Patrimoine  Mondial  des religions, traditions et courants de pensée



La philosophie mahayaniste

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L e bodhisattva a au fond des moelles l'amour des créatures comme on l'a d'un fils unique ; aussi son amour travaille constamment au salut [ ... ]. Comme une colombe chérit ses petits et reste à les couver, dans cet état la répulsion est détruite ; il en est de même chez le Compatissant à propos des créatures, qui sont ses enfants.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 684 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, XIII, 20,22, traduction S. Lévi. 
Remarque : Cet héroïsme est loin d'être une valorisation de la douleur, pour elle-même, car, comme tout autre dharma, la souffrance est reconnue dans sa vacuité et se dissout dans la paix insondable du bodhisattva : l'acceptation de la douleur est créatrice et ne vise qu'à abolir celle d'autrui. La perspective bouddhique laisse à ce sujet le moins de chance possible aux déviations et aux abus. De même, si le bodhisattva " désire " conduire les êtres à l'Éveil et les " aime ", sa compassion ne doit pas être confondue avec une affectivité débordante qui se déverserait sur l'humanité : la grande compassion ne peut surgir que chez un être débarrassé de toute passion, de toute croyance au moi grâce au Vide. Une compassion qui naîtrait de l'attraction envers des êtres aimés au sens habituel de ce mot ne serait en effet qu'illusoire et impure : si l'on désire sauver les êtres en les voyant comme extérieurs à soi, on n'est pas libre de tout lien car on croit encore à l'existence réelle de soi et d'autrui et l'on a le désir de se projeter sur eux en leur faisant partager son illumination.







S ans la compassion pour racine, point d'endurance dans les épreuves, et le contemplatif, incapable de supporter la douleur, ne se soucie pas du bien des êtres.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 683 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, XVIII, 37, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.146 







Z azen lui-même est Satori. Pas de dualité ou de relativité entre l'homme et le Bouddha, mais unité complète.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 677 | 
Questions à un maître zen, trad. E. de Smedt, 1984 / 1990, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 64-66 







P ersonne ne peut vous faire faire des progrès si vous ne le faites pas vous-même.




Bouddhisme / Mahayana 671 | 
Vie et Chants de 'Brug-pa Kun-legs, le yogin, traduit du tibétain par R.A. Stein, Paris, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1972, p. 53 







N ul besoin de collines et de ruisseaux pour une méditation paisible
Quand la conscience s'éteint le feu se rafraîchit de lui-même.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 659 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 468 







L a bouche veut en parler mais les mots se meurent.
Le cœur veut s'y accorder mais la pensée s'évanouit.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 658 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 468 







M ille herbes pleurent des larmes de rosée.
Un pin tout seul murmure dans la brise.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 657 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 468 







J e le rencontre mais ne sait qui il est,
Je m'entretiens avec lui mais j'ignore son nom.
Là où ni lune ni soleil n'atteignent,
Là, en vérité, quel merveilleux paysages !





Bouddhisme / Mahayana / Zen 656 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 467 







B ien que nés de la même lignée,
Nous ne mourrons pas de la même lignée.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 655 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 467 







A voir un ennui, c'est recevoir une grâce ;
Etre heureux, c'est être mis à l'épreuve.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 654 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 466 







V ouloir connaître l'Esprit originel, la nature essentielle :
Voilà la grande maladie de notre religion.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 653 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 466 







R évérend Maitreya, au moment où tu arriveras à la suprême et parfaite illumination, à ce moment tous les êtres, eux aussi arriveront à cette même illumination. Pourquoi?
Parce que cette illumination est déjà acquise par tous les êtres.
Révérend Maitreya, au moment où tu seras dans le nirvana complet, à ce moment tous les êtres seront eux aussi dans le nirvana complet. Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas un seul être qui ne soit déjà parinirvan. […] Voyant que tous les êtres sont originellement apaisés le Bouddha a dit que la vraie manière d'être, c'est le parinirvana.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 644 | 
Vimalakirtinirdesa, III, § 51-52, p.193-198, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.103 







C onsidérés comme vides, les sept membres de I'Eveil ou ailes de illumination [bodhipaksa] prennent un sens plus profond que le Véhicule des Anciens. En voici une brève énumération :

1. Ne pas penser à quoi que ce soit, c'est la vigilance.
2. Ne rien trouver dans les divers dharma., bons, mauvais, indifférent, c'est là leur discernement.
3. Réduire en pièces les caractères de tous les mondes, c'est l'énergie.
4. Ne s'attacher ni au bonheur ni au chagrin ni à la joie vis-à-vis tendances fabricatrices, c'est mettre sa joie dans la véritable sapience.
5. Eliminer la tension corporelle puis la tension mentale, ensuite les caractères des choses et obtenir ainsi un bien-être qui remplit corps et conscience, voilà ce que l'on nomme détente.
6. Savoir que tous les dharma sont toujours recueillis et non tantôt distraits, tantôt recueillis, voilà le membre de l'Éveil nommé samadhi.
7. Ne prendre aucun dharma pour support, ne pas le voir ni s'y attacher, c'est la conscience d'équanimité où le Bodhisattva rejette tout examen sur la douleur, le vide, l'impermanence, tous ces vains déploiements du discours. C'est en un tel apaisement que consiste le véritable caractère des choses. Avec joie, détente et équanimité les sept membres de l'Éveil ont atteint leur perfection.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 628 | 
Mahaprajnaparamitasastra (traité de la Grande Vertu de Sagesse (recueil de textes traitant de la prajnaparamita : perfection de la sapience)), Bouddhisme Mahayana (Grand Véhicules), p. 1200-1203, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.101 







I mmobilité du cœur dans la pure intériorité, ayant pour assises la vigilance et l'énergie qui mettent au diapason universel, l'absorption a la félicité pour fruit. Elle suscite les connaissances surnaturelles et les stations brahmaniques. En tête des vertus, elle est triple chez les extatiques. Que le sage ayant ainsi reconnu parfaitement l'absorption s'y livre avec ardeur.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 627 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, XVI, p. 25-26, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.95 







L e samsara est l'aspect souillure ou imaginaire de la nature dépendante - la conscience troublée par les inclinations; le nirvana est l'aspect pureté ou absolu de cette nature dépendante. Il y a renversement du support quand, à l'apparition de la connaissance indifférenciée, la nature dépendante élimine son aspect souillure et se réduit à son aspect immaculé exempt de sujets et d'objets de connaissance, à connaître par intériorisation [pratyatmavedya].




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 626 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), condensé des p. 260-261, avec la glose, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.250 







L es Bouddhas ne pensent pas : "Celui-ci est mûr pour moi, je dois pousser celui-là à mûrir", ou encore "Celui-ci mûrit maintenant " ; mais l'humanité elle-même, grâce aux dharma vertueux, s'avance par les trois véhicules vers sa maturation, de tous côtés, en tous sens, constamment.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 625 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 52, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.261 







O btenir la noble et vraie sagesse, détruire le poison de l'ignorance, connaître le Vrai caractère des dharma, acquérir la sagesse de l'Impermanence, de la Douleur, du Vide, et du Non-moi, [puis] rejeter sans s'y attacher, enfin, pouvoir supporter une telle doctrine : voilà ce qu'on appelle patience relative à la Loi.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 612 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 915-916 et 924-926, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.156 







L a doctrine merveilleuse réalisée par ces gens de bien doit être dégagée des quatre maladies. Quelles ces quatre maladies ?

1. La maladie de l'action : si quelqu'un se dit " J'applique mon esprit à toutes sortes d'actions pour rechercher l'Eveil parfait ", cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne peut être atteinte par l'action.

2. La maladie du laisser-faire : si quelqu'un se dit " Maintenant, je n'abandonne pas le devenir et ne recherche pas l'extinction, car ni dans l'un ni dans l'autre ne se trouvent de pensées qui s'élèvent et disparaissent, je me conforme à la nature de toutes choses dans le désir de rechercher l'Éveil parfait", cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne participe pas du laisser-faire.

3. La maladie d'arrêt : si quelqu'un se dit " Maintenant, j'ai éteint en ma conscience toutes les pensées et j'ai obtenu l'égalité et l'apaisement de toutes les natures ", cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne correspond pas à l'arrêt.

4. La maladie de l'extinction : si quelqu'un se dit "J'ai tranché à jamais toutes les passions, mon corps et ma pensée sont vides et inexistants, à plus forte raison les domaines irréels des organes et des domaines des sens" cela est une maladie, car la nature de l'Éveil parfait ne comporte pas la marque de l'extinction.

Celui qui est dégagé de ces quatre maladies connaît la pureté […].

Quelqu'un qui considère la famille des autres comme ses propres parents a la conscience unifiée et il a éliminé toutes les maladies, ainsi que les dharma de haine, d'amour de soi et d'autrui […]





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 610 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.435 







S ache, ô bodhisattva Éveil parfait,
que tous les êtres en quête de la voie suprême
doivent d'abord choisir l'une des trois périodes de retraite (1)
et se confesser de leur karman sans âge.
Au bout de trois semaines, ils obtiendront la recherche juste.
Mais ils ne devront pas se saisir
des états dont ils n'auront pas entendu parler.
Le samatha est suprême quiétude,
la samapatti juste recueillement,
le dhyana le compte (2) :
telles sont les trois contemplations pures.
Ceux qui les pratiquent assidûment
sont des Tathagata manifestés en ce monde.
Les êtres aux faibles racines de bien qui n'ont pas encore réussi
doivent diligemment se confesser de leurs fautes sans âge.
Si tous les obstacles sont détruits
la bouddhéité survient.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 609 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.436 







A lors Vajrapani demanda de nouveau au Bienheureux : " Ô Bienheureux, où doit-on chercher cette Omniscience [sarvajnata] ? Comment doit-on devenir suprêmement Éveillé ?" Le Bienheureux répondit : " Ô Chef des mystiques, c'est dans son propre cœur que l'on doit chercher l'Éveil et l'Omniscience.




Bouddhisme / Mahayana 608 | 
Mahavairocana Sutra (debut VIIe siecle), extraits du chap. I, traduction Yoshiro Imaeda, cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.449-451 







N ous sommes originellement des Bouddhas. Donc, il faut que notre conduite se trouve d'accord avec la conduite du Bouddha, et notre Cœur (1) d'accord avec le Cœur du Bouddha. Retournant à la racine, revenant à la source, nous coupons court aux pratiques inférieures. Retranchant ainsi et encore retranchant, nous arrivons au non-composé. […]
Qu'elle est grandiose, la porte merveilleuse, la recherche sur l'origine de l'homme, quand elle aboutit là !





Bouddhisme / Mahayana / Zen 607 | 
Le Yuan Jen Loue (Enquête sur l'origine de l'homme), traduit par P. Masson-Oursel, Journal Asiatique, mars-avril 1915, p. 299-354 
(1) Trad. modifiée. Ici et ci-dessous, nous rendons sin par " Cœur "







Q uand une fleur s'épanouit, le monde entier se révèle.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 604 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 466 







D ix ans je n'ai pas pu retourner, à présent j'ai oublié par quel chemin je suis venu.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 603 | 
cité par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p. 468 







L a vraie liberté est celle qui est à l'intérieur de l'esprit...
La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut, car les désirs de l'homme sont illimités.
Il vaut mieux faire décroître ses désirs...
Autant que possible, il faut les sublimer; ainsi vient la liberté, grâce à un idéal spirituel.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 599 | 
Questions à un maître zen, trad. E. de Smedt, 1984 / 1990, Éditions Albin Michel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 64-66 







R évérend Mahakatyayana, dit Vimalakirti, absolument rien n'a été produit, n'est produit et ne sera produit; absolument rien n'a disparu, ne disparaît et ne disparaîtra : tel est le sens du mot
" impermanent".
Comprendre que les cinq agrégats sont absolument vides de nature propre et, par conséquent, sans naissance : tel est le sens du mot " douloureux " [duhkha]
Savoir que le moi [atman] et le non-moi ne constituent pas une dualité : tel est le sens du mot "impersonnel " [anatman].
Ce qui est sans nature propre et sans nature étrangère ne s'enflamme pas, et ce qui ne s'enflamme pas ne s'éteint pas : tel est le sens du mot " calme " [Santa] " .





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 586 | 
Vimalakirtinirdesa, III, § 26, p. 166-167, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.170 







L a Loi du Bouddha est très profonde, pure et subtile; elle s'est exprimée dans d'innombrables prédications de tous genres. Y adhérer de tout son esprit, sans hésitation ni repentir, constitue la patience relative à la Loi. Comme le Bouddha l'a dit, les dharma, quoique vides, ne sont ni tranchés ni détruits. Nés d'une série de causes et de conditions, ils ne sont pas éternels. Bien que les dharma soient impersonnels, on n'échappe pas au péché ni au mérite. La pensée ne dure qu'un instant; les dharma matériels, les sens, l'intelligence périssent sans arrêt; sans atteindre le moment postérieur, ils naissent et périssent toujours à nouveau; toutefois on n'échappe pas aux actes qui sont causes et conditions d'innombrables existences. Bien que les agrégats, les éléments et les bases de la connaissance [qui composent les êtres] soient vides et impersonnels, les êtres errent dans les cinq destinées et subissent la transmigration.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 584 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 915-916 et 924-926, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.156 







C omme les activités des mondains qui apparaissent et disparaissent sans arrêt dans l'espace,
les activités des Bouddhas surgissent du domaine étranger à tout flux et s'y fondent.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 583 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, chap. IX, st. 20-21, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.257 







D e toute éternité, tous les êtres errent dans le devenir par suite de toutes sortes d'attractions et de désirs. Les différentes natures, celles nées de l'œuf, du chorion, de l'humidité ou par apparition, viennent à la vie à cause du désir sexuel. Sachez que le devenir a pour racine fondamentale le désir. Les naissances et les morts se succèdent sans fin, parce que toutes sortes de désirs stimulent l'attraction. Le désir a pour origine l'attraction et la vie a pour origine le désir. La vie et l'attraction des êtres reposent fondamentalement sur le désir. Le désir né de l'attraction est la cause, la vie issue de cette attraction le fruit. Les éléments favorables ou défavorables proviennent des différents états de désir. Si l'état est contraire à ce que l'on aime, la conscience engendre sentiments de haine et de rancune, qui créent toutes sortes d'actes karmiques. Cela entraîne une renaissance parmi les fantômes faméliques ou dans les enfers.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 550 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.426 







L e dhyana renferme un merveilleux bonheur intime, mais les êtres y renoncent pour rechercher les bonheurs extérieurs. Ils sont pareils au riche aveugle qui, ne connaissant pas et ne voyant pas les nombreux trésors qu'il possède, s'en va mendier sa nourriture; ceux qui savent ont pitié d'un homme qui, disposant personnellement d'objets si merveilleux, ne peut en connaître l'existence et va mendier près d'autrui. De même les êtres possèdent en eux-mêmes, dans leur esprit, les multiples bonheurs des dhyana et des samapatti; mais, incapables de les actualiser, ils retournent chercher les bonheurs extérieurs.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 523 | 
Mahaprajnaparamitasastra, II, p. 1044 sqq, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.158 







L a discussion par le silence est la suprême discussion.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 502 | 
cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.279 







A umône du dharma : avec une pensée non souillée, prêcher correctement la loi, les sutra, etc.
Aumône matérielle : avec une pensée non souillée, accorder les fournitures vitales.
Aumône de la sécurité : arrêter les violents, et secourir les timides.





Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 488 | 
Mahayanasamgraha (Somme du grand Véhicules), IV, 9, commentaire, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.150-151 
(1) Les six abhijna: pouvoir magique, ouie divine, connaissance de la pensée d'autrui, souvenir des anciennes existences, connaissance de l'avenir des êtres, connaissance de la destruction des impuretés. (2) Il permet au bodhisattva de circuler dans le monde.







L es six perfections quant au corps:
Le rejet du corps, l'abandon du corps, l'indifférence à son égard, telle est la perfection du don [d'un bodhisattva]. […]





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 487 | 
Extrait du Sagaramatisutra, dans le Siksasamuccaya, IX, p. 187, ligne 5 sqq., cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.146 







D e toutes les manières, les fils des Bouddhas ont réalisé l'absorption abondante en samadhi. Passant leur temps dans les éminentes félicités de l'absorption, par compassion ils assument néanmoins des naissances inférieures. A l'aide de cette absorption même ils dirigent tous les êtres vers le triple Éveil et, en possession de la Connaissance, ils ont établi en ce monde une extase inépuisable.




Bouddhisme / Mahayana / Yogacara 460 | 
Mahayanasutralamkara d' Asanga, XVI, p. 40 avec glose, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.95 







S i l'on ignore la méditation faite de repos continu,
à quoi peut mener une méditation obstruée de pensées ?





Bouddhisme / Mahayana 459 | 
Vie et Chants de 'Brug-pa Kun-legs, le yogin, traduit du tibétain par R.A. Stein, Paris, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1972, p. 55 







M éditation sans pensée dans la Contemplation Infinie,
nul doute qu'elle surgisse spontanée, la méditation consommée :
qu'elle vienne donc, la joie, qu'elle vienne à ceux qui ont réalisé samsara-nirvana en un seul et même goût, qu'elle vienne donc, qu'elle vienne à ceux qui sont devenus les Trois Corps manifestes !





Bouddhisme / Mahayana 458 | 
Vie et Chants de 'Brug-pa Kun-legs, le yogin, traduit du tibétain par R.A. Stein, Paris, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1972, p. 217 







P our la méditation ab aeternitate,
ne médite point avec ton intellect !
Pour le calme spontané,
laisse-le là et ne le crée pas avec artifice
Si l'on veut méditer,
que ce soit comme s'il n'y avait pas de méditation !
Ne coupe pas la méditation en morceaux, laisse-la entière!





Bouddhisme / Mahayana 457 | 
Vie et Chants de 'Brug-pa Kun-legs, le yogin, traduit du tibétain par R.A. Stein, Paris, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1972, p. 69 







T elle est la " transmission directe ":
Le Bouddha transmet au Bouddha, et cela jusqu'à maintenant, sans qu'il y ait eu d'interruption. Celui qui a pu s'éveiller, comment ne serait-il pas le Bouddha ?





Bouddhisme / Mahayana / Zen 456 | 
Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 167, traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973 







D 'authentique Guru sont plus rare que de l'or,
Les charlatans plus nombreux qu'un nid de fourmis.
Néanmoins : " Si l'on a une grande foi, un lama se trouve tout seul".





Bouddhisme / Mahayana 455 | 
Vie et Chants de 'Brug-pa Kun-legs, le yogin, traduit du tibétain par R.A. Stein, Paris, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1972, p. 275 et 323 







I l nous faut suivre l'Illumination d'autrui : cela s'appelle Transmission directe ; cela s'appelle aussi la Réceptivité. Parce qu'on se consacre à suivre l'Illumination d'autrui, on n'a pas affaire à ses vieilles vues à soi. Parce qu'on se contente de mettre en oeuvre sa propre Réceptivité, on n'est pas en présence d'une demeure nouvelle.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 453 | 
Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 173-174, traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973 







L a compréhension de la Loi et l'obtention de la Voie dépendent de la force du maître [ ... ]. Lorsque nous consultons un maître [ ... ], il nous faut purifier corps et esprit, calmer vue et ouïe, pour ne faire qu'écouter et recevoir les instructions du maître, sans y mêler aucune autre pensée. Le corps et l'esprit doivent être un-et-même avec ceux du maître, ainsi que l'eau qu'on verse d'un vase dans un autre. Seul celui qui est capable de se rendre tel pourra recueillir l'enseignement du maître.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 452 | 
Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 151, traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973 







I l n'a a pas d'Eveil graduel
Ni de moyens.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 451 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, fin du 2ième chap., Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.416 







L es paroles de mon grand maître, le sixième patriarche (1), pénétraient les auditeurs une à une, directement, comme des couteaux; elles leur faisaient comprendre et voir leur nature propre directement, sans qu'il eût à parler du graduel. Vous qui étudiez le Chemin, vous devez être éveillés subitement, [puis] vous cultiver graduellement et, sans quitter [le monde], obtenir la délivrance. Il en est comme d'une mère qui met subitement son enfant au monde, lui donne le sein et le nourrit peu à peu : la sagesse de cet enfant s'accroît spontanément. De même, l'illumination subite, la vue subite de la nature de Bouddha [se produisent brusquement] et la sapience s'accroît ensuite spontanément peu à peu.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 450 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 92, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 459 
(1) Houei-neng







S i vous étudiez dès aujourd'hui avec moi la perfection de sapience, vous obtiendrez un esprit identique celui des Bouddha et des bodhisattva, dès aujourd'hui, dans l'océan des renaissances et morts, en une pensée instantanée, vous obtiendrez l'union avec les Bouddhas et les bodhisattvas. Si, demeurant dans cette union née d'une pensée instantanée, vous cultivez les pratiques, vous connaîtrez le Chemin, vous obtiendrez le Chemin.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 449 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 13-14, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 460 







U n visiteur demanda s'il était possible d'accomplir le chemin de Bouddha en une vie. On le peut, répondit Chen-houei... Selon la doctrine du Mahayana, les obstacles du karman, nombreux comme les grains de sable du Gange, en une pensée instantanée, sont réduits à néant, et la substance de la nature propre, qui est non produite, en un instant accomplit le Chemin. Comment, à plus forte raison, ne pourrait-on l'obtenir en une vie ?




Bouddhisme / Mahayana / Zen 448 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p. 457 







L a Réalisation vient de la pratique, ainsi la Réalisation est sans limite; la Pratique se trouve dans la Réalisation, ainsi la Pratique n'a pas de commencement.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 446 | 
Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 62, traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973 







L 'atteinte de l'Illumination en un bond dépend nécessairement d'une pratique persévérante.




Bouddhisme / Mahayana / Zen 445 | 
Gakudoyojin-shu (recueil de l'application de l'esprit à l'étude de la Voie), p. 126, traduit par Hoang-Thi-Bich, Genève-Paris, Droz, 1973 







L es exercices... ne se séparent pas de la connaissance et de l'Éveil... De telles causes et de tels fruits ne sont rien d'autre que production et destruction : ils n'existent pas foncièrement. Pourquoi donc avoir recours aux exercices ?

- ... Si l'on s'écarte de la connaissance et de l'Eveil, comment serait-ce le Chemin?

- La substance du Chemin est absence d'objets particuliers, elle n'est comparable à rien, elle est dépourvue de connaissance, d'Éveil et d'activité de rayonnement, dépourvue de dharma de mouvement et d'immobilité. En elle, ni terre spirituelle [de cittal, ni terre mentale [de manas] ne peuvent être établies. Elle est sans allée ni venue, sans intérieur ni extérieur ni milieu, sans localisation. Elle n'est pas quiétude. Elle est sans concentration [samadhi] ni distraction. Elle est sans vacuité et sans nom. Elle est absence de phénoménal, absence de pensée, absence de réflexion. Ni la connaissance ni la vue ne peuvent l'atteindre. Elle ne peut être éprouvée. La nature du Chemin est absolument insaisissable.





Bouddhisme / Mahayana / Zen 444 | 
Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô, Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de 







J usqu'aux extrêmes limites de l'endurance, j'éprouverai tous les degrés de la souffrance inhérente aux malheurs que l'on rencontre dans les mondes divers. Et aucun être ne doit être privé des réserves de mes mérites.

"J'ai pris la résolution de demeurer d'innombrables périodes dans chaque destinée douloureuse. Ainsi aiderai-je tous les êtres à se libérer en quelque destinée qu'ils puissent se trouver, dans quelque monde que ce soit. Car mieux vaut que j'éprouve seul les douleurs et que tous les êtres ne soient plongés dans des états douloureux. Dans ces états, parmi les animaux, chez le roi de la mort, dans la jungle des enfers, je me livrerai en otage pour racheter le monde entier. Puissé-je éprouver en mon propre corps la multitude de toutes les douleurs pour le bien de tous les êtres.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 425 | 
(Citation du noble Vajradhvajasutra) dans le Siksasamuccaya, XVI, p. 280-281, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.145 







L es éléments favorables ou défavorables proviennent des différents états de désir. Si l'état est contraire à ce que l'on aime, la conscience engendre sentiments de haine et de rancune, qui créent toutes sortes d'actes karmiques. Cela entraîne une renaissance parmi les fantômes faméliques ou dans les enfers.




Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 424 | 
(Yuan Kiue King), traduit par Catherine Despreux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.426 







D ans tous les enfers annexés à d'inconcevables champs de Bouddha,
ils [les bodhisattvas] se rendent volontairement pour se faire le bien des êtres.





Bouddhisme / Mahayana / Madhyamaka 423 | 
Enseignement de Vimalakirti, VII, 6, p. 298-299, traduction É. Lamotte, dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.165 





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En savoir + : Histoire et dogmes de l' ecole mahayaniste




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