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Citations spirituelles et philosophiques de la Philosophie

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218  citations  | Page 4 / 5





E n sorte que ce moi, c'est-à-dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserait pas d'être tout ce qu'elle est.




Philosophie / Cartésianisme 1025 | 
Discours de la méthode, 1637 [4e partie, Bibliothèque de la Pléiade, p. 148] 







J e fermerai maintenant les yeux, je boucherai mes oreilles, je détournerai tous mes sens, j'effacerai même de ma pensée toutes les images des choses corporelles, ou du moins, parce qu'à peine cela se peut-il faire, je les réputerai comme vaines et comme fausses; et ainsi m'entretenant seulement moi-même, et considérant mon intérieur, je tâcherai de me rendre peu à peu plus connu et plus familier à moi- même.




Philosophie / Cartésianisme 1024 | 
Méditations métaphysiques, 1641 [Méditation 3e, trad. duc de Luynes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 284] 







L es principes se sentent, les propositions se concluent; et le tout avec certitude, quoique par différentes voies. Et il est aussi inutile et aussi ridicule que la raison demande au coeur des preuves de ses premiers principes, pour vouloir y consentir, qu'il serait ridicule que le coeur demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre, pour vouloir les recevoir.




Philosophie 1023 | 
Pensées, 1670 (posth.) [Fragment 282, éd. L. Brunschvicg, Classiques Hachette, pp. 459-460] 







N ous connaissons la vérité, non seulement par la raison, mais encore par le coeur; c'est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes, et c'est en vain que le raisonnement qui n'y a point de part essaye de les combattre.




Philosophie 1022 | 
Pensées, 1670 (posth.) [Fragment 282, éd. L. Brunschvicg, Classiques Hachette, p. 459] 







C 'est le coeur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c'est que la foi, Dieu sensible au coeur, non à la raison.




Philosophie 1021 | 
Pensées, 1670 (posth.) [Fragment 278, éd. L. Brunschvicg, Classiques Hachette, p. 458] 







L e coeur a ses raisons, que la raison ne connaît point; on le sait en mille choses.




Philosophie 1020 | 
Pensées, 1670 (posth.) [Fragment 277, éd. L. Brunschvicg, Classiques Hachette, p. 458] 







I l faut se connaître soi-même : quand cela ne servirait pas à trouver le vrai, cela au moins sert à régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.




Philosophie 1019 | 
Pensées, 1670 (posth.) [fragment 66, éd. L. Brunschvicg, Classiques Hachette, pp. 345-346] 







I l n'y a pas de naissance pour aucune des choses mortelles; il n'y a pas de fin par la mort funeste; il y a seulement mélange et dissociation des composants du mélange. Naissance n'est qu'un nom donné à ce fait par les hommes.




Philosophie / Ecole Pythagoricienne 1007 | 
Les penseurs grecs avant Socrate, p.122, Garnier-Flammarion no 31 







N e commence rien dont tu puisses te repentir dans la suite. Garde-toi d'entreprendre ce que tu ne sais pas faire, et commence par t'instruire de ce que tu dois savoir. C'est ainsi que tu mèneras une vie délicieuse.




Philosophie / Ecole Pythagoricienne 992 | 
Extrait de Les vers dorés 







C 'est d'âme qu'il faut changer, non de climat.




Philosophie / Stoïcisme 983 | 
Extrait des Lettres à Lucilius 







T oute méchanceté a sa source dans la faiblesse




Philosophie / Stoïcisme 982 | 
Extrait de La vie heureuse 







L a méchanceté boit elle-même la plus grande partie de son venin.




Philosophie / Stoïcisme 981 | 
Extrait des Lettres à Lucilius 







Q uand le vainqueur a quitté les armes, le vaincu a le devoir de quitter sa haine.




Philosophie / Stoïcisme 980 | 
Extrait de Hercule furieux 







L a vertu est difficile à découvrir ; elle demande quelqu'un qui la dirige et la guide, les vices s'apprennent même sans maître.




Philosophie / Stoïcisme 979 | 
Extrait des Questions naturelles 







J e préfère modérer mes joies que réprimer mes douleurs.




Philosophie / Stoïcisme 978 | 
Extrait de La vie heureuse 







L 'important n'est pas ce qu'on supporte, mais la façon de le supporter.




Philosophie / Stoïcisme 977 | 
Extrait de La vie heureuse 







L a parole reflète l'âme.




Philosophie / Stoïcisme 976 | 
Extrait de De moribus 







M ais il faut apprendre à vivre tout au long de sa vie, et, ce qui t'étonnera davantage, il faut, sa vie durant, apprendre à mourir.




Philosophie / Stoïcisme 975 | 
La brièveté de la vie, dans La vie heureuse, éd. Arléa 1995, p. 105 







L 'homme véritable se doit d'admirer, même lorsqu'ils chutent, ceux qui entreprennent de grands efforts. La noblesse, c'est de se mesurer non aux forces qu'on sent en soi, mais à celles que comporte sa nature, d'essayer de monter au plus haut et de viser à des accomplissements impossibles même aux âmes les plus grandes.




Philosophie / Stoïcisme 974 | 
La vie heureuse, dans La vie heureuse, éd. Arléa 1995, p. 60 







Q u'est-ce qui peut manquer à l'homme qui s'est placé hors de tous les désirs? De quelle ressource extérieure peut avoir besoin celui qui a réuni en lui tous ses biens?




Philosophie / Stoïcisme 973 | 
La vie heureuse, dans La vie heureuse, éd. Arléa 1995, p. 52 







T out ce que la constitution de l'univers nous oblige à souffrir, acceptons-le de grand cœur : nous sommes astreints par notre engagement à supporter les inconvénients de notre vie mortelle et à ne pas nous troubler pour ce qu'il n'est pas en notre pouvoir d'éviter. Nous sommes nés dans une monarchie : obéir à Dieu, voilà la liberté.




Philosophie / Stoïcisme 972 | 
De la vie heureuse [XV, 7, trad. A. Bourgery, Les Belles Lettres, 1997] 







T out ce que la constitution de l'univers nous astreint à souffrir, endurons-le en faisant preuve de grandeur d'âme.




Philosophie / Stoïcisme 971 | 
La vie heureuse, dans La vie heureuse, éd. Arléa 1995, p. 51 







J e verrai la mort d'un visage aussi calme que si j'en entendais parler. Je me soumettrai à tous les travaux, si grands qu'ils soient, soutenant le corps par l'âme. Je mépriserai également les richesses, qu'elles soient présentes ou absentes, et je ne serai ni plus triste quand elles se trouvent ailleurs que chez moi, ni plus fier si elles m'environnent de leur éclat. Je ne serai pas sensible aux allées et venues de la fortune. Je considérerai toutes les terres comme miennes et les miennes comme appartenant à tous. Je vivrai comme si je savais que je suis né pour les autres et remercierai la nature d'un pareil titre, car comment aurait-elle pu mieux conduire mes affaires ? Elle m'a donné seul à tous, elle a donnée tous à moi seul. Tout ce que j'aurai, ni je le garderai d'une manière sordide ,ni je le répandrai d'une manière prodigue. Je croirai ne rien posséder mieux que ce que je donne comme il faut. J'estimerai les bienfaits ni au nombre, ni au poids, mais au prix qu'y attache celui qui les reçoit. Jamais je ne penserai donner trop à qui est digne de recevoir. Je ne ferai rien en vue de l'opinion, je ferai tout par conscience. Je croirai avoir pour témoin tout un peuple alors que j'agirai devant ma seule conscience... La limite que je m'imposerai dans le boire et le manger sera de satisfaire les besoins naturels, et non d'emplir et de vider l'estomac. Je serai agréable envers mes amis, indulgent et affable envers mes ennemis. Je serai ébranlé avant même d'être prié, et j'irrai au devant des demandes honnêtes. Je saurai que ma patrie c'est le monde, que mes chefs ce sont les dieux et qu'ils sont au-dessus de moi et autour de moi surveillant mes actes et paroles. Quand la nature me redemandera ma vie ou que ma raison la fera cesser, je m'en irai en attestant que j'ai chéri la bonne conscience et les bonnes études, et que la liberté de personne n'a été diminué de mon fait, la mienne moins que toute autre.




Philosophie / Stoïcisme 970 | 
De la vie heureuse : p 742 dans la Bibliothèque de la Pléiade : «Les Stoïciens» édité par Gallimard . Texte traduit par Emile Bréhier revue par L.Bourgey (Editions Le Pleiade Gallimard 1962) 







C 'est donc une erreur que de demander le motif qui fait rechercher la vertu. Car c'est vouloir quelque chose au-dessus du suprême. Tu demandes ce que je cherche dans la vertu? Elle-même, car elle n'a rien de mieux, étant à elle-même son prix.




Philosophie / Stoïcisme 969 | 
De la vie heureuse [IX, 4, trad. A. Bourgery, Les Belles Lettres, 1997] 







H eureux, donc, celui dont le jugement est droit; heureux celui qui se contente des biens qui s'offrent à lui aujourd'hui, quels qu'ils soient, et aime ce qu'il possède; heureux celui pour qui la raison décide de la valeur de tout ce qui lui appartient!




Philosophie / Stoïcisme 968 | 
La vie heureuse, dans La vie heureuse, éd. Arléa 1995, p. 28 







S OCRATE : «[...] La vertu ne saurait ni venir par nature ni s'enseigner, mais elle serait présente comme une faveur divine, dépourvue d'intelligence, chez les hommes où elle se trouve.»




Philosophie / Platonisme 947 | 
Ménon [99e, trad. M. Canto-Sperber, coll. GF, Flammarion, 1993] 







C e que précisément on nomme mort, c'est une déliaison et une séparation de l'âme d'avec le corps.




Philosophie / Platonisme 946 | 
Phédon [67d, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 1991] 







S OCRATE : «[...] Qu'est-ce, en effet, que craindre la mort, citoyens, sinon se prétendre en possession d'un savoir que l'on n'a point ? En définitive, cela revient à prétendre savoir ce que l'on ne sait point. Car personne ne sait ce qu'est la mort, ni même si elle ne se trouve pas être pour l'homme le plus grand des biens, et pourtant les gens la craignent comme s'ils savaient parfaitement qu'il s'agit du plus grand des malheurs.»




Philosophie / Platonisme 945 | 
Apologie de Socrate [38a, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997] 







S ocrate. - Je ne suis pas encore capable, comme le demande l'inscription de Delphes, de me connaître moi-même; dès lors, je trouve qu'il serait ridicule de me lancer, moi à qui fait encore défaut cette connaissance, dans l'examen de ce qui m'est étranger.




Philosophie / Platonisme 944 | 
Phèdre [229e, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1989] 







Q uiconque éprouve le désir de quelque chose, désire ce dont il ne dispose pas et ce qui n'est pas présent; et ce qu'il n'a pas, ce qu'il n'est pas lui-même, ce dont il manque, tel est le genre de choses vers quoi vont son désir et son amour.




Philosophie / Platonisme 943 | 
Le Banquet [200e, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 2000] 







T ant que nous aurons le corps, et qu'un mal de cette sorte restera mêlé à la pâte de notre âme, il est impossible que nous possédions jamais en suffisance ce à quoi nous aspirons; et, nous l'affirmons, ce à quoi nous aspirons, c'est le vrai.




Philosophie / Platonisme 942 | 
Phédon [65b, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 1991 







S OCRATE : «[...] J'ajoute que, pour un homme, le bien le plus grand c'est de s'entretenir tous les jours de la vertu et de tout ce dont vous m'entendez discuter, lorsque je soumets les autres et moi-même à cet examen, et que je vais jusqu'à dire qu'une vie à laquelle cet examen ferait défaut ne mériterait pas d'être vécue.»




Philosophie / Platonisme 941 | 
Apologie de Socrate [ 38a, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997] 







S OCRATE : «[...] Ma seule affaire est d'aller et de venir pour vous persuader, jeunes et vieux, de n'avoir point pour votre corps et pour votre fortune de souci supérieur ou égal à celui que vous devez avoir concernant la façon de rendre votre âme la meilleure possible, et de vous dire : "Ce n'est pas des richesses que vient la vertu, mais c'est de la vertu que viennent les richesses et tous les autres biens, pour les particuliers comme pour l'État."»




Philosophie / Platonisme 940 | 
Apologie de Socrate [ 30a-b, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997] 







C 'est une chose [...] que connaissent bien ceux qui aspirent à apprendre : au moment où la philosophie a pris possession de leur âme, elle était, cette âme, tout bonnement enchaînée à l'intérieur d'un corps, agrippée à lui, contrainte aussi d'examiner tous les êtres à travers lui comme à travers les barreaux d'une prison au lieu de le faire elle-même et par elle seule, - vautrée enfin dans l'ignorance la plus totale.
1]





Philosophie / Platonisme 939 | 
Phédon [67e, trad. M. Dixsaut, coll. GF, Flammarion, 199 







P uisque ni le corps ni l'ensemble n'est l'homme, je crois qu'il reste que l'homme n'est rien ou bien, s'il est quelque chose, il faut reconnaître que ce ne peut être rien d'autre que l'âme.




Philosophie / Platonisme 937 | 
Alcibiade [130c, trad. C. Marboeuf et J.-F. Pradeau, coll. GF, Flammarion, 2000] 







L e corps est le tombeau de l'âme.




Philosophie / Platonisme 934 | 
Extrait de Cratyle 







L 'homme est la mesure de toute chose.




Philosophie / Platonisme 933 | 
Extrait de Théétète 







L e plus grand mal, à part l'injustice, serait que l'auteur de l'injustice ne paie pas la peine de sa faute.




Philosophie / Platonisme 932 | 
Extrait de Gorgias 







L 'opinion est quelque chose d'intermédiaire entre la connaissance et l'ignorance.




Philosophie / Platonisme 931 | 
Extrait de La république 







C ela montre quel effort s'impose : d'ici-bas vers là-haut s'évader au plus vite. L'évasion, c'est de s'assimiler à Dieu dans la mesure du possible : or on s'assimile en devenant juste et saint dans la clarté de l'esprit.




Philosophie / Platonisme 773 | 
Théétète, 176b (traduction Auguste Diès 1926). 







V oyons-le comme un avec nous mêmes ;
voyons-le comme étant nous-mêmes.





Philosophie / Néo-platonisme 771 | 
Ennéades, V.8.11, cité par Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.27, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " ; cf. aussi VI. 8.12 







Q ui devient homme cesse d'être le tout...
qui revient au tout crée le tout.





Philosophie / Néo-platonisme 770 | 
Ennéades, V.8.7, cité par Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.27, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie ". 
Remarque : Cependant, le thème de l'assimilation à Dieu dans la mesure du possible, thème capital dans le dialogue Platonicien, devient chez Plotin impératif de l'union totale et intime avec l'Un. L'idée de l'épanouissement de l'âme qui participe à l'Un dans son ipséité commande le dépassement même de l'intellectualité. L'intellectualité est importante, mais son rôle n'est que préparatoire (VI.7.15 ; V.3.8), l'intelligence étant toujours participation (VI.4.11), établissement des rapports. Si le bonheur que connaît l'âme contemplative est grand, il ne peut pas être une satisfaction définitive. Il y a dans l'intelligence une altérité (II.4.5), une spécialisation (VI.7.9) qui n'est pas contraire à la nature (VI.7.7), mais qui empêche la délivrance totale. Après l'activité intellective c'est donc la nescience qui rend l'âme capable d'accueillir son hôte recherché. Ce retranchement de l'intelligible (V.5.6) est un nouveau changement d'optique, une nouvelle manière de voir. L'esprit n'est pas ainsi anéanti, mais dépassé (VI.7.36). Le changement s'effectue non pas sur des ruines, mais par la transcendance. C'est cette nouvelle étape qui préserve la doctrine plotinienne du solipsisme. Le troisième moment de l'acheminement de l'âme vers l'Un est un processus sentimental (1) par lequel s'effectue la mutation de la contemplation en vision. " Enfuyons-nous ", recommande Plotin. " dans notre chère patrie... Il faut cesser de regarder, et, fermant les yeux, échanger cette manière de voir pour une autre " (I.6.8). Plotin, qui met dans l'unité le haut degré de valeur ontologique que Parménide a mis dans l'être et Platon dans l'intelligible, enseigne que la fin du voyage de l'âme en quête de son Principe (V.7.37) n'est pas une symbiose, mais une concentration intérieure, une union supralogique (VI.9.10), dans laquelle on fait coïncider son propre centre avec le centre universel. Dans l'extase l'âme et Dieu ne font plus deux, mais deux en un (VI.7.37). " Voyons-le comme un avec nous mêmes ; voyons-le comme étant nous-mêmes ", nous dit Plotin (Enn. V. 8. 11, cf. VI. 8.12). L'union extatique prouve donc la certitude mystique de la parenté ontologique de l'âme avec le divin (2) Le caractère affirmatif de l'union professée par Plotin est prouvé, entre autres, par deux idées qui nous intéressent ici plus particulièrement : la perte de l'altérité n'est pas suppression de la singularité ; aucun être réel, dit Plotin (VI.7.34), ne périt. l'Un n'étant point le néant, mais la plénitude, l'Universel - sans être aucune des choses dont il est la puissance - l'union n'est pas la démolition de l'homme. L'âme simplifiée perd l'individualité qui la barricadait dans ses limites, l'identifiait à la gamme de ses déterminations ; elle écarte " une manière restrictive de vivre ", selon l'expression de Trouillard". Lorsque toute essence est refusée, toute altérité surmontée, après le refus organique, l'abandon du sentiment de soi en tant que différence, l'âme est singulière, sans être singulière (VI.4.16), parce qu'elle coïncide avec l'Universel. " Qui devient homme cesse d'être le tout... qui revient au tout crée le tout " (V.8.7) (1) Anna Kélessidou, L'extase plotinienne et la problématique de la personne humaine, REG LXXIV, n° 401-403, juillet-décembre 1971, 384-397. (2) Cf. H. Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, PUE 1963, 271







I l faut se garder de fonder sa vie sur une base d'appétits trop étroite ; car, à s'abstenir des joies que comportent situations, honneurs, corps constitués, voluptés, commodités, arts, un jour peut venir où l'on s'aperçoit qu'au lieu de la sagesse, c'est le dégoût de vivre que l'on s'est donné pour voisin par ce renoncement.




Philosophie 708 | 
Humain, trop humain II ; § 337. Danger qui guette les abstinents. - traduit par Robert Rovini - Folio Essais. 







D eux choses remplissent le cœur d'une admiration et d'une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi.




Philosophie / Kantisme 702 | 
Critique de la raison pratique - II, Conclusion - page 173 de l'édition Quadrige PUF. 







L a morale n'est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre digne du bonheur. C'est seulement lorsque la religion s'y ajoute, qu'entre en nous l'espérance de participer un jour au bonheur dans la mesure où nous avons essayé de n'en être pas indignes.




Philosophie / Kantisme 701 | 
Critique de la raison pratique - I, II, V - page 139 de l'édition Quadrige PUF. 







L a morale, dans la mesure où elle condamne dans l'absolu, et non au regard de la vie, par égard pour la vie, ou en regard des intentions de la vie, est une erreur intrinsèque, qui ne doit inspirer aucune pitié et relève d'une idiosyncrasie de dégénéré qui a déjà fait un mal infini !…




Philosophie 700 | 
Crépuscule des idoles - La morale une Anti-nature, §6 - Traduction J.C. Hémery - Folio Essais. 







Q ue ce soit, en conséquence, à une vie d'ordre et à l'amour de la sagesse que conduit le triomphe de ce qu'il y a de meilleur dans l'esprit : bienheureuse et pleine d'harmonie est l'existence qu'ils passent ici-bas, puisqu'ils ont la maîtrise d'eux-mêmes et le souci de la mesure ; puisqu'ils ont réduit à l'esclavage ce qui faisait naître le vice et l'âme et donné, au contraire, la liberté à ce qui y produisait la vertu.




Philosophie / Platonisme 672 | 
Phèdre 256b, traduction L. Robin 







T out ce qui naît, naît nécessairement par l'action d'une cause,
car il est impossible que quoi que ce soit puisse naître sans cause.





Philosophie / Platonisme 558 | 
Timée - 28a (traduction Rivaud 1985). 







L e bien pour une nature est d'être à elle-même et d'être elle-même .




Philosophie / Néo-platonisme 524 | 
Ennéades, VI.5.1 
Remarque : La quête du vrai est pour le philosophe (Plotin) semblable au travail du sculpteur qui " gratte... enlève le superflu... nettoie ce qui est-sombre pour le rendre brillant " (I.6.9). Suivant donc Platon, pour qui l'homme est l'homme de son âme, Plotin dit que celui qui arrive à faire dominer en lui la partie la plus maîtresse, qui est l'homme même (IV.7. 1), use de son corps comme le musicien de son instrument (cf. I.4.16). Briser le corps est interdit, mais il est également interdit de faire renverser les valeurs, de substituer l'instrument au maître ; l'instrument n'est qu'un cadeau au début, car il faut à temps savoir chanter sans son aide. […] Le mythe Platonicien de la montée de l'âme à la région céleste est remplacé dans la pensée de Plotin par l'idée du recueillement (I.2.5). " Le bien pour une nature est d'être à elle-même et d'être elle-même " (Enn. VI.5.1). La recherche de l'unité est donc ontogénique. La séparation de l'âme et du corps, enseignée par Platon dans le Phédon (80d, 81b-c) et l'évasion professée dans le Théétète (176a-b), le mépris du sensible sont des thèmes que Plotin adopte et exprime avec les mêmes termes que " le divin Platon " (IV.8.1) ; Plotin se réfère au Gorgias 439a, au Cratyle 400b-c, à la République 514a, au Phèdre 246c et ailleurs dans la même perspective intellectualiste (I.2.5). Anna Kélessidou, L'âme chez Platon et Plotin, P.28-29, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " Pour Plotin, qui conçoit le mal comme manque, déficience, comme étant par rapport au bien ce qu'est l'image par rapport à la réalité (III.2.5), le réel ne réside que dans ce qui est simple (II.4.2) et authentique.







I l n'y a rien qui soit ni un bien, ni un mal ;
tandis qu'il existe deux choses, dont l'une est un bien, le savoir,
et l'autre un mal, la sotte ignorance.





Philosophie / Platonisme 521 | 
Euthydème - 281e (traduction Léon Robin). 





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