Patrimoine  Mondial  des religions, traditions et courants de pensée



Citations spirituelles et philosophiques
de la religion bouddhiste

364  citations  | Page 7 / 15




Q uand une fleur s'épanouit, le monde entier se révèle.




Bouddhisme / Mahayana / Zen Citation n°604 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 466 





D ix ans je n'ai pas pu retourner, à présent j'ai oublié par quel chemin je suis venu.




Bouddhisme / Mahayana / Zen Citation n°603 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 468 





L a vraie liberté est celle qui est à l'intérieur de l'esprit...
La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut, car les désirs de l'homme sont illimités.
Il vaut mieux faire décroître ses désirs...
Autant que possible, il faut les sublimer; ainsi vient la liberté, grâce à un idéal spirituel.





Bouddhisme / Mahayana / Zen Citation n°599 | 
Questions à un maître zen, trad. E. de Smedt, 1984 / 1990, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 64-66 





L ibéré par le cœur, on est affranchi de l'attraction, de l'aversion et de la confusion.
Libéré par la sapience on comprend qu'on est parfaitement libéré.





Bouddhisme Citation n°598 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), III, 270, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.65 





O moines, qu'est-ce que l'homme libéré de deux manières?
Ici-bas, un certain homme ayant touché de son corps les délivrances apaisées et celles transcendant les formes, il y séjourne et, ayant vu par sa sapience l'épuisement de ses flux impurs-, il n'a plus besoin de vigilance, car il ne peut plus y avoir pour lui de négligence.

Ô moines, qu'est-ce que l'homme libéré par sapience?
Un certain homme ici-bas n'a pas touché de son corps les délivrances apaisées; il voit par sa sapience l'épuisement du flux impur ; j'appelle cet homme délivré par sapience. Lui non plus n'a pas besoin de vigilance.





Bouddhisme Citation n°596 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, 421, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, pp.66-67 





L a forme corporelle, ô moines, est impermanente. Ce qui cause et conditionne sa venue à l'existence est aussi impermanent.
Comment, ô moines, la forme corporelle qui a l'impermanence pour origine serait-elle permanente ?





Bouddhisme Citation n°589 | 
Samyuttanikaya, III, 23, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





R évérend Mahakatyayana, dit Vimalakirti, absolument rien n'a été produit, n'est produit et ne sera produit; absolument rien n'a disparu, ne disparaît et ne disparaîtra : tel est le sens du mot
" impermanent".
Comprendre que les cinq agrégats sont absolument vides de nature propre et, par conséquent, sans naissance : tel est le sens du mot " douloureux " [duhkha]
Savoir que le moi [atman] et le non-moi ne constituent pas une dualité : tel est le sens du mot "impersonnel " [anatman].
Ce qui est sans nature propre et sans nature étrangère ne s'enflamme pas, et ce qui ne s'enflamme pas ne s'éteint pas : tel est le sens du mot " calme " [Santa] " .





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°586 | 
Vimalakirtinirdesa, III, § 26, p. 166-167, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.170 





I mpermanentes sont les tendances fabricatrices, elles ont pour nature de naître et de périr.
Une fois venues à l'existence, elles disparaissent.
Leur apaisement est bonheur.





Bouddhisme Citation n°585 | 
Dighanikaya (les Dialogues du Bouddha), II, 157, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 





L a Loi du Bouddha est très profonde, pure et subtile; elle s'est exprimée dans d'innombrables prédications de tous genres. Y adhérer de tout son esprit, sans hésitation ni repentir, constitue la patience relative à la Loi. Comme le Bouddha l'a dit, les dharma, quoique vides, ne sont ni tranchés ni détruits. Nés d'une série de causes et de conditions, ils ne sont pas éternels. Bien que les dharma soient impersonnels, on n'échappe pas au péché ni au mérite. La pensée ne dure qu'un instant; les dharma matériels, les sens, l'intelligence périssent sans arrêt; sans atteindre le moment postérieur, ils naissent et périssent toujours à nouveau; toutefois on n'échappe pas aux actes qui sont causes et conditions d'innombrables existences. Bien que les agrégats, les éléments et les bases de la connaissance [qui composent les êtres] soient vides et impersonnels, les êtres errent dans les cinq destinées et subissent la transmigration.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°584 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 915-916 et 924-926, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.156 





C omme les activités des mondains qui apparaissent et disparaissent sans arrêt dans l'espace,
les activités des Bouddhas surgissent du domaine étranger à tout flux et s'y fondent.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara Citation n°583 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 20-21, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.257 





O moines, ce qu'on appelle conscience, pensée, esprit, de jour et de nuit apparaît et disparaît en un perpétuel changement.
Tout comme un singe s'ébattant dans une forêt ou un bois saisit une branche puis la laisse échapper et en saisit une autre, ainsi ce qui est appelé conscience, pensée, esprit apparaît et disparaît de jour et de nuit en un perpétuel changement.





Bouddhisme Citation n°582 | 
Samyuttanikaya (the Books of the Kindred Saying), II, p.95, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





N âgasena, pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas semblables ?
Pourquoi ont-ils une vie longue ou brève?
Pourquoi sont-ils vigoureux ou maladifs, beaux ou laids, influents ou impuissants, riches ou pauvres, de haute naissance ou de basse extraction, intelligents ou sots ?
- Et pourquoi, grand roi, toutes les plantes ne sont-elles pas semblables ? Pourquoi sont-elles, suivant leur espèce, aigres, salées, amères, acides, astringentes ou douces ?
- En raison de la différence des graines, je suppose.

- De même, les hommes différent en raison de la différence des actes. Le Bienheureux (le Bouddha) a dit : "Les êtres ont pour patrimoine leur karma, ils sont les héritiers, les descendants, les parents, les vassaux de leur karma : c'est le karma qui partage les hommes en supérieurs et en inférieure. "





Bouddhisme / Theravada Citation n°572 | 
Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de kamma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 111. 112. 
L'image des graines deviendra classique pour décrire le processus karmique dans lequel les bonnes ou mauvaises renaissances ne sont pas des récompenses ou des châtiments, mais simplement les résultats naturels de certains types d'actions. L'apport du bouddhisme dans la théorie du karma est d'avoir mis l'accent, non sur l'acte lui-même dans sa factualité, mais sur l'intentionnalité dont l'acte n'est que la manifestation. C'est l'intention, l'impulsion psychologique qui est génératrice de karma, amorçant ainsi un enchaînement de causes aboutissant au fruit. Voilà Pourquoi le bouddhisme vise d'abord à éradiquer l'intentionnalité, la perpétuelle tension vers, bref le désir perçu comme dukkha. Ce terme désigne l'état d'insatisfaction, de mal-être permanents qui caractérisent la condition de tout être attaché et asservi à la roue du samsâra (de la racine sar-, qui signifie " s'écouler" et qui évoque la " perpétuelle, errance ", le flux constant et universel des existences). La croyance dans la transmigration, profondément enracinée dans la culture indienne, correspond au sentiment du manque, lié à n état conditionné, de plénitude et de permanence dans la perfection Comme le dit si bien Thérèse d'Avila : " Notre désir est sans remède. " Toute existence est duhkha en ce qu,elle est impermanence. Notre plus grande illusion - et c'est l'intuition centrale du bouddhisme - est la conviction que nous avons de constituer chacun un "moi" permanent : là réside l'obstacle majeur à l'atteinte de l'Absolu. Selon la théorie du " non-moi " (an-âtman), l'être humain se réduit à cinq agrégats (skandha) de purs phénomènes (corps matériel, sentiments, perceptions, formations mentales, actes de conscience) qui constituent la matière première de ce que le sens commun appelle " individualité ". L'illusion consiste à surimposer à ces agrégats de phénomènes la notion d'un " moi " qui leur confère un semblant d'unité et de permanence, mais qui ne fait que nous attacher à la roue des existences. Le but ultime est de mettre fin à l'engrenage du désir : une fois le désir éteint, tout karma cesse de se produire et le cycle des renaissances prend fin, signe que le nirvâna a été atteint. Plus que de sortir de la roue du samsâra, il s'agit d'en gagner le milieu, le moyeu, espace vide infini qui seul échappe au tournoiement perpétuel de la roue.





A seniya, ascète nu qui s'adonnait depuis longtemps à l'ascèse si difficile dite canine, mangeait à même le sol, grattait la terre, saluait en aboyant, le Buddha interrogé sur son avenir après la mort refuse d'abord à deux reprises de répondre, puis finit par lui révéler :

" Si un homme cultive pleinement et constamment une conduite de chien, une mentalité de chien, un comportement de chien, et qu'il les développe pleinement et constamment..., à la dissolution du corps, après la mort, il ira rejoindre les chiens. Ainsi je le dis : les hommes sont héritiers de leurs actes [kamma]. "

L'ascète se mit à pleurer sur ses années perdues, il renonça à ses pratiques et, ordonné moine, devint bientôt un être parfait (arhat). Et le texte conclut:

" Qui accomplit de sombres actes récoltera de sombres résultats; et qui accomplit des actes lumineux récoltera de brillants résultats : les uns et les autres renaîtront dans des mondes qui correspondent à leurs actes. "





Bouddhisme Citation n°571 | 
Majjhimanikaya (les Moyens Discours), I, p. 387-390, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.46 





A la question du roi Milinda : " Le but de votre sortie du monde, à vous bouddhistes, étant de mettre fin à la douleur présente et d'empêcher qu'une autre ne naisse, cela est-il dû à un effort antérieur ou à un effort présent? ",
Nagasena répond:
"L'effort présent, Maharaja, est inopérant [pour cette vie] : c'est l'effort passé qui est efficace.
- Donne-moi une comparaison.
- Si tu avais soif, est-ce alors seulement que tu ferais creuser une citerne ou un bassin pour boire ? Si tu avais faim, est-ce alors seulement que tu ferais labourer un champ, semer du riz, récolter du grain ?...
- Non, Vénérable.
- De même, l'effort présent est inopérant, c'est celui du passé qui est efficace. "





Bouddhisme / Theravada Citation n°569 | 
Milinda-panha (Les Questions de Milanda) rédigé en pali (le texte original parle de kamma, terme pâli pour le sanscrit karma), voir la traduction de Louis FINOT, datée de 1923, republiée dans la coll. " Connaissance de l'Orient ", Paris, Gallimard, 1992, p. 115-116. 





C e feu dévore le monde entier, la destruction n'a pas de fin parce que le combustible est toujours nouveau, les flammes toujours nouvelles, et pourtant on dit que le feu demeure.
Il en est ainsi de la personne dont le combustible - sensations, sentiments - est toujours différent, dont la flamme est la soif.





Bouddhisme / Theravada Citation n°556 | 
Mahavagga, I, 21, 1-4, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





T outes les tendances fabricatrices sont évanescentes...
Tout ce qui est évanescent s'achève dans la douleur.
Tout ce qui est douleur est exempt de Soi et ce qui est exempt de Soi est vide.





Bouddhisme / Theravada Citation n°555 | 
Udana Vagga, III, 5-8, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





E nflammé par l'attraction [raga], affolé par la confusion [moha]
[l'homme] fait des plans qui le troublent, lui et les autres,
et il éprouve douleur et dépression.





Bouddhisme Citation n°554 | 
Anguttaranikaya (Le Livre des Discours Graduels), I, 216, 156, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 
Les tendances conditionnées par l'ignorance et devenues inconscientes déterminent à leur tour la conscience et celle-ci, émoussée et confuse, ne perçoit plus les dhamma dans leur libre discontinuité. Lorsqu'elle entre en contact avec le monde externe, elle en fait un non-moi, éprouve une impression agréable ou désagréable, devient la proie de la soif. L'illusion vitale à base de désir et d'ignorance oppose ainsi le moi à un non-moi dans lequel la conscience se projette, auquel elle s'identifie : la fatale appropriation naît. A cette conscience d'appropriation se rattache la croyance erronée en une personnalité qui dure et transmigre, c'est-à-dire en un moi permanent. Car s'il est facile de se détacher de son corps, il est très difficile de se détacher de sa conscience : "Elle est à moi, pense-t-on, c'est moi, c'est ma conscience." En réalité, la conscience est discontinue, faîte de libres instants, mais ces moments de conscience, soudés par le conditionnement que leur imposent soif et ignorance, donnent l'impression d'une durée. Si la conscience n'était pas conditionnée par les tendances fabricatrices, elle aurait l'aspect dune Connaissance qui illuminerait les choses sans les saisir ni les construire, sans que le sujet tombe sous la dépendance de l'objet. Ce serait […] conscience discriminatrice.





A lors qu'il cueille des fleurs, l'homme dont l'esprit s'attache au plaisir, la mort l'emporte comme un torrent impétueux un village endormi.




Bouddhisme / Theravada Citation n°553 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 3, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





P ris au filet du désir aveugle...,
les ignorants sont retenus dans les liens comme des poissons dans la nasse.





Bouddhisme / Theravada Citation n°552 | 
Udana Vagga, III, 3, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 





I l n'est pas de feu semblable au désir, pas de saisie semblable à l'aversion,
Pas de filet pareil à l'erreur, pas de fleuve comparable à la soif.
De la soif naît le chagrin, de la soif naît la crainte.
Pour celui qui est complètement délivré de la soif, il n'est plus de chagrin;
d'où lui viendrait la crainte ?





Bouddhisme / Theravada Citation n°551 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), 251, 216, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.44 





D e toute éternité, tous les êtres errent dans le devenir par suite de toutes sortes d'attractions et de désirs. Les différentes natures, celles nées de l'œuf, du chorion, de l'humidité ou par apparition, viennent à la vie à cause du désir sexuel. Sachez que le devenir a pour racine fondamentale le désir. Les naissances et les morts se succèdent sans fin, parce que toutes sortes de désirs stimulent l'attraction. Le désir a pour origine l'attraction et la vie a pour origine le désir. La vie et l'attraction des êtres reposent fondamentalement sur le désir. Le désir né de l'attraction est la cause, la vie issue de cette attraction le fruit. Les éléments favorables ou défavorables proviennent des différents états de désir. Si l'état est contraire à ce que l'on aime, la conscience engendre sentiments de haine et de rancune, qui créent toutes sortes d'actes karmiques. Cela entraîne une renaissance parmi les fantômes faméliques ou dans les enfers.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka Citation n°550 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.426 





C hez l'homme qui ne veille pas sur sa conduite, la soif s'étend comme une liane... Celui qui ici-bas secoue le joug très difficile à secouer de la soif, comme des gouttes d'eau roulant sur une feuille de lotus, la douleur se détache peu à peu de lui.




Bouddhisme / Theravada Citation n°543 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sqq. 334 et 336, traduction Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.72 





C ette fois-là, le Bienheureux qui venait d'atteindre le parfait et complet Éveil était à Uruvela, au nord de la rivière Neranjarà, au pied de l'arbre de la bodhi.

"Le Bienheureux resta alors assis continûment jambes croisées pendant sept jours, dans la béatitude de la libération.

" Durant la première veille de la nuit, le Bienheureux considéra dans son esprit la production conditionnée, dans l'ordre naturel puis dans l'ordre inverse : conditionnées par l'ignorance sont les tendances fabricatrices, conditionnée par les tendances est la conscience, conditionnés par la conscience sont les phénomènes qui ont nom et forme, conditionnés par les phénomènes qui ont nom et forme sont les six domaines sensoriels, conditionné par les six domaines est le contact, conditionnée par le contact est la sensation, conditionnée par la sensation est la soif du désir, conditionné par la soif du désir est l'attachement, conditionné par l'attachement est le processus de devenir, conditionnée par le processus de devenir est la naissance, conditionnées par la naissance se produisent la vieillesse et la mort avec le chagrin, les lamentations, la douleur, la peine, le désespoir. Telle en l' origine de toute cette masse de souffrance.

" L'extinction et la suppression totales de l'ignorance conditionnent la suppression des tendances fabricatrices, la suppression des tendances conditionne celle de la conscience, la suppression de la conscience conditionne celle des phénomènes qui ont nom et forme, la suppression des phénomènes qui ont nom et forme conditionne celle des six domaines sensoriels, la suppression des six domaines conditionne celle du contact, la suppression de contact conditionne celle de la sensation, la suppression de la sensation conditionne celle de la soif du désir, la suppression de la soif conditionne celle de l'attachement, la suppression de l'attachement conditionne celle du processus de devenir, la suppression du processus de devenir conditionne celle de la naissance, avec la suppression de la naissance disparaissent la vieillesse et la mort avec le chagrin, les lamentations, la douleur, la peine, le désespoir. C'est ainsi qu'est supprimée toute cette masse de souffrance."





Bouddhisme / Theravada Citation n°541 | 
(V, I, § 1), traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.40 





V oici, ô moines, la vérité mystique sur la douleur : la naissance est douleur, la maladie est douleur, la mort en douleur, l'union avec ce qu'on déteste est douleur, la séparation d'avec ce qu'on aime est douleur, l'impuissance à obtenir ce que l'on désire est douleur. En résumé, les cinq agrégats d'appropriation sont douleur. Voici encore, ô moines, la vérité mystique sur l'origine de la douleur : c'est la soif qui conduit de naissance en naissance, accompagnée de jouissance et d'attraction [raga], qui cherche satisfaction ici et là : soif des plaisirs des sens, soif de l'existence, soif du devenir et soif du non-devenir.




Bouddhisme / Theravada Citation n°530 | 
Mahavagga, I, 6, 19 sqq, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.36 





C elui qui vit les regards tournés vers les plaisirs, qui ne maîtrise pas ses sens, dont les appétits sont sans mesure, indolent, dépourvu d'énergie, cet être-là, en vérité, Mara (le roi de la mort) le plie à son pouvoir, comme le vent un arbre frêle.

Celui qui vit les regards détournés des plaisirs, les sens-bien maîtrisés, modéré dans ses appétits, fervent, plein d'énergie, cet être-là, en vérité, Mara ne le plie pas à son pouvoir, non plus que le vent une montagne de roc."





Bouddhisme / Theravada Citation n°529 | 
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 7 et 8, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.72 



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