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Citations spirituelles et philosophiques de la Philosophie

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218  citations  | Page 2 / 5





I l faut en outre retenir que l’âme est la cause principale de la sensibilité. Mais elle ne pourrait pas l’être si elle n’était pas en quelque sorte abritée par l’organisme. Celui-ci, en permettant à l’âme de produire la sensibilité, en reçoit sa part, pas cependant de toutes les propriétés qu’elle possède. C’est pourquoi il perd la sensibilité sitôt que l’âme se retire. Car le corps n’a pas acquis de lui-même cette faculté, mais c’est l’âme, née avec lui, qui la lui a procurée. Quand elle a, grâce à l’excitation, pleinement développé sa puissance, elle acquiert la sensibilité que, par suite de leur contiguïté et conformité, elle communique au corps, comme je l’ai déjà dit.




Philosophie / Epicurisme 1660 | 
Lettre à Hérodote 







A près cela il faut reconnaître, en se référant aux sensations et aux sentiments — car en procédant ainsi on arrivera à la certitude inébranlable — que l’âme est un corps composé de particules subtiles, qui est disséminé dans tout l’agrégat constituant notre corps et qui ressemble de plus à un souffle mêlé de chaleur, se rapprochant en partie de l’un, en partie de l’autre. Mais une certaine partie de l’âme se distingue notablement de ces dernières propriétés par sa ténuité extrême et est de la sorte mêlée plus intimement à notre corps.




Philosophie / Epicurisme 1659 | 
Lettre à Hérodote 







L 'attention est nécessaire à tout, jusque dans les plaisirs même.




Philosophie / Stoïcisme 1658 | 
Entretiens, livre IV, XLIV, Traduction André Dacier 







N ous écrivons de belles maximes ; mais en sommes-nous bien pénétrés, et les mettons-nous en pratique ?




Philosophie / Stoïcisme 1657 | 
Entretiens, livre IV, XXII, Traduction André Dacier 







L e sage sauve sa vie en la perdant.




Philosophie / Stoïcisme 1656 | 
Entretiens, livre IV, III, Traduction André Dacier 







C hasse tes désirs, tes craintes, et il n'y aura plus de tyran pour toi.




Philosophie / Stoïcisme 1655 | 
Entretiens, livre III, XVI, Traduction André Dacier 







L 'homme de bien, le véritable sage, se souvenant toujours qui il est, d'où il vient, et qui l'a créé, garde toujours son poste, et ne cherche qu'à montrer son obéissance aux dieux, en leur disant : « Vous voulez que je sois encore ici, j'y demeure. Vous voulez que j'en sorte, j'en sors. Car, comme je n'y suis que pour vous, je n'en sors non plus que pour vous, et j'ai toujours devant les yeux et vos commandements et vos défenses. […]
Les dieux me laissent dans la pauvreté, dans la bassesse, dans la captivité. Ce n'est point par haine pour moi, car où est le maître qui haïsse un serviteur fidèle ? Ce n'est pas non plus par négligence, car ils ne négligent pas les plus petites choses. Mais ils veulent m'éprouver, ils veulent voir s'il y a en moi un bon soldat, un bon citoyen ; enfin ils veulent que je leur serve de témoin auprès des autres hommes.





Philosophie / Stoïcisme 1654 | 
Entretiens, livre III, LX & LXI, Traduction André Dacier 







S ouviens-toi toujours de ce qu'Eumée dit dans Homère à Ulysse qu'il ne reconnaissait point et qui le remerciait de ses bons traitements. « Étranger, il ne m'est pas permis de mépriser, de maltraiter un étranger qui vient chez moi, quand même il serait dans un état plus vil et plus méprisable que celui où tu es, car les étrangers et les pauvres viennent des dieux. » Dis la même chose à ton frère, à ton père, à ton prochain : « II ne m'est pas permis d'en user mal avec vous, quand vous seriez encore pis que vous n'êtes, car vous venez des dieux. »




Philosophie / Stoïcisme 1653 | 
Entretiens, livre III, XIX, Traduction André Dacier 







S i je résiste à une belle femme qui est prête à m'accorder ses faveurs, je me dis à moi- même : Voilà qui va bien, Épictète, cela vaut mieux que d'avoir réfuté le sophisme le plus subtil. Si je résiste à ses avances et que je repousse ses caresses, je puis me glorifier de cette victoire bien plus que d'avoir triomphé de tous les syllogismes les plus embarrassants... Mais comment résister à une tentation si pressante ? Il ne faut pour cela que vouloir te plaire à toi-même, et être beau aux yeux des dieux. Il ne faut que vouloir conserver la pureté du corps et de l'âme.




Philosophie / Stoïcisme 1652 | 
Entretiens, livre II, XLVI, Traduction André Dacier 







S i nous voulons être philosophes véritablement, réglons notre volonté sur les événements de telle sorte que nous soyons toujours contents et de ce qui arrive, et de ce qui n'arrive point.




Philosophie / Stoïcisme 1651 | 
Entretiens, livre II, XXXII, Traduction André Dacier 







N e faut-il pas que je me venge et que je rende le mal qu'on m'a fait ? -- Eh ! mon ami, on ne t'a point fait de mal, puisque le bien et le mal ne sont que dans ta volonté. D'ailleurs, si un tel s'est blessé lui-même en te faisant injustice, pourquoi veux-tu te blesser aussi toi-même en la lui rendant ?




Philosophie / Stoïcisme 1650 | 
Entretiens, livre II, XXVIII, Traduction André Dacier 







J e compose de beaux dialogues, je fais de bons livres. -- Eh ! mon ami, montre-moi plutôt que tu domptes tes passions, que tu règles tes désirs, et que tu suis la vérité dans tes opinions. Assure-moi que tu ne crains ni la prison, ni l'exil, ni la douleur, ni la pauvreté, ni la mort. Sans cela, quelques beaux livres que tu fasses, sois bien persuadé que tu n'es encore qu'un ignorant.




Philosophie / Stoïcisme 1649 | 
Entretiens, livre II, IV, Traduction André Dacier 







S i nous avions du sens, nous ne ferions autre chose toute notre vie, et en public, et en particulier, que de rendre grâces à la Providence pour tous les biens que nous en avons reçus, et dont nous jouissons à tous les moments de notre vie. Oui, en bêchant, en labourant, en mangeant, en nous promenant, en nous levant, en nous couchant, à chaque action nous nous écrierions : « Que la Providence est grande ! » Tout retentirait du son de ces paroles divines : « Que la Providence est grande ! » Mais vous êtes ingrats et aveugles. Il faut donc que je le dise pour vous tous, et que vieux, boiteux, pauvre et infirme, je dise sans cesse : « Que la Providence est grande ! »




Philosophie / Stoïcisme 1648 | 
Entretiens, livre I, XLVI, Traduction André Dacier 







N 'es-tu pas persuadé que toutes les choses du monde ont entre elles une liaison ? -- Oui. -- N'es-tu pas persuadé que les choses terrestres sont régies par les célestes ? -- Oui. -- En effet, tu vois que toutes les choses de la nature arrivent dans les temps marqués, toutes les saisons arrivent dans leur temps. A l'approche et à la retraite du soleil, quand la lune croît ou décroît, toute la face de la nature change. Puis donc que toutes les choses de ce bas monde, et nos corps mêmes sont si liés et si unis avec le tout, comment peux-tu t'imaginer que notre âme, bien plus divine que tout cet univers, en soit seule détachée, et qu'elle ne soit pas unie et liée avec la divinité qui l'a créée ?




Philosophie / Stoïcisme 1647 | 
Entretiens, livre I, XLI, Traduction André Dacier 







P uisque l'homme libre est celui à qui tout arrive comme il le désire, me dit un fou, je veux aussi que tout m'arrive comme il me plaît. -- Eh ! mon ami, la folie et la liberté ne se trouvent jamais ensemble. La liberté est une chose non seulement très belle, mais très raisonnable, et il n'y a rien de plus absurde ni de plus déraisonnable que de former des désirs téméraires et de vouloir que les choses arrivent comme nous les avons pensées. […]. Non, mon ami : la liberté consiste à vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent.




Philosophie / Stoïcisme 1646 | 
Entretiens, livre I, XXXV, Traduction André Dacier 







L 'homme dans cette vie doit être le spectateur de son essence et des ouvrages de la divinité, son interprète et son panégyriste. Et toi, malheureux, tu commences et tu finis par où les bêtes commencent et finissent, tu vois sans sentir. Finis donc par où la divinité a fini en toi. Elle a fini en te donnant une âme intelligente et capable de la connaître. Sache donc t'en servir ; ne sors point de ce spectacle si admirable, sans avoir fait que l'entrevoir. Vois, connais, loue, bénis.




Philosophie / Stoïcisme 1645 | 
Entretiens, livre I, XXIII, Traduction André Dacier 







N ous craignons tous la mort du corps ; mais la mort de l'âme, qui est-ce qui la craint ?




Philosophie / Stoïcisme 1644 | 
Entretiens, livre I, XX, Traduction André Dacier 







N ous sommes composés de deux natures bien différentes : d'un corps qui nous est commun avec les bêtes, et d'un esprit qui nous est commun avec les dieux. Les uns penchent vers cette première parenté, s'il est permis de parler ainsi, parenté malheureuse et mortelle. Et les autres penchent vers la dernière, vers cette parenté heureuse et divine. De là vient que ceux-ci pensent noblement, et que les autres, en beaucoup plus grand nombre, n'ont que des pensées basses et indignes. -- Que suis-je, moi ? Un petit homme très malheureux ; et ces chairs, dont mon corps est bâti, sont effectivement très chétives et très misérables. -- Mais tu as en toi quelque chose de bien plus noble que ces chairs. Pourquoi, t'éloignant donc de ce principe si élevé, t'attaches-tu à ces chairs ? Voilà la pente de presque tous les hommes, et voilà pourquoi il y a parmi eux tant de monstres, tant de loups, tant de lions, tant de tigres, tant de pourceaux. Prends donc garde à toi, et tâche de ne pas augmenter le nombre de ces monstres.




Philosophie / Stoïcisme 1643 | 
Entretiens, livre I, XVII, Traduction André Dacier 







C ommence donc dès aujourd'hui à te juger digne de vivre comme un homme, et comme un homme qui a déjà fait quelque progrès dans la sagesse, et que tout ce qui te paraîtra très beau et très bon soit pour toi une loi inviolable. S'il se présente quelque chose de pénible ou d'agréable, de glorieux ou de honteux, souviens-toi que le jour de la lutte est venu, que les jeux olympiques sont ouverts, qu'il n'est plus temps de différer, et que, d'un moment et d'une seule action de courage ou de lâcheté, dépendent ton avancement ou ta perte. C'est ainsi que Socrate est parvenu à la perfection, en faisant servir toutes choses à son avancement, et en ne suivant jamais que la raison. Pour toi, bien que tu ne sois pas encore Socrate, tu dois pourtant vivre comme quelqu'un qui veut le devenir.




Philosophie / Stoïcisme 1642 | 
Pensées, Chap.I, 79, Traduction André Dacier 







N e te dis jamais philosophe, et ne débite point de belles maximes devant les ignorants ; fais plutôt ce que ces maximes prescrivent. […]
Demeure ferme dans la pratique de toutes ces maximes, et obéis-leur comme à des lois que tu ne peux violer sans impiété.





Philosophie / Stoïcisme 1641 | 
Pensées, Chap.I, 72 & 78, Traduction André Dacier 







S i ton imagination te présente l'image de quelque volupté, alors, comme toujours, veille sur toi, de peur qu'elle ne t'entraîne. Que cette volupté t'attende un peu, et obtiens de toi-même quelque délai. Ensuite compare les deux moments, celui de la jouissance et celui du repentir qui la suivra, et des reproches que tu te feras à toi-même, et oppose-leur la satisfaction que tu goûteras et les louanges que tu te donneras si tu résistes. Si tu trouves qu'il soit temps pour toi de jouir de ce plaisir, prends bien garde que ses amorces et ses attraits ne te désarment et ne te séduisent, et oppose-leur ce plaisir plus grand encore de pouvoir te rendre le témoignage que tu les as vaincus.




Philosophie / Stoïcisme 1640 | 
Pensées, Chap.I, 28, Traduction André Dacier 







P rends bien garde qu'en voyant quelqu'un comblé d'honneurs, ou élevé à une grande puissance, ou florissant de quelque autre manière, prends bien garde, dis-je, qu'emporté et séduit par ton imagination, tu ne le trouves heureux. Car, si l'essence du véritable bien consiste dans les choses qui dépendent de nous, ni l'envie, ni l'émulation, ni la jalousie n'auront plus de lieu, et toi-même, tu ne voudras être ni général, ni sénateur, ni consul, mais libre ; or, une seule voie y mène : le mépris des choses qui ne dépendent point de nous.




Philosophie / Stoïcisme 1639 | 
Pensées, Chap.I, 28, Traduction André Dacier 







S ouviens-toi que tu dois te conduire dans la vie comme dans un festin. Un plat est-il venu jusqu'à toi ? étendant ta main avec décence, prends-en modestement. Le retire-t-on ? ne le retiens point. N'est-il point encore venu ? n'étends pas au loin ton désir, mais attends que le plat arrive enfin de ton côté. Uses-en ainsi avec des enfants, avec une femme, avec les charges et les dignités, avec les richesses, et tu seras digne d'être admis à la table même des dieux. Et si tu ne prends pas ce qu'on t'offre, mais le rejettes et le méprises, alors tu ne seras pas seulement le convive des dieux, mais leur égal, et tu régneras avec eux. C'est en agissant ainsi que Diogène, Héraclite et quelques autres ont mérité d'être appelés des hommes divins, comme ils l'étaient en effet.




Philosophie / Stoïcisme 1638 | 
Pensées, Chap.I, 23, Traduction André Dacier 







C e qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont. Par exemple, la mort n'est point un mal, car, si elle en était un, elle aurait paru telle à Socrate, mais l'opinion qu'on a que la mort est un mal, voilà le mal. Lors donc que nous sommes contrariés, troublés ou tristes, n'en accusons point d'autres que nous-mêmes, c'est-à-dire nos opinions.




Philosophie / Stoïcisme 1637 | 
Pensées, Chap.I, 10, Traduction André Dacier 







S ouviens-toi que la fin de tes désirs, c'est d'obtenir ce que tu désires, et que la fin de tes craintes, c'est d'éviter ce que tu crains. Celui qui n'obtient pas ce qu'il désire est malheureux, et celui qui tombe dans ce qu'il craint est misérable. Si tu n'as donc de l'aversion que pour ce qui est contraire à ton véritable bien, et qui dépend de toi, tu ne tomberas jamais dans ce que tu crains. Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras misérable. Transporte donc tes craintes, et fais-les tomber des choses qui ne dépendent point de nous, sur celles qui en dépendent ; et, pour tes désirs, supprime-les entièrement pour le moment. Car, si tu désires quelqu'une des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu seras nécessairement malheureux ; et, pour les choses qui sont en notre pouvoir, tu n'es pas encore en état de connaître celles qu'il est bon de désirer. En attendant donc que tu le sois, contente-toi de rechercher ou de fuir les choses, mais doucement, toujours avec des réserves, et sans te hâter.




Philosophie / Stoïcisme 1636 | 
Pensées, Chap.I, 7, Traduction André Dacier 







O n se cherche des retraites a la campagne, sur les plages, dans, les montagnes. Et toi-meme, tu as coutume de desirer ardemment ces lieux d'isolement.
Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion, puisque tu peux, a l'heure que tu veux, te retirer en toi-meme.
Nulle part, en effet, l'homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son ame, surtout s'il possede, en son for interieur, ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquerir aussitot une quietude absolue, et par quietude je n'entends rien d'autre qu'un ordre parfait.





Philosophie / Stoïcisme 1302 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.166 







U ne est la lumiere du soleil, bien qu'elle se laisse separer par des murs, des montagnes et mille autres obstacles.
Une est la substance universelle, bien qu'elle se separe en combien de milliers de corps particuliers.
Un est le souffle vital, bien qu'il se separe en des milliers de natures et de particulieres delimitations. Une est l'ame intelligente, bien qu'elle paraisse se partager.





Philosophie / Stoïcisme 1296 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.143 







I l est sage de savoir que tout est UN.




Philosophie 1295 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.143 







C raint-on la transformation ? Mais sans transformation que peut il se produire? Qu'y a-t-il de plus cher et de plus familier a la nature universelle?
Toi-meme, peux-tu prendre un bain chaud, si le bois ne subi aucune transformation? Peux-tu te nourrir, si les aliments ne subissent aucune transformation? Et quelle est celle des autre choses utiles qui peut s'accomplir sans transformation ? Ne vois-tu donc pas que ta propre transformation est un fait pareillement necessaire a la nature universelle ?





Philosophie / Stoïcisme 1291 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.131 







C onnaitre, c'est ou bien monter au ciel et voir, ou bien plonger en soi-meme pour recevoir le ciel et se souvenir.




Philosophie / Ecole Pythagoricienne 1285 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.116 







L e corps est un tombeau pour l'ame pour celui qui ne sait s'ouvrir.




Philosophie / Platonisme 1284 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.115 







O l'art admirable! Tu sais mesurer ce qui est rond, tu sais reduire a un carre toute figure proposee, tu connais la distance des astres entre eux. Il n'est rien que tu ne puisses mesurer. Si tu es fort, mesure un peu l'ame de l'homme, dis-moi sa grandeur, dis-moi sa petitesse. Tu sais ce qu'est une ligne droite. A quoi bon, si tu ignores ce qu'est, dans la vie, la droiture ?




Philosophie / Stoïcisme 1281 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.112 







S e moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher




Philosophie 1279 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.96 







C rois-tu qu'en te rendant philosophe tu pourras semblablement manger, pareillement boire, avoir les memes desirs, les memes aversions? Il faut veiller, peiner, se separer des siens, souffrir le mepris d'un jeune esclave, etre raille par les premiers venus, avoir en tout le dessous, dans les honneurs, dans les charges publiques, devant les juges; et dans la moindre affaire.
Pose tout cela, si tu veux recevoir en echange l'impassibilite, la liberte, le calme. Sinon, n'approche pas, de peur que, comme les enfants, tu ne sois maintenant philosophe, plus tard percepteur, ensuite rheteur, puis procurateur de Cesar. Tout cela ne s'accorde pas. Il faut que tu sois un seul homme, ou bon ou mauvais. Il faut cultiver, ou le gouvemement de toi-meme ou les choses du dehors, t'appliquer aux choses interieures ou aux choses exterieures, c'est-a-dire tenir le role de philosophe ou de particulier.





Philosophie / Stoïcisme 1278 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.95 







C onduite et caractere de l'homme vulgaire : ll n'attend jamais de lui-meme profit ou dommage, mais des choses exterieures. Conduite et caractere du philosophe: il n'attend tout profit et tout dommage que de lui-meme.




Philosophie / Stoïcisme 1277 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.93 







L a philosophie consiste en ceci : a veiller a ce que le genie qui est en nous reste sans outrage et sans dommage, et soit au-dessus des plaisirs et des peines; a ce qu'il ne fasse rien au hasard, ni par mensonge ni par faux-semblant; a ce qu'il ne s'attache point a ce que les autres font ou ne font pas. Et, en outre, a accepter ce qui arrive et ce qui lui est devolu, comme venant de la meme d'ou lui-meme est venu.




Philosophie / Stoïcisme 1276 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.92 







D e meme qu'avec une petite taille on peut etre un homme accompli, une vie peut etre breve mais accomplie. L'age fait partie des choses exterieures. La duree de ma vie ne depend pas de moi. Vivre pleinement ne depend que de moi. Demande-moi de ne pas traverser les jours de ma vie dans une bassesse comparable aux tenebres. Que je mene ma vie et que ce ne soit pas elle qui me mene!




Philosophie / Stoïcisme 1274 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.75 







P ar bien des chemins et de bien des facons j'ai decouvert ma sagesse : ce n'est pas par une seule echelle que j'ai atteint la hauteur d'ou j'ai pu plonger mon regard dans mes lointains.
Et ce n'est que de mauvais gre que je demandais mon chemin. Cela me contrariait toujours !
je preferais interroger et essayer les chemins moi-meme.
Une tentative et une interrogation, voila ce que fut ma marche, et en verite il faut aussi apprendre a repondre a une telle interrogation!
Cela est mon gout: ni bon, ni mauvais, mais mon gout, dont je n'ai plus honte et que je ne cache plus.
"Or ceci est mon chemin, ou est donc le votre ?"
VoilA ce que je repondais a ceux qui me demandaient le chemin.
Le chemin, en effet, il n'existe pas.
Ainsi parlait Zarathoustra.





Philosophie 1252 | 
Le grand livre de la sagesse, ediction le cherche midi editeur, p.21 







D eux excès : exclure la raison, n'admettre que la raison.




Philosophie 1246 | 
Pensées 







S i l'un des Dieux te disait:« Tu mourras demain ou, en tout cas, après-demain », tu n'attacherais plus une grande importance à ce que ce soit dans deux jours plutôt que demain, à moins d'être le dernier des rustres, car qu'est-ce que ce délai. De même, ne crois pas que mourir dans beaucoup d'années plutôt que demain, soit de grande importance.




Philosophie / Stoïcisme 1089 | 
Livre IV,47, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







N 'agis point comme si tu devais vivre des milliers d'années. L'inévitable est sur toi suspendu. Tant que tu vis, tant que cela t'est possible, deviens homme de bien.




Philosophie / Stoïcisme 1088 | 
Livre IV,17, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







C reuse au-dedans de toi. Au-dedans de toi est la source du bien, et une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours.




Philosophie / Stoïcisme 1087 | 
Livre VII,49, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







Q uand tu devrais vivre trois fois mille ans, et même autant de fois dix mille ans, souviens-toi pourtant que nul ne perd une vie autre que celle qu'il vit, et qu'il ne vit pas une vie autre que celle qu'il perd. Par là, la vie la plus longue revient à la vie la plus courte...




Philosophie / Stoïcisme 1086 | 
Livre II,14, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







L a perte de la vie n'est pas autre chose qu'une transformation.




Philosophie / Stoïcisme 1085 | 
Livre IX,35, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







C e n'est pas dans ce qu'il éprouve mais dans ce qu'il accomplit que se trouvent le bien et le mal d'un être raisonnable et social, tout comme la vertu et le vice ne sont pas pour lui dans ce qu'il subit mais dans ce qu'il accomplit.




Philosophie / Stoïcisme 1084 | 
Livre VIII,56, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







L a perfection morale consiste et ceci: à passer chaque jour comme si c'était le dernier, à éviter l'agitation, la torpeur, la dissimulation.




Philosophie / Stoïcisme 1083 | 
Livre VII,68, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







T u peux, à l'heure que tu veux, te retirer en toi-même.




Philosophie / Stoïcisme 1082 | 
Livre IV,3, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







N e jamais embrouiller ni abasourdir par une foule d'images le génie intérieur qui réside au fonde de sa poitrine,...




Philosophie / Stoïcisme 1081 | 
Livre III,16, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







S i ce n'est pas convenable, ne le fais pas; si ce n'est pas vrai, ne le dis pas. Que la décision provienne de toi.




Philosophie / Stoïcisme 1080 | 
Livre XII,17, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







I l ne s'agit plus du tout de discourir sur ce que doit être l'homme de bien, mais de l'être.




Philosophie / Stoïcisme 1079 | 
Livre X,16, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 





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