Dialogue  Inter-  Religieux



Onelittleangel > Les Voies > Morale et Vertue
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L a Vérité n'a pas en elle-même besoin de vertu, mais l'homme a besoin de vertu pour s'assimiler à la Vérité.




3123 |   Frithjof Schuon, Islam, Soufisme
Source : Logique et Transcendance  








N ier la moralité, cela peut signifier d'abord : nier que les motifs moraux invoqués par les hommes les aient véritablement poussés à agir comme ils l'ont fait, - c'est-à-dire, affirmer que la moralité n'existe qu'en paroles et fait partie des duperies grossières ou subtiles de l'humanité (celles particulièrement où l'on est sa propre dupe), et cela peut-être surtout chez les gens les plus renommés, précisément, pour leur vertu. Ensuite, cela peut signifier nier que les jugements moraux reposent sur des vérités. (…)
Je nie donc la moralité comme je nie l'alchimie : c'est-à-dire que je nie ses postulats mais non qu'il y ait eu des alchimistes qui croyaient à ces postulats et agissaient en fonction d'eux (…) Je ne nie pas - dès lors que je ne suis pas insensé - qu'il faille éviter et combattre de nombreuses actions dîtes immorales, ni qu'il faille encourager et accomplir de nombreuses actions dîtes morales ; mais je pense qu'il faut faire l'un et l'autre pour d'autres raisons que jusqu'à présent. Nous devons changer notre façon de juger, afin de parvenir finalement et peut-être très tard, à mieux encore : changer notre façon de sentir.





2066 |  Philosophie
Source : Aurore, II, § 103  








P uisque la Raison n'exige rien qui s'oppose à la Nature, elle exige donc elle-même que chacun s'aime soi-même, qu'il recherche sa propre utilité, en tant qu'elle est réellement utile, qu'il poursuive tout ce qui conduit réellement l'homme à une plus grande perfection, et que, d'une manière générale, chacun s'efforce de conserver son être autant qu'il le peut. Tout cela est aussi nécessairement vrai que le fait, pour un tout, d'être plus grand que la partie. Ensuite, du fait que la vertu n'est rien d'autre qu'agir selon les lois de sa propre nature, et que personne ne s'efforce de conserver son être si ce n'est selon les lois de sa propre nature, on tirera trois conséquences. Premièrement, le fondement de la vertu est l'effort même pour conserver son être, et le bonheur consiste en ce fait que l'homme peut conserver son être. Deuxièmement, la vertu est à poursuivre pour elle-même, et il n'existe rien qui soit plus valable qu'elle, ou plus utile pour nous, et en vue de quoi elle devrait être poursuivie. Troisièmement, enfin, ceux qui se suicident ont l'âme impuissante et sont totalement vaincus par des causes extérieures qui s'opposent à leur nature.




2062 |  Philosophie
Source : Ethique, IV, Proposition 18, Scolie  








A insi donc, la vertu est une disposition à agir d'une façon délibérée, consistant en une médiété relative à nous, laquelle est rationnellement déterminée et comme la déterminerait un homme prudent. Mais c'est une médiété entre deux vices, l'un par excès et l'autre par défaut ; et c'est encore une médiété en ce que certains vices sont au-dessous et d'autres « au-dessus » du « ce qu'il faut » dans le domaine des affections aussi bien que des actions, tandis que la vertu, elle, découvre et choisit la position moyenne.




2049 |  Philosophie, Aristotélisme
Source : Aristote, Ethique à Nicomaque, II, 6.  








P our parvenir à l’état humain, il est pour l’Être trois nécessités, ce sont : la nécessité d’acquérir, au cours de son intégration, la Science, l’Amour, la Force Morale. Or cela ne se peut que par un choix délibéré et une liberté morale existant avant l’État d’Humanité (chez l’animal). Ces trois acquisitions sont nommées les Trois Victoires et il appartient à l’Homme ou la Femme de les faciliter à ses frères inférieurs par la Justice et la Bonté.

Les trois victoires sur le Mal et l’Anéantissement sont donc : La Science qui permet d’acquérir la Connaissance, l’Amour qui par le désir crée la Vie et combat efficacement la tentation d’Anéantissement, ouvrant la vie à la génération. La Force Morale qui domine à travers les épreuves, la paresse, clef de la route de l’Anéantissement (Cytraul ou le Néant).





1871 |   Triades Bardiques, Sagesses & Traditions, Occidentales, Celtiques
Source : Triade 19 & 20  








M oralité d'abstention : s'engager à s'abstenir des mauvais dharma. En tant qu'elle s'abstient du mal, des actes mauvais du corps, de la voix, etc., elle est abstention; et cette abstention est une moralité. Elle supporte les deux moralités suivantes, car en s'abstenant soi-même, on peut cultiver les racines de bien comme le culte du Bouddha, etc., et rendre service aux êtres.
Moralité collectionnant les bons dharma : elle sert à acquérir tous les attributs de Bouddha comme les forces, les assurances, etc.
Moralité au service des êtres : soutenant l'activité des êtres conforme au dharma, répartissant également les actes irréprochables, elle mûrit les êtres.





1599 |  Bouddhisme, Mahayana, Yogacara
Source : Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151  








P our te retirer des abîmes du péché et te conduire sur la montagne de la royauté (24, 3), si tu utilises ton état vertueux comme un char pour cette montée. Car on ne saurait accéder à cette montagne sans être accompagné des vertus




1549 |  Christianisme
Source : Sermon sur l'ascension, Traduction de Ch. Bouchet remaniée par Luc Fritz  








U ne sincère et complète abnégation est une vertu préférable à toutes les vertus. Aucune oeuvre d'importance ne peut être faite sans elle.




1177 |  Christianisme
Source : Extrait de l' Instruction spirituelle  








L a perfection morale consiste et ceci: à passer chaque jour comme si c'était le dernier, à éviter l'agitation, la torpeur, la dissimulation.




1083 |  Philosophie, Stoïcisme
Source : Livre VII,68, Edition Garnier-Flammarion.1964 Traduction de Mario Meunier.  








L a vertu est difficile à découvrir ; elle demande quelqu'un qui la dirige et la guide, les vices s'apprennent même sans maître.




979 |  Philosophie, Stoïcisme
Source : Extrait des Questions naturelles  








C 'est donc une erreur que de demander le motif qui fait rechercher la vertu. Car c'est vouloir quelque chose au-dessus du suprême. Tu demandes ce que je cherche dans la vertu? Elle-même, car elle n'a rien de mieux, étant à elle-même son prix.




969 |  Philosophie, Stoïcisme
Source : De la vie heureuse [IX, 4, trad. A. Bourgery, Les Belles Lettres, 1997]  








L 'homme est soumis à l'obligation de se laisser guider dans toutes ses actions par des considérations morales.




962 |  Hindouisme
Source : Extrait des Lettres à l'Ashram  








S OCRATE : «[...] La vertu ne saurait ni venir par nature ni s'enseigner, mais elle serait présente comme une faveur divine, dépourvue d'intelligence, chez les hommes où elle se trouve.»




947 |  Philosophie, Platonisme
Source : Ménon [99e, trad. M. Canto-Sperber, coll. GF, Flammarion, 1993]  








S OCRATE : «[...] J'ajoute que, pour un homme, le bien le plus grand c'est de s'entretenir tous les jours de la vertu et de tout ce dont vous m'entendez discuter, lorsque je soumets les autres et moi-même à cet examen, et que je vais jusqu'à dire qu'une vie à laquelle cet examen ferait défaut ne mériterait pas d'être vécue.»




941 |  Philosophie, Platonisme
Source : Apologie de Socrate [ 38a, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997]  








S OCRATE : «[...] Ma seule affaire est d'aller et de venir pour vous persuader, jeunes et vieux, de n'avoir point pour votre corps et pour votre fortune de souci supérieur ou égal à celui que vous devez avoir concernant la façon de rendre votre âme la meilleure possible, et de vous dire : "Ce n'est pas des richesses que vient la vertu, mais c'est de la vertu que viennent les richesses et tous les autres biens, pour les particuliers comme pour l'État."»




940 |  Philosophie, Platonisme
Source : Apologie de Socrate [ 30a-b, trad. L. Brisson, coll. GF, Flammarion, 1997]  








D eux choses remplissent le cœur d'une admiration et d'une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi.




702 |  Philosophie, Kantisme
Source : Critique de la raison pratique - II, Conclusion - page 173 de l'édition Quadrige PUF.  








L a morale n'est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre digne du bonheur. C'est seulement lorsque la religion s'y ajoute, qu'entre en nous l'espérance de participer un jour au bonheur dans la mesure où nous avons essayé de n'en être pas indignes.




701 |  Philosophie, Kantisme
Source : Critique de la raison pratique - I, II, V - page 139 de l'édition Quadrige PUF.  








L a morale, dans la mesure où elle condamne dans l'absolu, et non au regard de la vie, par égard pour la vie, ou en regard des intentions de la vie, est une erreur intrinsèque, qui ne doit inspirer aucune pitié et relève d'une idiosyncrasie de dégénéré qui a déjà fait un mal infini !…




700 |  Philosophie
Source : Crépuscule des idoles - La morale une Anti-nature, §6 - Traduction J.C. Hémery - Folio Essais.  






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