Dialogue  Inter-  Religieux



L'homme > La conscience

19  citations  | Page 1 / 1




A ie le courage de te servir de ton propre entendement.




Philosophie / Kantisme 2631 | 
Qu'est ce que les Lumières; 1784 

   




D istingue clairement qu'il y a deux conscience en toi. Celle de la dense matière de ta chair et celle de ton être essentiel qui a la faculté d'être attentif à cette chair. Voilà où se situe le centre de ton attention où tu dois installer ton vouloir ardent.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1947 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE XV : LE SECRET DES SECRETS 

   




L a conscience sous-jacente à toi est en constante expansion et cela selon des modes différents que ceux que tu connais. Elle est également différente selon les êtres, même s'ils sont proches de toi. La façon dont tu t'es développé et qui se poursuit dans le présent fait en sorte que tu es un être qui est à la fois une cause et un effet. Aucune conscience ne revient sur le sentier qu'elle a déjà parcouru sinon tout ne serait que vaine répétition. Chaque conscience de cette époque suit son propre chemin jusqu'à la fin ultime.




Sagesses & Traditions / Africaines / Egyptiennes 1933 | 
Tables d'Emeraude, TABLETTE XI : LA CLEF DE CE QUI EST EN HAUT ET DE CE QUI EST EN BAS 

   




C haitanya (chidabhas) est la manifestation du créateur de l'univers et devient ainsi la lumière intérieure d'un être. Sans ce flambeau intérieur l'être ne perçoit ni ne voit rien. C'est la conscience de votre Soi intérieur qui vous permet de voir. Ce qui est vu et ce qui voit font intrinsèquement partie de l'âme qui réside en vous.




Hindouisme / Kriya Yoga 1374 | 
Paramahansa Prajnanananda, En compagnie des maitres du Kriya Yoga, p.54 
Chaitanya:conscience ; chidabhas: conscience reflechie

   




L a conscience morale n'est pas quelque chose que l'on soit susceptible d'acquérir, et il n'y a pas de devoir ordonnant de se procurer cette conscience; mais tout homme, en tant qu'être moral, possède en lui, originairement, une telle conscience.




Philosophie / Kantisme 1036 | 
Métaphysique des mœurs, Doctrine de la vertu, 1797 [Introduction à la Doctrine de la vertu, XIIb, trad. A. Renaut, coll. GF, p. 244] 

   




C onscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu, c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions; sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m'égarer d'erreurs en erreurs à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.




Divers Courants / Littérature 1000 | 
Émile ou De l'éducation, 1762 [livre IVe, coll. GF, Flammarion, 1966] 

   




I l est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c'est à ce principe que je donne le nom de conscience.




Divers Courants / Littérature 999 | 
Émile ou De l'éducation, 1762 [livre IVe, coll. GF, Flammarion, 1966] 

   




A la question : Où trouver la délivrance des Tathagata ?
Vimalakirti répond : Elle se trouve dans le premier fonctionnement de la conscience [cittapurvacarita] de tous les êtres.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 347 | 
Vimalakirtinirdesa, Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules), chap. I, V, § 8, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.213 
En effet, ce premier moment est indifférencié (nirvikalpa), c'est la conscience vierge, lumineuse et libre; si à l'ordinaire on ne le perçoit pas, c'est qu'à l'instant suivant il se trouve aussitôt obscurci par la surimposition de concepts ou d'images ; pourtant sans ce premier instant lumineux on ne percevrait rien et aucun phénomène conscient n'existerait. Surgissant d'instant en instant la conscience de tout être reporte donc à cette liberté initiale et les choses jaillissent telles qu'elles sont (yathabhuta), déliées, ni cause ni effet, sans passé ni avenir, sans attachement ni discrimination, ces deux s'impliquant mutuellement car s'attacher aux choses c'est discriminer et discriminer c'est prendre ou repousser, or l'omniscience, nous dit-on, n'a pas d'attache. Les samadhi de la vacuité, du sans-signe et de la non-prise en considération permettent d'accéder à la pure conscience, ce premier instant, celui de l'isolement, de l'absolu (vivikta).

   




L a conscience appropriatrice profonde et subtile, comme un courant impétueux, procède avec tous ses germes.
Craignant qu'ils n'imaginent qu'elle est un Soi [atman], je ne l'ai pas révélée aux niais.





Bouddhisme / Mahayana 346 | 
Samdhinirmocana Sutra, v. 7, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222 

   




L a conscience n'est pas séparée des imprégnations, elle ne leur est pas non plus associée.
Bien que recouverte par les imprégnations, elle est indifférenciée par nature.

Les imprégnations issues de la conscience mentale sont comme des taches,
Et l'unique conscience pareille à un blanc et pur vêtement ne resplendit pas en raison de [ces] imprégnations.





Bouddhisme / Mahayana 345 | 
st. 236-237, p. 296, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222 

   




A mesure que croissent les imprégnations variées, la conscience évolue en vagues :
Qu'elles soient supprimées, et le flot des vagues s'arrête.





Bouddhisme / Mahayana 344 | 
Sagathakam, sl.97, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222 

   




C omme dans un grand torrent tari il n'y a plus de vagues, ainsi cette [conscience] étant annihilée, la multiplicité des consciences cesse de se déployer.




Bouddhisme / Mahayana 343 | 
p. 109, st. 181, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.224 

   




L a conscience originellement lumineuse est matrice du Tathagata.
Elle est bonne, mais les êtres s'y attachent.
Elle est affranchie du fini et de l'infini.





Bouddhisme / Mahayana 342 | 
Sagathakam, sq. 750, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.224 

   




S ans arrêt dansent les vagues dressées de l'océan agité par le vent,
De même sur l'océan de la conscience de tréfonds constamment agitée par les vents de la sphère objective,
Dansent les consciences sensorielles que sont les remous de la Multiplicité.

Les couleurs bleu foncé, rouge, etc., avec sel, coquillages, lait, miel, fleurs et fruits odorants, rayons de soleil,
Ont entre elles la même relation que l'océan et ses vagues,
Elles ne sont ni identiques ni différentes,
Ainsi des sept sortes de conscience fondues dans la conscience de tréfonds.

Comme les vagues se déploient de façons variées à la surface de l'océan,
Ainsi les diverses consciences sensorielles se meuvent dans la conscience de tréfonds.

Il n'y a aucune différence entre l'océan et ses vagues;
De même, il n'y a pas d'évolution des consciences à l'intérieur de la Conscience.
La conscience [citta] accumule [cit-] l'acte, la pensée réfléchit à son sujet,
La conscience mentale la reconnaît et les cinq consciences sensorielles perçoivent le monde visible.

Leur gamme de couleurs est exposée à la conscience des humains.
En quoi est-elle comparable aux vagues, dis-moi, grand Silencieux ?
Les vagues n'offrent pas une telle gamme de couleurs,
C'est aux êtres puérils qu'on dépeint un tel tourbillon à l'intérieur de la conscience.

Point de tourbillon dans la conscience exempte d'objet appréhendé.
Qu'il y ait un objet, il y aura un sujet comme pour les vagues et l'océan (2).
Corps, biens, résidences sont exposés comme tels aux consciences humaines,
Et, de ce fait, paraissent tourbillonner comme des vagues.

On voit clairement l'océan danser en vagues,
Comment se fait-il que l'intelligence n'appréhende pas de même le tourbillonnement de la conscience de tréfonds ?
Si l'on compare la conscience de tréfonds à l'océan, c'est pour se conformer à l'intelligence des êtres puérils.
Le tourbillonnement des vagues n'est qu'une image ".





Bouddhisme / Mahayana 341 | 
44-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.227-228 
(1) Secoué par le vent des objets, l'océan de l'alayavijnana s'agite en vagues que sont les consciences temporaires (Hiuan-tsang (VIIe siècle), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules),Vijnaptimatratasiddhi, p. 175). (2) Où il y a contenu et contenant.

   




I l y a quatre causes à l'opération des consciences sensorielles :
1. Méconnaître le monde visible en ne le voyant pas comme notre propre conscience.
2. S'attacher à la tension agitée du déploiement mental et aux imprégnations de la forme - imprégnations accumulées depuis un temps infini.
3. Percevoir la nature propre comme appartenant originellement à la conscience.
4. Témoigner une curiosité ardente à l'égard de formes infiniment variées.

Ces quatre causes, Mahamati, font apparaître à la surface de la conscience de tréfonds - comparable au courant d'un torrent - les remous que sont les consciences sensorielles. Tel l'océan agité par le vent, cette conscience surgit instantanément ou progressivement dans chaque organe sensoriel, chaque atome et jusque dans les pores de la peau; la sphère des sens apparaissant comme un miroir qui reflète les choses. De même, Mahamati, les incessants remous de l'océan de la conscience sont dus au vent de la sphère sensorielle; cause, action et caractères ne peuvent être dissociés les uns des autres... Et parce que l'on ne comprend pas la nature propre de la forme et des autres contingences, l'ensemble des cinq consciences fonctionne; et avec elles la conscience mentale [manovijnana] qui délimite clairement cette sphère. Le corps qui en procède effectue (à son tour) ses opérations.

Mais conscience mentale et consciences sensorielles ignorent qu'elles se conditionnent mutuellement et qu'elles opèrent en raison de leur attachement à la différenciation du visible lequel n'est en réalité que Conscience; ainsi les consciences se déploient, intimement unies, en limitant leur sphère sensorielle de conscience informatrice. Quand les consciences opèrent de cette manière [inconsciente] les yogin eux-mêmes qui s'adonnent au ravissement ne sont pas au courant du fonctionnement des imprégnations subtiles et pensent qu'en mettant fin aux consciences sensorielles ils s'absorberont dans le ravissement. Mais ils s'y plongent sans avoir mis fin à ces consciences, les germes d'imprégnation n'étant pas détruits (1). Si ces yogin sont détachés, ce n'est que de la sphère objective.

Ainsi en est-il, Mahamati, du mode d'activité subtile de la conscience de tréfonds […]

Ô Mahamati, entourés de Victorieux et d'amis bénéfiques, ils peuvent savoir comment conscience et consciences mentales différencient le domaine de la nature propre d'un monde visible - conscience par nature - et traverser ainsi l'océan des renaissances qu'engendrent l'acte, la soif et l'ignorance."





Bouddhisme / Mahayana 340 | 
44-46, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.226-227 
(1) Ce n'est donc pas la véritable extinction.
Sur ce fond de lumineuse conscience, se détachant comme des ombres obscurcissantes, déferlent sans un instant de répit cinq consciences sensorielles et une double conscience mentale qui constituent la conscience empirique individuelle. La conscience mentale procède par séparation, extraction et différenciation. Elle comporte la septième conscience ou manas - pensée claire et lucide que caractérise une perpétuelle cogitation suscitée par l'amour propre - et la sixième conscience mentale proprement dite (manovijnana) qui perçoit les objets. Généralement en activité elle se trouve interrompue dans les ravissements inconscients, les états de torpeur, de syncope, à la mort et à la renaissance. Douée d'opérations intellectuelles elle agit non seulement à l'extérieur comme les consciences sensorielles, mais encore à l'intérieur. Les consciences sensorielles ayant les organes pour supports découpent le champ de la conscience et perçoivent les objets grossiers. La pensée (manas) est à la fois discernement, jugement et volonté; elle coordonne et dirige les autres consciences et, percevant leur multiplicité, elle s'y attache. On la dit souillée (klista) parce qu'elle engendre les impuretés ; c'est elle qui interprète la Réalité sous forme de dualité en la scindant en partie prenante - ou vision qui relève du vikalpa et en partie prise, image, signe ou projection extériorisée (nimitta) quand elle perçoit les choses comme attrayantes ou repoussantes. La conscience de tréfonds (alayavijûàna) Innovation importante des Vijnanavadin, cette conscience de tréfonds répondait à des difficultés que, selon le Mahayana, les Theravadin n'avaient pu résoudre. Procédant par dissociation, ceux-ci avaient réduit l'âme et univers à leurs principes élémentaires, les dharma, excluant toute chose de durée. Pour résoudre les problèmes qui se posaient quant à la réincarnation, à la souillure et à la purification ou au support des erreurs, les Vijnanavadin, tout en demeurant adeptes du discontinu, eurent recours à une conscience dynamique, latente, " ne se manifestant que par son activité, par ses effets" (Hiuan-tsang (VIIe siècle), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules),Vijnaptimatratasiddhi, p. 169). Impersonnelle, neutre, difficile à sonder par l'intelligence tant elle est subtile, on l'appelle alaya (de tréfonds) parce qu'elle embrasse (ali) tous la dharma impurs et que les vues erronées du moi s'attachent (ali) à de comme à un soi (atman). Elle est aussi fruit de rétribution (vipaka) d'actes bons et mauvais qui projettent la ronde des naissances.

   




D es imprégnations très variées issues de la tension agitée sont unies à la conscience. L'homme ordinaire les perçoit comme extérieures et ne voit pas l'essence de la conscience. L'essence de la conscience est pure, mais non la conscience provenant de l'erreur. L'erreur est faite de tension, ainsi on ne perçoit pas la Conscience.




Bouddhisme / Mahayana 339 | 
Sagathakam, st. 252-253, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.235 
La conscience de tréfonds revêt en effet deux aspects : source d'acte associés à la pensée différenciatrice, c'est une " masse de tension " (dausthulyakaya) selon l'expression même d' Asanga; mais source d'actes libres et efficients lorsqu'elle est apaisée, elle devient le germe de bonnes qualités plus ou moins pures. Servant de support à la tension, elle doit se transformer afin d'amener la détente apaisée dont le Bouddha faisait grand cas. Il s'agit d'une transformation radicale puisque la turbulence tendue de l'être entier de s'enracine dans la croyance au moi (1) et que son imprégnation se trouve à l'origine des deux grands obstacles à la vie mystique : la voile affectif des inclinations et le voile d'une vision dualisante du monde connu. Ainsi l'homme vit dans une tension constante de corps qui trouble et agite son activité et suscite toutes ses erreurs.

   




L es vasana nourrissent constamment la racine bien attachée au support. La conscience [empirique] erre dans le domaine objectif comme le fer attiré par l'aimant.




Bouddhisme / Mahayana 338 | 
Sagathakam, sl.14, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222 

   




L a conscience qui se déploie dans les naissances est nouée et entravée par la vue du soi;
de là sa tension agitée et impuissante.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 337 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, XI, 49, avec la glose, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.235 

   




V agabonde, solitaire et incorporelle, la conscience prend pour asile les replis du cœur. Ceux qui la maîtrisent sont délivrés des liens de la mort.




Bouddhisme / Theravada 336 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 37, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.67 

   


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