits et croyances, p.186, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 







L a contemplation de la nature fait les poètes ; la méditation de la destinée fait les penseurs. Le poète et le penseur regardent chacun un côté du mytère. Dieu est derrière le mur.




Divers Courants / Littérature 926 | 
Faits et croyances, p.182, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 







L a poésie est de toutes les choses humaines la plus voisine des choses divines.




Divers Courants / Littérature 925 | 
Faits et croyances, p.180, in Océan, Éd.Robert Laffont coll. Bouquins 







C haque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière.




Divers Courants / Littérature 924 | 
Les contemplations 







Z iqi de Nanguo, accoudé sur un guéridon,
En extase, comme privé de son compagnon,
Soupirait doucement vers le ciel.
Yancheng Ziyou, debout à ses côtés :
"Que se passe t-il ?
Peux tu faire de ton corps un bois sec
Et de ton esprit (xin) une cendre morte ?
Cet homme accoudé n'est point celui d'hier ! "
Ziqi répondit :
" A l'instant, le sais-tu, j'ai perdu mon moi.
De l'homme tu entends le chant,
Mais de la terre rien encore.
Et, si de la terre tu entends la rumeur,
Au Ciel, ô combien sourd tu demeures ! "





Taoisme 823 | 
Zhuangzi, chap.II, traduction par Isabelle Robinet 







L e malheur porte le bonheur
Le bonheur sous-tend le malheur
Dira-t-on que vus de très haut
Marcher droit et dévier demeurent?
Le normal se fait monstrueux
Le bénéfique maléfique
C'est dans la nuit des temps que l'homme
A commencé de s'égarer.





Taoisme 193 | 
Tao-tê-king, chapitre 58, texte chinois présenté et traduit par François Houang et Pierre Leyris, coll. Sagesses 16, Seuil, Paris. 







A bandonne l'étude (le xué confucéen) et par là le souci
En quoi différent oui et non?
En quoi diffèrent bon et mauvais?
Ce qui effraie autrui, dois-je m'en effrayer?
Quelle insondable absurdité!
Chacun s'échauffe et se dilate
Comme s'il festoyait au sacrifice du bœuf
Ou montait sur les tours du printemps
Moi seul demeure en paix, imperturbable
Comme un petit enfant qui n'a pas encore ri
Seul, détaché comme un sans-logis
Chacun amasse et thésaurise
Moi seul parais démuni
Quel innocent je fais!
Quel idiot je suis!
Chacun paraît malin malin
Moi seul me tais me tais
Fluctuant comme la mer
Je vais et viens sans cesse
À chacun quelque affaire
Moi seul je m'en abstiens
Incivil et têtu
Pourquoi si singulier?
Je sais téter ma Mère.





Taoisme 147 | 
Tao-tê-king, § 20, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.7. 





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En savoir + : Poemes : Définition et Iconographie




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