Le carnet de citations de  Sylvain (Fr)  2043 citations | Page 70 / 82


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D es imprégnations très variées issues de la tension agitée sont unies à la conscience. L'homme ordinaire les perçoit comme extérieures et ne voit pas l'essence de la conscience. L'essence de la conscience est pure, mais non la conscience provenant de l'erreur. L'erreur est faite de tension, ainsi on ne perçoit pas la Conscience.


Bouddhisme / Mahayana Citation
Sagathakam, st. 252-253, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.235 

La conscience de tréfonds revêt en effet deux aspects : source d'acte associés à la pensée différenciatrice, c'est une " masse de tension " (dausthulyakaya) selon l'expression même d' Asanga; mais source d'actes libres et efficients lorsqu'elle est apaisée, elle devient le germe de bonnes qualités plus ou moins pures. Servant de support à la tension, elle doit se transformer afin d'amener la détente apaisée dont le Bouddha faisait grand cas. Il s'agit d'une transformation radicale puisque la turbulence tendue de l'être entier de s'enracine dans la croyance au moi (1) et que son imprégnation se trouve à l'origine des deux grands obstacles à la vie mystique : la voile affectif des inclinations et le voile d'une vision dualisante du monde connu. Ainsi l'homme vit dans une tension constante de corps qui trouble et agite son activité et suscite toutes ses erreurs.

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L es vasana nourrissent constamment la racine bien attachée au support. La conscience [empirique] erre dans le domaine objectif comme le fer attiré par l'aimant.


Bouddhisme / Mahayana Citation
Sagathakam, sl.14, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.222 

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L a conscience qui se déploie dans les naissances est nouée et entravée par la vue du soi;
de là sa tension agitée et impuissante.


Bouddhisme / Mahayana / Yogacara Citation
Mahayanasutralamkara d' Asanga, XI, 49, avec la glose, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.235 

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V agabonde, solitaire et incorporelle, la conscience prend pour asile les replis du cœur. Ceux qui la maîtrisent sont délivrés des liens de la mort.


Bouddhisme / Theravada Citation
Dhammapada (les Stances de la Loi), 37, cité et traduit par Lilian Silburn, Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.67 

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D ans une lumière pure, nous étions purs nous ne portions pas la marque de ce tombeau que sous le nom de "corps" nous promenons à présent avec nous, attachés à lui comme l'huître à sa coquille.


Philosophie / Platonisme Citation
Phèdre 250c, traduit par L. Brisson, o.c. 124. Cf. Pierre Courcelle, Tombeau de l'âme (Gorgias 493a, Cratyle 400c, Phèdre 250c) dans Connais toi toi-même, II, Paris, Études Augustiniennes 1975, 394-414. 

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L 'être qui a reconnu que le corps est semblable à l'écume et comprend pleinement qu'il est, par nature, un mirage, cet être a mis en pièces les flèches fleuries de Mara, il atteindra le domaine où les regards du roi de la mort ne pénètrent pas.


Bouddhisme / Theravada Citation
Dhammapada (les Stances de la Loi), VII, Arahantavagga, p. 90-99, sq. 46, traduction G. Martini dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, p.73 

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P eut-être en réalité sommes-nous morts.
C'est ainsi qu'un jour, j'ai entendu dire à un savant homme que notre vie présente est une mort, que notre corps est un tombeau.


Philosophie / Platonisme Citation
Gorgias - 493a (traduction A. Croiset). 

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L e corps de l'homme,
qui paraît le chef d'œuvre de la nature,
n'est point comparable à sa pensée


Christianisme / Catholicisme Citation
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit.,I, 2, p.42 

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P enser,
c'est unifier des représentations en une conscience.


Philosophie / Kantisme Citation
Prolégomènes à toute métaphysique future -§22 - (page 73 de l'édition Vrin). 

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L 'esprit (1),
c'est ce qui régit la nature et les émotions.


Confucianisme / Néo-confucianisme Citation
Xingli shiyi (Fragments sur la nature et le principe), in Zhang Zai ji, p. 374, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 

(1) (xin) esprit ou coeur, à la fois en tant qu'organe et siège de la pensée. Il peut être pris dans le sens de conscience psychologique, entendement, intelligence, etc. (cf. Isabelle Robinet, Zhuangzi)

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D ans la nature inférieure, le supramental se manifeste plus particulièrement sous forme d'intuition.
La pensée supramentale est une forme de la connaissance par identité.


Hindouisme Citation
La Synthèse des Yogas: III. Le Yoga de la perfection de soi, trad. La Mère, 1977 / 1995, Editions Buchet-Chastel, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 34-36 

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L 'âme est dite immortelle, mais dans une certaine mesure seulement, car cette immortalité est faite de béatitude, et l'âme peut être malheureuse.


Christianisme Citation
Saint Augustin, XIV, ch. IV, 6, cité par Jean-Louis Vieillard-Baron, Saint Augustin, p.61, dans Autour de Descartes : L'union de l'âme et du corps, Sous la direction de J.-L. Vieillard-Baron. Vrin, 1991, " Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie " 

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L 'homme est composé de trois corps : physique, astral (1) et causal (2). L'âme humaine est essentiellement causale, elle sert de matrice aux 35 idées forces (3) du corps causal tandis que le corps subtil astral n'est composé que de 19 éléments et le corps physique grossier de 16.


Les 19 éléments du corps astral se divisent en 3 groupes principaux : mental, affectif et pranique (4). Leurs 19 composants sont respectivement : l'intelligence, l'ego, le sentiment, l'esprit (conscience des sens) ; 5 instruments de connaissances, subtiles répliques des sens physiques (vue, ouie, odorat, goût, toucher) ; 5 instruments d'activité : procréation, excrétion, parole, marche, et habileté manuelle. Enfin, 5 instruments de force vitale correspondant aux différentes fonctions du corps : cristallisation, assimilation, élimination, métabolisation, et circulation. Ce tissu de 19 éléments survit à la mort du corps physique, lequel n'est composé que de 16 éléments grossiers, métaux ou métalloïdes.


Ainsi, Dieu créa l'homme en puisant au sein des 35 catégories de pensées (3) du corps causal, 19 éléments complexes du corps astral et 16 du corps physique, en créant d'abord le premier puis le second. Suivant le principe de relativité suivant lequel l'unité première s'est scindée en une infinité de formes, le cosmos causal et le corps causal différent du cosmos et du corps astral, le cosmos et le corps physique se distinguent dans la même mesure des autres formes de création. (5) Une âme, indivisible par nature, ne peut être mise en évidence que par la présence d'un corps, laquelle montre qu'il existe encore des désirs inassouvis. Lorsque la mort brise le réceptacle physique grossier, les deux autres enveloppes astrale et causale, subsistent encore, empêchant l'âme de réaliser l'union définitive, consciente avec le Divin. Lorsque la sagesse l'aura définitivement purifiée de tous désirs, elle pourra désintégrer à leur tour les deux derniers réceptacles : l'âme humaine émerge alors, enfin libre, pour se fondre dans l'Absolue.[...] Lorsque l'âme s'est enfin arrachée de l'illusion des trois corps, elle devient Une avec l'Absolu, sans rien perdre de son individualité (6).

Sur terre, à l'état de veille, l'homme est plus ou moins conscient de ces trois véhicules de l'âme. Lorsqu'il reçoit des impressions visuelles, auditives, olfactives, gustatives ou tactiles, c'est le corps physique qui est principalement en jeu. La visualisation ou l'acte de volonté proviennent du corps astral, tandis que l'enveloppe causale s'exprime dans la pensée ou dans l'introspection et la méditation " divine ".

Un homme s'identifie à son corps physique 16 heures par jour environ. Pendant le sommeil avec rêves, il émigre dans le corps astral, créant sans efforts les objets, à la manière de l'être astral. Dans le sommeil profond, dépourvu de songes, il transporte le centre de sa conscience, ou sens du moi, dans le corps causal.

La vie et la mort sont des relativités de la pensée. Le Védanta enseigne que seul Dieu est réel, toute la création, toute existence séparée, est Maya, illusion. C'est Shankara, dans ses commentaires des Upanishads, qui a le mieux exprimé cette philosophie moniste."


Hindouisme / Kriya Yoga Citation
Autobiographie d'un YOGI, Éditions Kriya Yoga de Babaji, ©1946, chapXLIII, la résurection de Sri Yukteswar, p 402 à 418 

(1) corps de lumière (Yogananda 'Man's Eternal thought " p271-72) (2) corps de pensée (Yogananda 'Man's Eternal thought " p271-72) (3) " Thoughtrons", c'est à dire les idées premières des 19 éléments du corps astral et des 16 du corps physique grossier soit 35 idées premières. (4)" Biotrons" (Lifetron en anglais), éléments praniques c'est à dire composé de prana. (5) Selon Yogananda, les cellules du corps humains dérivent des molécules, les molécules des atomes, les atomes des " Lifetrons " ou biotrons, et les biotrons des " Thoughtrons " selon un model d'affinement du prana jusqu'à son état quintessenciel : le Thoughtrons. Dans l'ordre de la création, les " Thoughtrons " sont donc la première forme de manifestation issue de L'Aum, la Vibration Cosmique. (Voir Yogananda 'Man's Eternal thought ' p 261-263 et 360-363.)Voir à ce propos l'étude de U. Libbrecht, " Prâna =Penuma = Qi ? " Wilt L Idema et Erik Zurcher, Tought and law in Qin and Han China, Leyde, Brill, 1990, p42_62.) et la remarque de A. Cheng sur le Qi dans " Histoire de la pensée Chinoise ", édition du Seuil, 1997, p 127 à 130. (6) Nous rappelons, voir ci dessus, que l'âme est alors dépourvu de l'ego, d'intellect, etc. , comme de tout élément contenu dans les corps astral, physique ou causal.

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C ette âme nous élève au-dessus de la terre, en raison de son affinité avec le ciel, car nous sommes une plante non point terrestre, mais céleste. Et en effet c'est du côté du haut, du côté où eut lieu la naissance primitive de l'âme, que le Dieu a suspendu notre tête, qui est comme notre racine et, de la sorte, il a donné au corps tout entier la station droite.


Philosophie / Platonisme Citation
Timée - 90a (traduction Rivaud 1985). 

Le Phédon représente l'âme comme simple. " En raison de sa ressemblance avec les essences absolues, qui prouve qu'elle leur est apparentée (l'âme) possède l'unicité formelle (monoidès) qui justement caractérise ces réalités ; par là elle est le contraire du corps, qui est une pluralité absolue étant essentiellement un composé. Ce qui en effet définit, l'âme c'est seulement la pensée (phronèsis) en tant qu'elle est épurée de tout mélange de sensation et qu'ainsi elle entre en contact avec l'intelligible " (L. Robin, Platon, Phèdre, Les Belles-Lettres 1966, CXVIII-IX. Cf. Banquet 211) L'âme, ainsi que nous le dit le texte fondamental du Phèdre qui contient les axiomes platoniciens sur l'âme, est principe automoteur et donc immortelle (245c). L'âme individuelle, quand elle est parfaite et ailée " chemine dans les hauteurs " (246c) ; ayant perdu ses ailes, elle prend un corps de terre qui se meut de sa propre initiative. Ce qu'on appelle vivant " c'est cet ensemble, une âme et un corps fixé (paguen) à elle, ensemble qui a reçu le nom de mortel " (246c, cf. Timée 42e-43a).[…] Dans ce soliloque, le pilote de l'âme, l'intelligence, selon le Phèdre (247c), étant connaturelle à l'idée et ayant la forme du Bien, est censée déployer son activité. Or, pour que l'œil de l'âme puisse la réorienter vers la vérité, il faut que celle-ci soit purifiée, qu'elle redevienne, dans la mesure du possible, à l'état décrit par ex. dans le Phèdre 250c, où, " dans une lumière pure, nous étions purs nous ne portions pas la marque de ce tombeau que sous le nom de "corps" nous promenons à présent avec nous, attachés à lui comme l'huître à sa coquille. " (Tr. L. Brisson, o.c. 124. Cf. Pierre Courcelle, Tombeau de l'âme (Gorgias 493a, Cratyle 400c, Phèdre 250c) dans Connais toi toi-même, II, Paris, Études Augustiniennes 1975, 394-414).

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I l faut sans doute qu'un être supérieur à ces deux natures si diverses (pensée et le corps), et qui les renferme toutes deux dans son infini, les ait jointes dans mon âme, et m'ait donné l'idée d'une nature toute différente de celle qui pense en moi.


Christianisme / Catholicisme Citation
Traité de l'existence et des attributs de Dieu, éd. cit., I, 2, pp 61-62 

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I l faut renverser nos idées au sujet de la mémoire : c'est là que réside la principale tentation de croire à une " âme " capable de reproduire, de reconnaître, etc., en dehors du temps. Mais le vécu survit " dans la mémoire " ; qu'il " revienne ", je n'y peux rien, le vouloir n'intervient pas, pas plus que dans la venue d'aucune pensée. Il arrive une chose dont je prends conscience : maintenant une chose analogue arrive - qui l'appelle ? qui l'éveille ?


Philosophie Citation
" Volonté de puissance I, livre premier §93 - traduction Geneviève Bianquis - TEL Gallimard 

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U ne très belle femme qui regarde son image au miroir peut très bien croire qu'elle est cela. Une femme laide sait qu'elle n'est pas cela.


Divers Courants / New Age Citation
La pesanteur et la grâce, p.43, Pocket-Agora no99 

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L e Ciel, c'est mon père; la Terre, c'est ma mère. Et moi, être insignifiant, je trouve ma place au milieu d'eux. Ce qui remplit le Ciel-Terre fait corps avec moi, ce qui régit le Ciel-Terre participe de la même nature que Moi (1). Tout homme est mon frère, tout être mon compagnon (2).


Confucianisme / Néo-confucianisme Citation
Ximing (" Inscription de l'ouest (3) " : il s'agit du tout début du chap. 17 du Zhengmeng), in Zhang Zaiji, p. 62-63, cité et cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 

(1) Ce qui " remplit le Ciel-Terre " et qui constitue également mon corps, c'est le qi ; ce qui " régit le Ciel-Terre " et qui est également ma nature, c'est la bipolarité Yin/Yang Cf. Mengzi Il A 2 : " Si [le qi] est nourri par la droiture sans être affecté d'aucune une manière, il remplira tout l'espace entre Ciel et Terre " (cité au chap. 6, " Physiologie morale "). (2) Allusion aux Entretiens de Confucius, XII, 5: " Entre les Quatre Mers, tous les sont frères " (cité au chap. 2) (3) Deux passages du dernier chapitre du Zhengmeng, que Zhang Zai avait inscrits sur les murs est et ouest de son étude, furent rebaptisés " Inscription de l'est " et " Inscription de l'ouest " par son neveu Cheng Yi qui considérait cette dernière comme une " vision encore jamais atteinte depuis Mencius ". Il semble toutefois que l'" inscription de l'ouest " ait été à peu près le seul écrit de Zhang Zai à trouver grâce aux yeux des frères Cheng.

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C onnaître sa nature, c'est connaître le Ciel :
[cela signifie que] Yin et Yang, recueillement et expansion, font partie intégrante de Moi .


Confucianisme / Néo-confucianisme Citation
Zhengmeng 6, in Zhang Zai ji p. 21, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 ; les références sont au Mengzi VII A 1 et 4 

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S i les choses peuvent entrer en interaction, c'est qu'elles ont toutes en elles une même nature qui se ramasse et se disperse, qui recueille et dispense.
La nature céleste en l'homme est exactement comparable à la nature aquatique dans la glace ; bien que - gelée ou fondue - [l'eau] soit dans des états différents, en tant que chose elle reste une.


Confucianisme / Néo-confucianisme Citation
Zhengmeng 5 et 6, in Zhang Zai ji p. 19 et 22, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 

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E ntre Ciel et Terre, ce qu'il y a de plus honorable est le Dao, et ce qu'il y a de plus estimable est sa vertu (de). Mais ce qu'il y a de plus précieux, c'est l'homme ; et ce qui le rend précieux, c'est qu'il possède en lui le Dao et sa vertu.


Confucianisme / Néo-confucianisme Citation
Tongshu, § 24, cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 

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L e Saint est celui qui l'obtient sans jamais tomber dans la confusion. Les émotions, ce sont les mouvements de la nature : les hommes ordinaires sont ceux qui s'y noient sans jamais connaître son fondement. Est-ce à dire que le Saint est dénué d'émotions ? Le Saint est silencieux et immobile. Sans se déplacer, il parvient à destination ; sans parler, il communique sa force spirituelle ; sans briller, il irradie. Par ses oeuvres, il forme une trinité avec le Ciel et la Terre, par ses transformations, il s'unit avec le Yin et le Yang. Bien qu'il connaisse les émotions, il n'est jamais émotif. Est-ce à dire que le commun du peuple est dénué de cette nature ? La nature d'un homme du commun ne diffère en rien de celle du-Saint. Toutefois, elle est obscurcie par les émotions avec lesquelles elle est en perpétuel conflit, de sorte que [l'homme du commun] arrive à la fin de ses jours sans avoir eu lui-même une vision de sa propre nature.


Confucianisme Citation
Fuxing shu (Livre sur le retour à la nature foncière), in Li Wengong ji (OEuvres de Li Ao), éd. SBCK, 2, p. 5a sq., cité et traduit par Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997 

(1) " La nature, c'est le décret du Ciel " fait référence à la première phrase de L'invariable Milieu.

On voit ici un penseur qui, soucieux de répondre aux défis lancés par les interrogations bouddhiques, cherche des réponses dans sa propre culture. Li Ao remet à l'honneur la tradition sur les Mutations qui illustre le thème cosmologique - de l'union de l'Homme avec le Ciel-Terre, ainsi que La Grande Étude et L'Invariable Milieu où l'"authenticité " (cheng) occupe une place centrale. Cette notion, comprise comme aboutissement du " retour à la nature foncière ", apparaît comme l'équivalent confucéen de l'illumination des bouddhistes ou des taoïstes, lesquels n'en détiendraient pas le monopole.

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I l apparaît ainsi que, sans un cœur qui compatit à autrui, on n'est pas humain; sans un cœur qui éprouve la honte, on n'est pas humain; sans un cœur empreint de modestie et de déférence, on n'est pas humain; sans un cœur qui distingue le vrai du faux, on n'est pas humain. Un cœur qui compatit est le germe du sens de l'humain; un cœur qui éprouve la honte est le germe du sens du juste; un cœur empreint de modestie et de déférence est le germe du sens rituel; un cœur qui distingue le vrai du faux est le germe du discernement. L'homme possède en lui ces quatre germes, de la même façon qu'il possède quatre membres. Posséder ces quatre germes et se dire incapable [de les développer], c'est se faire tort à soi-même ; en dire son prince incapable, c'est faire tort à son prince.
Quiconque, possédant en lui les quatre germes, saura les développer au maximum, sera comme le feu qui prend ou la source qui jaillit. Fût-il seulement capable de les développer qu'il pourrait se voir confier le monde ; en fût-il incapable qu'il ne saurait même pas servir son père et sa mère.


Confucianisme Citation
Mengzi II A6, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p161 

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L 'homme peut être amené à faire le mal,
mais alors sa nature subit violence.


Confucianisme Citation
Mengzi VI A 2, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Edition du Seuil, 1997, chap.6, p161 

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M ais une vie de ce genre sera trop élevé pour la condition humaine : car ce n'est pas en tant qu'homme qu'on vivra de cette façon, mais en tant que quelque élément divin est présent en nous. Et autant cet élément est supérieure au composé humain [âme - corps], autant son activité est elle-même supérieure à celle de l'autre sorte de vertu [vertus éthiques]. Si donc l'intellect est quelque chose de divin par comparaison avec l'homme, la vie selon l'intellect est également divine comparée à la vie humaine. Il ne faut donc pas écouter ceux qui conseillent à l'homme, parce qu'il est homme, de borner sa pensée aux choses humaines, et , mortel, aux choses mortelles, mais l'homme doit, dans la nature du possible s'immortaliser, et tout faire pour vivre selon la partie la plus noble qui est en lui ; car même si cette partie est petite par sa masse, par sa puissance et sa valeur elle dépasse de beaucoup tout le reste.


Philosophie / Aristotélisme Citation
Ethique à Nicomaque ; livre X, l177b30 - 1178a. 

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