Patrimoine  Mondial  des religions, traditions et courants de pensée



Citations spirituelles et philosophiques de la Philosophie

Onelittleangel > Philosophie
218  citations  | Page 3 / 5





V eilles à ce que soit toujours conservé pur ton génie intérieur,…




Philosophie / Stoïcisme 1078 | 
Livre III,12, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







Q uant à ta soif de livres, rejette-la, afin de ne pas mourir en murmurant, mais véritablement apaisé et le coeur plein de gratitude envers les Dieux.




Philosophie / Stoïcisme 1077 | 
Livre II,3, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier. 







O r celui qui se laisse corrompre par le plaisir ou la douleur a tôt fait de perdre de vue le principe, le but et la cause de tout ce qu'il doit choisir ou accomplir, car le vice est destructeur du principe.




Philosophie / Aristotélisme 1076 | 
(Livre 6 - p.152) Ethique à Nicomaque (Editions Presse Pocket. 1992. Traduit par Jean Defradas) 







C 'est en nous abstenant des plaisirs que nous devenons tempérants, et en l'étant devenus que nous somme le plus capables de nous en abstenir; de même pour le courage: c'est en nous habituant à mépriser la peur et à résister que nous devenons courageux, et en l'étant devenus que nous serons le plus capable de résister à la peur. (Livre 2 - p.57)




Philosophie / Aristotélisme 1075 | 
Ethique à Nicomaque (Editions Presse Pocket. 1992. Traduit par Jean Defradas) 







N 'entendons-nous rien encore du bruit des fossoyeurs qui enterrent Dieu? Ne sentons-nous rien encore de la décomposition divine? - les dieux, eux aussi, se décomposent! Dieu est mort! Dieu reste mort! Et c'est nous qui l'avons tué!




Philosophie 1074 | 
Le Gai Savoir, 1882-1887 [livre 3e, § 125, trad. H. Albert et J. Lacoste, coll. "Bouquins", Robert Laffont, p. 132] 







Q uelque chose pense, mais que ce quelque chose soit justement l'antique et fameux "je", voilà, pour nous exprimer avec modération, une simple hypothèse, une assertion, et en tout cas pas une "certitude immédiate".




Philosophie 1073 | 
Par-delà le bien et le mal, 1886 [1re partie, § 17, trad. C. Heim] 







S i on entend aujourd'hui louer quelqu'un de vivre en "sage" ou en "philosophe", cela ne veut plus dire qu'en "homme prudent qui se tient à l'écart". La sagesse semble à la populace une espèce de fuite, un moyen habile de tirer son épingle du jeu. Mais le vrai philosophe, nous semble-t-il à nous, ô mes amis, ne vit ni "en philosophe" ni "en sage", ni surtout en "homme prudent et avisé", il sent le fardeau et le devoir des cent tentatives et tentations de la vie; sans cesse il se met lui-même en jeu, il joue le mauvais jeu par excellence…




Philosophie 1072 | 
Par-delà le bien et le mal, 1886 [6e partie, § 205, trad. H. Albert, coll. "Bouquins", Robert Laffont, pp. 651-652] 







N ous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'œuvre et l'artiste.




Philosophie 1071 | 
Essai sur les données immédiates de la conscience, 1889 [chapitre III, in Œuvres, PUF, p. 113] 







L a vie apparaît comme un courant qui va d'un germe à un germe par l'intermédiaire d'un organisme développé. Tout se passe comme si l'organisme lui-même n'était qu'une excroissance, un bourgeon que fait saillir le germe ancien travaillant à se continuer en un germe nouveau. L'essentiel est la continuité de progrès qui se poursuit indéfiniment, progrès invisible sur lequel chaque organisme visible chevauche pendant le court intervalle de temps qu'il lui est donné de vivre.




Philosophie 1070 | 
L'Évolution créatrice, 1907 [chap. Ier, in OEuvres, PUF, p. 517] 







A un certain moment, en certains points de l'espace, un courant bien visible a pris naissance : ce courant de vie, traversant les corps qu'il a organisés tour à tour, passant de génération en génération, s'est divisé entre les espèces et éparpillé entre les individus sans rien perdre de sa force, s'intensifiant plutôt à mesure qu'il avançait.




Philosophie 1069 | 
L'Évolution créatrice, 1907 [chap. Ier, in OEuvres, PUF, p. 516] 







L es temples et les églises, les pagodes et les mosquées, dans tous les pays, à toutes les époques, dans leur magnificence et leur grandeur, témoignent de ce besoin métaphysique de l'homme qui, tout-puissant et indélébile, vient aussitôt après le besoin physique.




Philosophie 1068 | 
Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [supplément au livre 1er, 2nde partie, chap. XVII, trad. A. Burdeau, PUF, p. 853] 







V ouloir vivre, c'est aussi être sûr de vivre, et tant que la volonté de vivre nous anime, nous n'avons pas à nous inquiéter pour notre existence, même à l'heure de la mort.




Philosophie 1067 | 
Le Monde comme volonté et comme représentation, 1819-1859 [livre 4e, § 54, trad. A. Burdeau, PUF, p. 350] 







L e désir, de sa nature, est souffrance; la satisfaction engendre bien vite la satiété; le but était illusoire; la possession lui enlève son attrait; le désir renaît sous une forme nouvelle, et avec lui le besoin; sinon, c'est le dégoût, le vide, l'ennui, ennemis plus rudes encore que le besoin.




Philosophie 1066 | 
Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [livre 4e, § 57, trad. A. Burdeau, PUF, p. 396] 







L e désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir; le premier est une déception reconnue, le second est une déception non encore reconnue. La satisfaction d'aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable. C'est comme l'aumône qu'on jette à un mendiant : elle lui sauve aujourd'hui la vie pour prolonger sa misère jusqu'à demain.




Philosophie 1065 | 
Le Monde comme volonté et comme représentation, 1818 [livre 3e, § 38, trad. A. Burdeau, PUF, p. 252] 







N ul ne peut te lèser, si tu ne le veux point, car tu ne seras pas lèsé que si tu juge qu'on te lèse.




Philosophie / Stoïcisme 1064 | 
Manuel d'Epictète 







S i quelqu'un livrait ton corps au premier venu, tu en serais indigné. Et toi, quand tu livres ton âme au premier rencontré pour qu'il la trouble et la boulverse, s'il t'injurie, tu n'as pas honte pour cela ?




Philosophie / Stoïcisme 1063 | 
Manuel d'Epictète 







E t toi même, tu ne voudras pas être stratège, prytane ou bien consul, mais libre. Or, il n'y a qu'un chemin pour y atteindre, le mépris des choses qui ne dépendent pas de nous.




Philosophie / Stoïcisme 1062 | 
Manuel d'Epictète 







C e n'est pas en se rassasiant des choses désirées que l'on prépare la liberté, c'est par la suppression des désirs.




Philosophie / Stoïcisme 1060 | 
Entretiens (publiés par Arrien) [livre IV, chap. I, trad. É. Bréhier revue par P. Aubenque, in Les Stoïciens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 1060] 







Q ue la mort, l'exil et tout ce qui paraît effrayant soient devant tes yeux chaque jour; surtout la mort; et tu n'auras jamais aucune pensée basse ni aucun désir excessif.




Philosophie / Stoïcisme 1059 | 
Manuel (publié par Arrien) [§ XXI, trad. J. Pépin, in Les Stoïciens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 1117] 







C e qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements relatifs aux choses; ainsi la mort n'est rien d'effrayant, car Socrate lui aussi l'aurait dans ce cas trouvée telle; mais que l'on juge la mort effrayante, voilà bien l'effrayant.




Philosophie / Stoïcisme 1058 | 
Manuel (publié par Arrien) [§ V, trad. J. Pépin, in Les Stoïciens, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 1113] 







L e maître d'un homme, c'est celui qui a la puissance sur ce que veut ou ne veut pas cet homme, pour le lui donner ou le lui ôter. Que celui qui veut être libre, n'ait ni attrait ni répulsion pour rien de ce qui dépend des autres; sinon, il sera fatalement malheureux.




Philosophie / Stoïcisme 1057 | 
Manuel, p.212 Éd. Garnier-Flammarion no16 







R ien n'est plus doux que d'habiter les hauts lieux
fortifiés solidement par le savoir des sages,
temples de sérénité d'où l'on peut voir les autres
errer sans trêve en bas, cherchant le chemin de la vie,
rivalisant de talent, de gloire nobiliaire,
s'efforçant nuit et jour par un labeur intense
d'atteindre à l'opulence, au faîte du pouvoir.
Pitoyables esprits, coeurs aveugles des hommes !





Philosophie / Epicurisme 1056 | 
De la Nature [livre II, vers 7-14, trad. J. Kany-Turpin, coll. GF, Flammarion, 1998] 







T ant qu'il nous échappe, un objet convoité
semble à tous préférable et, quand nous l'obtenons,
vers un autre aussitôt va notre avidité.
Toujours béants, par la même soif de vivre obsédés !»





Philosophie / Epicurisme 1055 | 
De la Nature [livre III, vers 1082-1085, trad. J. Kany-Turpin, coll. GF, Flammarion, 1998] 







C omme la tranquillité qu'on peut se procurer par le moyen des autres hommes ne va pas jusqu'à un certain point, il y a un art de s'en procurer une parfaite à soi-même : c'est de simplifier ses besoins, de se dégager de beaucoup de choses, et de se contenter de peu.




Philosophie / Epicurisme 1054 | 
Maximes, p.73, Librio no363 







A insi celui de tous les maux qui nous donne le plus d'horreur, la mort, n'est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc, la mort n'existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu'elle n'a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus.




Philosophie / Epicurisme 1053 | 
Lettre à Ménécée, p.12, Librio no363) 







L a mort n'est rien pour nous, car ce qui est dissous est privé de sensibilité, et ce qui est privé de sensibilité n'est rien pour nous.




Philosophie / Epicurisme 1052 | 
Maximes principales [Maxime II, in Doctrines et Maximes, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







A propos de chaque désir il faut se poser cette question : quel avantage résultera-t-il pour moi si je le satisfais, et qu'arrivera-t-il si je ne le satisfais pas ?




Philosophie / Epicurisme 1051 | 
Sentences vaticanes [Sentence 71, in Doctrines et Maximes, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







I l faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que parmi les premiers il y en a qui sont nécessaires et d'autres qui sont naturels seulement. Parmi les nécessaires, il y en a qui le sont pour le bonheur, d'autres pour la tranquillité continue du corps, d'autres enfin pour la vie même. Une théorie non erronée de ces désirs sait en effet rapporter toute préférence et toute aversion à la santé du corps et à la tranquillité de l'âme, puisque c'est là la perfection même de la vie heureuse.




Philosophie / Epicurisme 1050 | 
Lettre à Ménécée [§ 127-128, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







T oute douleur doit être traitée avec dédain; celle qui nous fatigue à l'extrême ne dure que peu de temps, et celle qui persiste longtemps dans la chair ne produit qu'une peine légère.




Philosophie / Epicurisme 1049 | 
Sentences vaticanes [sentence 4, in Doctrines et Maximes, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







F amiliarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or, la mort est la privation complète de cette dernière.




Philosophie / Epicurisme 1047 | 
Lettre à Ménécée [§ 124, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







Q uand donc nous disons que le plaisir est le but de la vie, nous ne parlons pas des plaisirs de l'homme déréglé, ni de ceux qui consistent dans les jouissances matérielles, ainsi que l'écrivent des gens qui ignorent notre doctrine, ou qui la combattent et la prennent dans un mauvais sens. Le plaisir dont nous parlons est celui qui consiste, pour le corps, à ne pas souffrir et, pour l'âme, à être sans trouble.




Philosophie / Epicurisme 1046 | 
Lettre à Ménécée [§ 131, trad. M. Solovine, Hermann & Cie, 1925] 







L 'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.




Philosophie 1045 | 
L'Éthique, 1677 [4e partie, prop. LXVII, trad. R. Caillois, Bibliothèque de la Pléiade, p. 547] 







T outes les fois donc qu'une chose nous paraît ridicule, absurde ou mauvaise dans la Nature, cela vient de ce que nous connaissons les choses en partie seulement et ignorons pour une grande part l'ordre et la cohésion de la Nature entière et voulons que tout soit dirigé au profit de notre Raison; alors que ce que la Raison prononce être mauvais n'est pas mauvais au regard de l'ordre et des lois de toute la Nature, mais seulement au regard des lois de notre nature seule.




Philosophie 1044 | 
Tractatus theologico-politicus, 1670 [chap. XVI, trad. Ch. Appuhn, coll. GF, p. 263] 







L es hommes, donc, se trompent en ce qu'ils pensent être libres; et cette opinion consiste uniquement pour eux à être conscients de leurs actions, et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. L'idée de leur liberté c'est donc qu'ils ne connaissent aucune cause à leurs actions.




Philosophie 1043 | 
L'Éthique, 1677 [2e partie, scolie de la prop. XXXV, trad. R. Caillois, Bibliothèque de la Pléiade, p. 389] 







L a Nature n'agit pas en vue d'une fin; car cet Être éternel et infini, que nous appelons Dieu ou la Nature, agit avec la même nécessité qu'il existe.




Philosophie 1042 | 
L'Éthique, 1677 (posth.) [4e partie, préface, trad. R. Caillois, Bibliothèque de la Pléiade, p. 488] 







P ar Dieu, j'entends un être absolument infini, c'est-à-dire une subtance consistant en une infinité d'attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie.




Philosophie 1041 | 
L'Éthique, 1677 (posth.) [1ère partie, définition VI, trad. R. Caillois, Bibliothèque de la Pléiade, p. 310] 







E n ce qui concerne le bon et le mauvais, ils ne manifestent non plus rien de positif dans les choses, du moins considérées en elles-mêmes, et ne sont que des modes de penser, c'est-à-dire des notions que nous formons parce que nous comparons les choses entre elles. En effet, une seule et même chose peut être, dans le même temps, bonne et mauvaise, et aussi indifférente. Par exemple, la musique est bonne pour le mélancolique, mauvaise pour qui éprouve de la peine; mais pour le sourd, elle n'est ni bonne ni mauvaise.




Philosophie 1040 | 
L'Éthique, 1677 (posth.) [4e partie, préface, trad. R. Caillois, Bibliothèque de la Pléiade, p. 489] 







Q uand l'expérience m'eut appris que tous les événements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui était pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure où l'âme en était émue, je me décidai en fin de compte à rechercher s'il n'existait pas un bien véritable et qui pût se communiquer, quelque chose enfin dont la découverte et l'acquisition me procureraient pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante.




Philosophie 1039 | 
Traité de la réforme de l'entendement, 1677 (posth.) [§ 1, trad. R. Caillois, Bibliothèque de la Pléiade, p. 102] 







J 'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une certaine façon déterminée. [...] Je ne fais pas consister la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité.




Philosophie 1038 | 
Lettre à Schuller, 1674 [Lettre LVIII, trad. Ch. Appuhn, coll. GF, p. 303] 







O n pense [...] que l'esclave est celui qui agit par commandement et l'homme libre celui qui agit selon son bon plaisir. Cela cependant n'est pas absolument vrai, car en réalité être captif de son plaisir et incapable de rien voir ni faire qui nous soit vraiment utile, c'est le pire esclavage, et la liberté n'est qu'à celui qui de son entier consentement vit sous la seule conduite de la Raison.




Philosophie 1037 | 
Tractatus theologico-politicus, 1670 [chap. XVI, trad. Ch. Appuhn, coll. GF, p. 267] 







L a conscience morale n'est pas quelque chose que l'on soit susceptible d'acquérir, et il n'y a pas de devoir ordonnant de se procurer cette conscience; mais tout homme, en tant qu'être moral, possède en lui, originairement, une telle conscience.




Philosophie / Kantisme 1036 | 
Métaphysique des mœurs, Doctrine de la vertu, 1797 [Introduction à la Doctrine de la vertu, XIIb, trad. A. Renaut, coll. GF, p. 244] 







I l n'y a nulle part quoi que ce soit dans le monde, ni même en général hors de celui-ci, qu'il soit possible de penser et qui pourrait sans restriction être tenu pour bon, à l'exception d'une volonté bonne.




Philosophie / Kantisme 1035 | 
Fondation de la métaphysique des moeurs, 1785 [1ère section, trad. A. Renaut, coll. GF, p. 59] 







P ar intuition j'entends, non pas le témoignage changeant des sens ou le jugement trompeur d'une imagination qui compose mal son objet, mais la conception d'un esprit pur et attentif, conception si facile et si distincte qu'aucun doute ne reste sur ce que nous comprenons.




Philosophie / Cartésianisme 1034 | 
Règles pour la direction de l'esprit, 1701 (posth.) [Règle III, trad. G. Le Roy, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 43] 







A yant accoutumé dans toutes les autres choses de faire distinction entre l'existence et l'essence, je me persuade aisément que l'existence peut être séparée de l'essence de Dieu, et qu'ainsi on peut concevoir Dieu comme n'étant pas actuellement (1). Mais néanmoins, lorsque j'y pense avec plus d'attention, je trouve manifestement que l'existence ne peut non plus être séparée de l'essence de Dieu, que de l'essence d'un triangle rectiligne la grandeur de ses trois angles égaux à deux droits, ou bien de l'idée d'une montagne l'idée d'une vallée; en sorte qu'il n'y a pas moins de répugnance de concevoir un Dieu (c'est-à-dire un être souverainement parfait) auquel manque l'existence (c'est-à-dire auquel manque quelque perfection), que de concevoir une montagne qui n'ait point de vallée.




Philosophie / Cartésianisme 1033 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 5e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 312] 
(1) Comme n'étant pas réellement.







M ais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense.




Philosophie / Cartésianisme 1032 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 2nde, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 278] 







J e ne puis pas aussi me plaindre que Dieu ne m'a pas donné un libre arbitre, ou une volonté assez ample et parfaite, puisqu'en effet je l'expérimente si vague et si étendue, qu'elle n'est renfermée dans aucunes bornes.




Philosophie / Cartésianisme 1030 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 4e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 304] 







C ar ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est de l'appliquer bien.




Philosophie / Cartésianisme 1029 | 
Discours de la méthode, 1637 [1ère partie, Bibliothèque de la Pléiade, p. 126] 







P ar le nom de Dieu j'entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute-puissante, et par laquelle moi-même, et toutes les autres choses qui sont [...] ont été créées et produites.




Philosophie / Cartésianisme 1028 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 3e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 294] 







T ous ces sentiments de faim, de soif, de douleur, etc., ne sont autre chose que de certaines façons confuses de penser, qui proviennent et dépendent de l'union et comme du mélange de l'esprit avec le corps.




Philosophie / Cartésianisme 1027 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 6e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 326] 







L a nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé, que je compose comme un seul tout avec lui.




Philosophie / Cartésianisme 1026 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 6e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 326] 





Page:  2 |3 | 4 | 5



En savoir + : Histoire et dogmes de la Philosophie




Partager cette page sur les réseaux sociaux








Home | ♥ Notre Projet ♥ ⇄ ♥ Votre projet ♥