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La philosophie mahayaniste

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L 'espace vide, essentiellement indifférencié, est omniprésent, Ainsi le domaine immaculé, Conscience par nature, est omniprésent. Universel, il remplit [indifféremment] ce qui est défectueux, vertueux et parfait (1), Comme l'espace réside dans les formes inférieures, intermédiaires et supérieures.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 88 | 
Ratnagotravibhaga, 1, 49 et 50, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.116 
(1) A savoir profanes, mystiques et le Tathagata







E n vérité, toutes les choses sont ineffables, indicibles, vides, apaisées et pures. Ceux qui les voient ainsi sont [dignes] d'être nommés bouddha et bodhisattva.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 86 | 
glose du Madhyamakarika, chap XXV, sqq 24 de Nagarjuna, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.194 







E tant illuminés, les bodhisattva montrent la Doctrine quand ils enseignent que tous les dharma se situent dans l'espace, qu'ils ne sont ni venus ni partis, qu'ils sont tel l'espace qui n'est ni venue ni parti, ni façonné, ni effectué. L'espace ne dure pas ..., il ni produit ni arrêté. Ainsi en est-il de toutes choses : point de différenciation en elles, non plus que dans l'espace... Car la vacuité des choses ne va ni ne vient; toutes choses demeurent dans la vacuité sans jamais la quitter; elles résident dans le sans-signe, sans prise en considération, sans tendances inconscientes, sans production, sans naissance, sans existence...




Bouddhisme / Mahayana 85 | 
p. 297, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.214 
Remarque : "Certains auteurs, anciens et modernes, confondent espace, vacuité et néant. A celui qui voit le monde à travers son moi, un moi conditionné soumis à la chaîne causale, l'extinction, le sans-signe apparaissent comme une négation, la négation de tout ce qu'il peut connaîtra ou imaginer. Or, par l'expérience de la vacuité, au contraire, le bodhisattva échappe à jamais à toutes les formes de négation, refus ou opposition puisqu'il échappe à la dualité. Ses limites perdues, il évolue en toute liberté dans une vacuité aussi vaste que l'espace et devenue pour lui le champ de tous les possibles tandis que l'homme ordinaire pris dans l'étau de ses limites ne peut faire un pas sans heurter les obstacles dont l'environne la multitude de ses désirs et de ses pensées. Un bodhisattva accepterait-il avec joie de s'exposer à tant de souffrances pour conduire les êtres au néant ? Identifier vacuité et néant c'est ignorer l'omniscience, la compassion du bodhisattva, c'est ignorer c'est l'Éveil. Au même titre que les termes Éveil ou délivrance, l'espace est une métaphore empruntée au monde visible pour suggérer le souffle subtil, l'immensité vide au cœur de l'être, l'infini du dedans qui se perd dans l'infini lumineux de la Conscience indifférenciée."







C omment Te louerais-je, Seigneur, Toi qui sans naissance, sans demeure, surpasses toute connaissance mondaine et dont le domaine échappe aux cheminements de la parole.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 84 | 
Hymne à la Réalité absolue, Catuhstava, sqq. 1, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.196 







L a plus élevée des Réalités est en même temps la vacuité absolue. Mais alors, à quoi bon enseigner les vérités mystiques, l'enchaînement causal, les données empiriques... puisqu'ils ne correspondent pas au Sens absolu et qu'il faut rejeter ce qui n'est pas la Réalité absolue ? C'est que, sans cet enseignement, on ne saurait enseigner le Sens absolu ni le pénétrer ni parvenir de ce fait à l'extinction.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 82 | 
glose des sqq. 1 à 15 du Madhyamakarika de Nagarjuna, chap XXIV, p.493, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.180 







B ien qu'il y ait maints fleuves ils ne font qu'un dans la mer ;
Dans l'océan où ils se perdent, ces fleuves n'ont qu'une saveur même s'ils paraissent multiples.
Et la mer reste immuable sans croître ni décroître.





Bouddhisme / Mahayana 66 | 
cité et traduit par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.343 







T athata, sommet du réel, sans signe distinctif, Réalité ultime, domaine absolu, tels sont en résumé les synonymes de la vacuité. Ce sont les principaux, mais il y en a d'autres : non-dualité, domaine de l'indifférenciation, vraie nature des choses, inexprimable, inconditionné, extinction... Ces termes doivent être pris à la lettre.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 55 | 
Madhyantavibhaga, I, 14-15, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.108 







L e nirvana n'est pas inexistence.
D'où viendrait [alors] qu'on le réalise ?
Est appelé nirvana la cessation de toute prise de conscience quant à être et non-être.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 54 | 
Ratnavali, I, 42, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.188 







N agarjuna : " Ce qui comporte allée et venue est conditionné et relatif. C'est cela même qui inconditionné, non relatif, est appelé nirvana. Tel est l'enseignement. "
Glose de Candrakirti :" Allées et venues, mouvement et processus, forment ici-bas la continuité des naissances et des morts. Tout cela apparaît comme soumis aux causes et conditions - la lumière dépendant de la lampe - ou comme relatif - le long par rapport au court. Mais, dans les deux cas, dès que s'interrompt la continuité de la naissance et de la mort, on a le nirvana. On ne doit concevoir ce simple arrêt de toute opération ni comme être ni comme non-être. Le nirvana n'est donc ni être ni non-être. "





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 53 | 
Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), chap XXV, sqq 9 et glose de Candrakirti (fin Vie siècle), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules), école Madhyamaka (école de la voie du milieu), cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.189-190 







N agarjuna : " Si la signification de être et de non-être était parfaitement établie, on pourrait comprendre la doctrine du nirvana comme ni être ni non-être. "




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 52 | 
Madhyamakakarika ou (Madhyamakasastra), chap XXV, sqq 15 cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.191 







N i pure ni impure l'Ainsité est identique à la bouddhéité. On ne peut dire qu'elle soit pure, car en tant que conscience de tréfonds, la temporalité la qualifie. Et même qualifiée de la sorte, on ne peut dire qu'elle soit impure car elle est étrangère à tout voile.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 51 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 22, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.257 







S ans distinction chez tous les êtres, l'Ainsité parvenue à la pureté est l'essence du Tathagata. C'est pourquoi tous les êtres munis d'un corps l'ont pour germe.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 48 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 37, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.259 







L 'Ainsité étant identique chez les hommes ordinaires, les mystiques et les bien-éveillés, ceux qui ont vu la Réalité montrent le germe du Victorieux comme présent dans les êtres.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 47 | 
Ratnagotravibhaga, 1, 45, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.115 







E n soi, le nirvana n'est autre que l'Ainsité essentiellement quiescente, sans aucun voile, essence des choses, naturellement pure, sans production ni destruction, égale chez tous les êtres, n'appréhendant ni n'étant appréhendée, par-delà tout processus intellectuel, et réalisée intérieurement par les véritables mystiques.




Bouddhisme / Mahayana 45 | 
Vijnaptimatratasiddhi, p. 671, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.104 







S e tenant à l'écart de tous les points de vue, sans imaginant ni imaginé,
Sans support, sans naissance, je l'appelle uniquement conscience et rien qu'elle.
Ni être ni non-être, ainsi dénuée d'être et de non-être, Je définis la seule conscience exempte de conscience [empirique].
Ainsité, vacuité, limite ultime, extinction, domaine absolu,
Variété de corps spirituel, voilà ce que je nomme conscience et rien qu'elle [cittamatra].
Issue de la conscience, la multiplicité provient de l'association des imaginations et de la pensée différenciatrice.
Considérée par les hommes ordinaires comme externe, elle n'est que conscience et rien qu'elle.
Point de monde visible extérieur, la multiplicité étant perçue dans la conscience;
Corps, possessions, résidences, je les nomme uniquement conscience et rien qu'elle.





Bouddhisme / Mahayana 32 | 
st 29-33, p. 153-154, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.218 







L 'Ainsité est l'essence de la conscience.
Pour l'avoir reconnu le yogin sait que tout n'est que conscience et rien qu'elle.





Bouddhisme / Mahayana 31 | 
Sagathakam, p.270, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.218 







P oint de Bouddha ni vérité ni fruit ni cause, ni perversion ni nirvana, ni mort ni renaissance.
Les douze membres de l'existence n'existent pas, point de fini, point d'infini,
Toutes les théories sont éliminées, je proclame que seule existe la Conscience.





Bouddhisme / Mahayana 30 | 
Sagathakam, 277-278, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.270 
Remarque : Assurément il n'y a ni lien ni libération. Si la libération est niée ici, ce n'est pas pour éviter de reconnaître l'existence du lien, mais pour proclamer ce que seule la Réalité révèle : ainsi le dormeur qui se réveille en plein jour se réjouit d'être délivré des images que lui proposait son rêve et qui se révèlent vaines : il n'y a pas d'obstacle, il n'y a pas d'effort, il n'y en a jamais eu, et dans le rêve cependant, il les a affrontés. Encore a-t-il fallu que cesse ce mauvais rêve pour que cesser d'exister lien et libération, mais cette affirmation reste vide de sens pour celui qui demeure en plein rêve sans le reconnaître pour tel.







I llusion, conscience, intelligence intuitive, apaisement, dualité d'être et de non-être, Ces enseignements où sont-ils, pour qui, comment, en quelle fin dis-moi ? Je les enseigne... à ceux qui baignent dans la confusion à l'égard de l'existence de la seule conscience.




Bouddhisme / Mahayana 28 | 
Sagathakam, 223-224, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.270 







T out n'est que conscience.




Bouddhisme / Mahayana 27 | 
Sagathakam, 651-652, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.266 







L 'essence de la conscience est immaculée; en elle, pareille au ciel, point d'imprégnation. Dès qu'on s'attache à la conscience, la conscience empirique se déploie. Comme il n'y a pas de monde visible qui lui soit extérieur, seul existe la conscience. L'impureté en vérité se montre dans ce qui est pur, mais le pure lui-même ne montre aucune impureté. Les nuages voilent le ciel, ainsi ne voit-on pas la conscience [voilée par l'impureté].




Bouddhisme / Mahayana 26 | 
Sagathakam, st. 100-101, p. 284, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.218 





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