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Philosophie : Sagesse & croyance
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Il faut en outre retenir que l’âme est la cause principale de la sensibilité. Mais elle ne pourrait pas l’être si elle n’était pas en quelque sorte abritée par l’organisme. Celui-ci, en permettant à l’âme de produire la sensibilité, en reçoit sa part, pas cependant de toutes les propriétés qu’elle possède. C’est pourquoi il perd la sensibilité sitôt que l’âme se retire. Car le corps n’a pas acquis de lui-même cette faculté, mais c’est l’âme, née avec lui, qui la lui a procurée. Quand elle a, grâce à l’excitation, pleinement développé sa puissance, elle acquiert la sensibilité que, par suite de leur contiguïté et conformité, elle communique au corps, comme je l’ai déjà dit.



n° 1660 : , (341 — 270 av. J.-C.)., Philosophe grec, Philosophie, Epicurisme
Source : Lettre à Hérodote 

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Après cela il faut reconnaître, en se référant aux sensations et aux sentiments — car en procédant ainsi on arrivera à la certitude inébranlable — que l’âme est un corps composé de particules subtiles, qui est disséminé dans tout l’agrégat constituant notre corps et qui ressemble de plus à un souffle mêlé de chaleur, se rapprochant en partie de l’un, en partie de l’autre. Mais une certaine partie de l’âme se distingue notablement de ces dernières propriétés par sa ténuité extrême et est de la sorte mêlée plus intimement à notre corps.



n° 1659 : , (341 — 270 av. J.-C.)., Philosophe grec, Philosophie, Epicurisme
Source : Lettre à Hérodote 

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L'attention est nécessaire à tout, jusque dans les plaisirs même.



n° 1658 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre IV, XLIV, Traduction André Dacier 

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Nous écrivons de belles maximes ; mais en sommes-nous bien pénétrés, et les mettons-nous en pratique ?



n° 1657 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre IV, XXII, Traduction André Dacier 

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Le sage sauve sa vie en la perdant.



n° 1656 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre IV, III, Traduction André Dacier 

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Chasse tes désirs, tes craintes, et il n'y aura plus de tyran pour toi.



n° 1655 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre III, XVI, Traduction André Dacier 

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L'homme de bien, le véritable sage, se souvenant toujours qui il est, d'où il vient, et qui l'a créé, garde toujours son poste, et ne cherche qu'à montrer son obéissance aux dieux, en leur disant : « Vous voulez que je sois encore ici, j'y demeure. Vous voulez que j'en sorte, j'en sors. Car, comme je n'y suis que pour vous, je n'en sors non plus que pour vous, et j'ai toujours devant les yeux et vos commandements et vos défenses. […]
Les dieux me laissent dans la pauvreté, dans la bassesse, dans la captivité. Ce n'est point par haine pour moi, car où est le maître qui haïsse un serviteur fidèle ? Ce n'est pas non plus par négligence, car ils ne négligent pas les plus petites choses. Mais ils veulent m'éprouver, ils veulent voir s'il y a en moi un bon soldat, un bon citoyen ; enfin ils veulent que je leur serve de témoin auprès des autres hommes.



n° 1654 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre III, LX & LXI, Traduction André Dacier 

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Souviens-toi toujours de ce qu'Eumée dit dans Homère à Ulysse qu'il ne reconnaissait point et qui le remerciait de ses bons traitements. « Étranger, il ne m'est pas permis de mépriser, de maltraiter un étranger qui vient chez moi, quand même il serait dans un état plus vil et plus méprisable que celui où tu es, car les étrangers et les pauvres viennent des dieux. » Dis la même chose à ton frère, à ton père, à ton prochain : « II ne m'est pas permis d'en user mal avec vous, quand vous seriez encore pis que vous n'êtes, car vous venez des dieux. »



n° 1653 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre III, XIX, Traduction André Dacier 

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Si je résiste à une belle femme qui est prête à m'accorder ses faveurs, je me dis à moi- même : Voilà qui va bien, Épictète, cela vaut mieux que d'avoir réfuté le sophisme le plus subtil. Si je résiste à ses avances et que je repousse ses caresses, je puis me glorifier de cette victoire bien plus que d'avoir triomphé de tous les syllogismes les plus embarrassants... Mais comment résister à une tentation si pressante ? Il ne faut pour cela que vouloir te plaire à toi-même, et être beau aux yeux des dieux. Il ne faut que vouloir conserver la pureté du corps et de l'âme.



n° 1652 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre II, XLVI, Traduction André Dacier 

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Si nous voulons être philosophes véritablement, réglons notre volonté sur les événements de telle sorte que nous soyons toujours contents et de ce qui arrive, et de ce qui n'arrive point.



n° 1651 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre II, XXXII, Traduction André Dacier 

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Ne faut-il pas que je me venge et que je rende le mal qu'on m'a fait ? -- Eh ! mon ami, on ne t'a point fait de mal, puisque le bien et le mal ne sont que dans ta volonté. D'ailleurs, si un tel s'est blessé lui-même en te faisant injustice, pourquoi veux-tu te blesser aussi toi-même en la lui rendant ?



n° 1650 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre II, XXVIII, Traduction André Dacier 

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Je compose de beaux dialogues, je fais de bons livres. -- Eh ! mon ami, montre-moi plutôt que tu domptes tes passions, que tu règles tes désirs, et que tu suis la vérité dans tes opinions. Assure-moi que tu ne crains ni la prison, ni l'exil, ni la douleur, ni la pauvreté, ni la mort. Sans cela, quelques beaux livres que tu fasses, sois bien persuadé que tu n'es encore qu'un ignorant.



n° 1649 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre II, IV, Traduction André Dacier 

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Si nous avions du sens, nous ne ferions autre chose toute notre vie, et en public, et en particulier, que de rendre grâces à la Providence pour tous les biens que nous en avons reçus, et dont nous jouissons à tous les moments de notre vie. Oui, en bêchant, en labourant, en mangeant, en nous promenant, en nous levant, en nous couchant, à chaque action nous nous écrierions : « Que la Providence est grande ! » Tout retentirait du son de ces paroles divines : « Que la Providence est grande ! » Mais vous êtes ingrats et aveugles. Il faut donc que je le dise pour vous tous, et que vieux, boiteux, pauvre et infirme, je dise sans cesse : « Que la Providence est grande ! »



n° 1648 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre I, XLVI, Traduction André Dacier 

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N'es-tu pas persuadé que toutes les choses du monde ont entre elles une liaison ? -- Oui. -- N'es-tu pas persuadé que les choses terrestres sont régies par les célestes ? -- Oui. -- En effet, tu vois que toutes les choses de la nature arrivent dans les temps marqués, toutes les saisons arrivent dans leur temps. A l'approche et à la retraite du soleil, quand la lune croît ou décroît, toute la face de la nature change. Puis donc que toutes les choses de ce bas monde, et nos corps mêmes sont si liés et si unis avec le tout, comment peux-tu t'imaginer que notre âme, bien plus divine que tout cet univers, en soit seule détachée, et qu'elle ne soit pas unie et liée avec la divinité qui l'a créée ?



n° 1647 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre I, XLI, Traduction André Dacier 

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Puisque l'homme libre est celui à qui tout arrive comme il le désire, me dit un fou, je veux aussi que tout m'arrive comme il me plaît. -- Eh ! mon ami, la folie et la liberté ne se trouvent jamais ensemble. La liberté est une chose non seulement très belle, mais très raisonnable, et il n'y a rien de plus absurde ni de plus déraisonnable que de former des désirs téméraires et de vouloir que les choses arrivent comme nous les avons pensées. […]. Non, mon ami : la liberté consiste à vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent.



n° 1646 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre I, XXXV, Traduction André Dacier 

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L'homme dans cette vie doit être le spectateur de son essence et des ouvrages de la divinité, son interprète et son panégyriste. Et toi, malheureux, tu commences et tu finis par où les bêtes commencent et finissent, tu vois sans sentir. Finis donc par où la divinité a fini en toi. Elle a fini en te donnant une âme intelligente et capable de la connaître. Sache donc t'en servir ; ne sors point de ce spectacle si admirable, sans avoir fait que l'entrevoir. Vois, connais, loue, bénis.



n° 1645 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre I, XXIII, Traduction André Dacier 

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Nous craignons tous la mort du corps ; mais la mort de l'âme, qui est-ce qui la craint ?



n° 1644 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre I, XX, Traduction André Dacier 

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Nous sommes composés de deux natures bien différentes : d'un corps qui nous est commun avec les bêtes, et d'un esprit qui nous est commun avec les dieux. Les uns penchent vers cette première parenté, s'il est permis de parler ainsi, parenté malheureuse et mortelle. Et les autres penchent vers la dernière, vers cette parenté heureuse et divine. De là vient que ceux-ci pensent noblement, et que les autres, en beaucoup plus grand nombre, n'ont que des pensées basses et indignes. -- Que suis-je, moi ? Un petit homme très malheureux ; et ces chairs, dont mon corps est bâti, sont effectivement très chétives et très misérables. -- Mais tu as en toi quelque chose de bien plus noble que ces chairs. Pourquoi, t'éloignant donc de ce principe si élevé, t'attaches-tu à ces chairs ? Voilà la pente de presque tous les hommes, et voilà pourquoi il y a parmi eux tant de monstres, tant de loups, tant de lions, tant de tigres, tant de pourceaux. Prends donc garde à toi, et tâche de ne pas augmenter le nombre de ces monstres.



n° 1643 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Entretiens, livre I, XVII, Traduction André Dacier 

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Commence donc dès aujourd'hui à te juger digne de vivre comme un homme, et comme un homme qui a déjà fait quelque progrès dans la sagesse, et que tout ce qui te paraîtra très beau et très bon soit pour toi une loi inviolable. S'il se présente quelque chose de pénible ou d'agréable, de glorieux ou de honteux, souviens-toi que le jour de la lutte est venu, que les jeux olympiques sont ouverts, qu'il n'est plus temps de différer, et que, d'un moment et d'une seule action de courage ou de lâcheté, dépendent ton avancement ou ta perte. C'est ainsi que Socrate est parvenu à la perfection, en faisant servir toutes choses à son avancement, et en ne suivant jamais que la raison. Pour toi, bien que tu ne sois pas encore Socrate, tu dois pourtant vivre comme quelqu'un qui veut le devenir.



n° 1642 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Pensées, Chap.I, 79, Traduction André Dacier 

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Ne te dis jamais philosophe, et ne débite point de belles maximes devant les ignorants ; fais plutôt ce que ces maximes prescrivent. […]
Demeure ferme dans la pratique de toutes ces maximes, et obéis-leur comme à des lois que tu ne peux violer sans impiété.



n° 1641 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Pensées, Chap.I, 72 & 78, Traduction André Dacier 

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Si ton imagination te présente l'image de quelque volupté, alors, comme toujours, veille sur toi, de peur qu'elle ne t'entraîne. Que cette volupté t'attende un peu, et obtiens de toi-même quelque délai. Ensuite compare les deux moments, celui de la jouissance et celui du repentir qui la suivra, et des reproches que tu te feras à toi-même, et oppose-leur la satisfaction que tu goûteras et les louanges que tu te donneras si tu résistes. Si tu trouves qu'il soit temps pour toi de jouir de ce plaisir, prends bien garde que ses amorces et ses attraits ne te désarment et ne te séduisent, et oppose-leur ce plaisir plus grand encore de pouvoir te rendre le témoignage que tu les as vaincus.



n° 1640 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Pensées, Chap.I, 28, Traduction André Dacier 

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Prends bien garde qu'en voyant quelqu'un comblé d'honneurs, ou élevé à une grande puissance, ou florissant de quelque autre manière, prends bien garde, dis-je, qu'emporté et séduit par ton imagination, tu ne le trouves heureux. Car, si l'essence du véritable bien consiste dans les choses qui dépendent de nous, ni l'envie, ni l'émulation, ni la jalousie n'auront plus de lieu, et toi-même, tu ne voudras être ni général, ni sénateur, ni consul, mais libre ; or, une seule voie y mène : le mépris des choses qui ne dépendent point de nous.



n° 1639 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Pensées, Chap.I, 28, Traduction André Dacier 

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Souviens-toi que tu dois te conduire dans la vie comme dans un festin. Un plat est-il venu jusqu'à toi ? étendant ta main avec décence, prends-en modestement. Le retire-t-on ? ne le retiens point. N'est-il point encore venu ? n'étends pas au loin ton désir, mais attends que le plat arrive enfin de ton côté. Uses-en ainsi avec des enfants, avec une femme, avec les charges et les dignités, avec les richesses, et tu seras digne d'être admis à la table même des dieux. Et si tu ne prends pas ce qu'on t'offre, mais le rejettes et le méprises, alors tu ne seras pas seulement le convive des dieux, mais leur égal, et tu régneras avec eux. C'est en agissant ainsi que Diogène, Héraclite et quelques autres ont mérité d'être appelés des hommes divins, comme ils l'étaient en effet.



n° 1638 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Pensées, Chap.I, 23, Traduction André Dacier 

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Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont. Par exemple, la mort n'est point un mal, car, si elle en était un, elle aurait paru telle à Socrate, mais l'opinion qu'on a que la mort est un mal, voilà le mal. Lors donc que nous sommes contrariés, troublés ou tristes, n'en accusons point d'autres que nous-mêmes, c'est-à-dire nos opinions.



n° 1637 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Pensées, Chap.I, 10, Traduction André Dacier 

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Souviens-toi que la fin de tes désirs, c'est d'obtenir ce que tu désires, et que la fin de tes craintes, c'est d'éviter ce que tu crains. Celui qui n'obtient pas ce qu'il désire est malheureux, et celui qui tombe dans ce qu'il craint est misérable. Si tu n'as donc de l'aversion que pour ce qui est contraire à ton véritable bien, et qui dépend de toi, tu ne tomberas jamais dans ce que tu crains. Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras misérable. Transporte donc tes craintes, et fais-les tomber des choses qui ne dépendent point de nous, sur celles qui en dépendent ; et, pour tes désirs, supprime-les entièrement pour le moment. Car, si tu désires quelqu'une des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu seras nécessairement malheureux ; et, pour les choses qui sont en notre pouvoir, tu n'es pas encore en état de connaître celles qu'il est bon de désirer. En attendant donc que tu le sois, contente-toi de rechercher ou de fuir les choses, mais doucement, toujours avec des réserves, et sans te hâter.



n° 1636 : , (Hiéropolis, Phrygie, vers 50 — Nicopolis, Épire, v. 135)., Philosophe stoïcien, Philosophie, Stoïcisme
Source : Pensées, Chap.I, 7, Traduction André Dacier 

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